La nouvelle décision de Sony concernant des centaines de films sur le PlayStation Store rappelle une vérité que beaucoup préfèrent oublier. Le numérique n’offre jamais les mêmes garanties que le support physique.

L’affaire fait beaucoup réagir depuis ce week-end. Comme le rapporte Engadget, Sony a prévenu les utilisateurs du PlayStation Store en France, au Royaume-Uni, en Espagne ou, encore, en Italie que des centaines de films distribués par Studio Canal disparaîtront définitivement de leur bibliothèque à compter du 1er septembre prochain, en raison de l’expiration d’un accord de licence. Et ce, même s’ils avaient été achetés. Oui, oui.
Sponsorisé
Vous conservez l’électricité solaire produite en trop pendant la journée pour la réutiliser lorsque vos besoins augmentent.
Sponsorisé
Une simple licence, pas une véritable propriété
Parmi les œuvres concernées figurent notamment Terminator 2, Paddington, John Wick, Evil Dead, Baron Noir, La Cité de la Peur, Léon ou, encore, Une Nuit en Enfer. Sur sa page officielle, PlayStation précise d’ailleurs noir sur blanc que les utilisateurs « ne pourront plus accéder au contenu précédemment acheté », sans évoquer le moindre remboursement.
Un rappel brutal d’une réalité souvent masquée par le bouton « Acheter » affiché sur les boutiques numériques. Signalons que les contenus en question seront bel et bien « supprimés de votre bibliothèque vidéo » indique Sony.
Le problème ne concerne pas uniquement Sony. Steam, Xbox, Nintendo, Apple, Google ou, encore, Amazon fonctionnent selon un principe similaire, et lors d’un achat dématérialisé, le consommateur acquiert en réalité une licence d’utilisation, et non la propriété de l’œuvre.
Les conditions d’utilisation de PlayStation sont d’ailleurs explicites, et les contenus vidéo sont proposés sous forme de « contenus sous licence », dont la disponibilité peut évoluer à tout moment selon les accords conclus avec les ayants droit. Du jour au lendemain, tout peut donc disparaître, et c'est « ok ».
À l’inverse, une cartouche de jeu, un CD, un DVD, une VHS ou un Blu-ray restent physiquement chez leur propriétaire. Tant que le support fonctionne et que le matériel est disponible, personne ne peut en supprimer l’accès à distance.
Le jeu The Crew d’Ubisoft avait déjà illustré cette fragilité. Après l’arrêt de ses serveurs, le titre est devenu totalement injouable, y compris pour ceux qui l’avaient acheté plein tarif. Une situation qui a largement alimenté le mouvement « Stop Killing Games », réclamant une meilleure préservation des jeux vidéo.
- Une PS5 plus compacte, plus légère
- Le repositionnement du bouton Eject
- Un SSD de 1 To (822 Go d’espace disponible au déballage)
- La DualSense qui pourrait changer la donne si les jeux l'exploitent
- L'interface efficace tout en étant belle et futuriste
- Une console très silencieuse et bien refroidie
- Améliorations graphiques significatives
- Technologie PSSR efficace quand bien implémentée
- Efficacité énergétique
Le tout-numérique, un confort qui a un prix
Le succès du dématérialisé est facile à comprendre. En effet, plus besoin de ranger des boîtes, les téléchargements sont immédiats, les promotions nombreuses et les changements de jeu instantanés, sans même avoir à se lever du canapé.
Mais ce confort s’accompagne d’une contrepartie de plus en plus visible, à savoir cette dépendance totale envers les serveurs, les plateformes et leurs accords commerciaux.
À ce titre, GTA VI symbolise parfaitement cette évolution. Pour l’heure, le prochain mastodonte de Rockstar est attendu dans une version exclusivement numérique, avec un écosystème connecté appelé à durer pendant des années.
Le support physique n’est évidemment plus une garantie absolue (nombreux sont les jeux (y compris solo) à nécessiter aujourd’hui des téléchargements ou des serveurs pour fonctionner correctement) mais il demeure, dans bien des cas, le moyen le plus proche de la notion de propriété. Avec le « tout numérique », on achète surtout le droit d’accéder à une oeuvre… tant que ce droit existe.