Un nouveau pays européen vient d’autoriser le Full Self-Driving (FSD) de Tesla sur ses routes. La dynamique s’accélère pour Elon Musk, même si le chemin vers une approbation à l’échelle de l’Union européenne (UE) reste semé d'embûches.

Le Full Self-Driving (FSD), système d’aide à la conduite avancé de Tesla, assiste l’automobiliste sur la quasi-totalité des situations de conduite, de l’autoroute aux intersections en ville, tout en exigeant que celui-ci reste attentif et prêt à reprendre la main à tout moment.
Disponible aux États-Unis depuis plusieurs années, le dispositif s’est longtemps heurté aux barrières réglementaires européennes, plus strictes et plus fragmentées qu’outre-Atlantique. Mais au mois d’avril, les Pays-Bas sont devenus le premier pays du Vieux Continent à l’approuver après plus de 18 mois de tests menés par les autorités. Un feu vert qui a ouvert la voie.
La Lituanie, puis la Grèce et l’Irlande ?
Car la Lituanie vient de devenir le second pays européen à autoriser le FSD sur ses routes publiques. Ainsi, l’Autorité locale de sécurité des transports a reconnu la certification néerlandaise sans mener ses propres tests, une procédure permise par le droit européen, qui autorise les États membres à s’appuyer sur l’homologation d’un autre pays.
La surprise est d’autant plus grande que c’est la Belgique que tout le monde attendait en deuxième position, la région flamande ayant déjà autorisé Tesla à tester le FSD sur ses routes publiques, bien qu'un seul véhicule ne soit, pour l'heure, approuvé.
Et ce n’est pas tout. La Grèce a également annoncé un projet de loi imminent pour accorder la même homologation que les Néerlandais, ce qui en ferait le troisième pays européen à autoriser le FSD. En Irlande, Tesla est déjà en discussion active avec les autorités nationales pour obtenir le feu vert. Une dynamique qui paraît très encourageante pour le fabricant. En janvier, Musk assurait que le système serait rapidement adopté par l’UE.

Un travail de longue haleine
Mais pas si vite. Car l’enjeu véritable demeure un feu vert à grande échelle, qui permettrait à Tesla de déployer le FSD sur l’ensemble du continent d’un seul coup. Le Comité technique de l’UE sur les véhicules à moteur (TCMV) ne devrait pas voter avant juillet ou octobre, et plusieurs régulateurs nordiques ont déjà exprimé des réserves sérieuses sur les dépassements de vitesse autorisés par le système, ses performances sur routes verglacées, ou encore le caractère potentiellement trompeur du nom « Full Self-Driving ».
Pour obtenir le feu vert européen, Tesla doit convaincre 55 % des États membres représentant 65 % de la population de l’UE. Patience est mère de vertu.
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