Une nouvelle fuite affirme que la future PlayStation 6, y compris sa déclinaison portable, serait compatible avec les jeux PS4 et PS5. Plus qu'un simple bonus technique, ce serait pour Sony le moyen idéal d'assurer une transition en douceur, avec une immense ludothèque disponible dès le premier jour.

La future PS6 pourrait bien marquer des points là où les joueurs l'attendent le plus : sur les jeux qu'ils possèdent déjà. C'est en tout cas ce qu'affirme une nouvelle fuite relayée par Wccftech, elle-même issue d'une vidéo publiée par l'influenceur Moore's Law Is Dead. Selon ces éléments, Sony préparerait une PlayStation 6 capable de faire tourner les catalogues PS4 et PS5, y compris sur une version portable de la machine.
Si cette information se confirme, la rétrocompatibilité ne serait plus un simple argument de fiche technique, mais l'un des vrais piliers de la prochaine génération PlayStation. Pour les joueurs, l'intérêt saute aux yeux : conserver sa bibliothèque, éviter une rupture brutale au lancement et donner un sens immédiat à une éventuelle PS6 portable intégrée au même écosystème logiciel que la console de salon.
Une fuite crédible, mais encore loin d'une annonce officielle
Dans les éléments cités par Wccftech, une ancienne diapositive interne d'AMD évoquerait explicitement un chantier de "BackCompatibility (PS4/PS5) within RDNA5", autrement dit un travail structuré autour de la rétrocompatibilité PS4 et PS5 sur une architecture RDNA 5. Le document mentionnerait aussi la compatibilité du ray tracing avec les jeux PS5, ainsi qu'un support spécifique pour Canis, le nom de code attribué à la déclinaison portable de la future console.
Rien de tout cela ne vaut évidemment confirmation. À ce stade, on reste dans le domaine de la fuite, relayée par un site spécialisé à partir d'une vidéo YouTube, et Sony n'a encore rien officialisé. Mais le scénario n'a rien d'absurde pour autant. La PS5 a déjà fait de la rétrocompatibilité un argument central : selon PlayStation, la console prend en charge l'écrasante majorité des jeux PS4, soit plus de 4 000 titres, et Sony évoquait dès 2020 une compatibilité de plus de 99% du catalogue PS4 au lancement.
Le partenariat avec AMD a du bon sur la durée
L'autre élément qui rend cette fuite crédible, c'est le renforcement visible du partenariat technologique entre Sony et AMD. Sur le PlayStation Blog, Sony a récemment rappelé que le nouvel algorithme de PSSR de la PS5 Pro reposait sur Project Amethyst, une collaboration avec AMD également liée aux avancées du FSR 4. En clair, les deux groupes travaillent déjà main dans la main sur les briques technologiques qui structureront les futures machines PlayStation.
Dans ce contexte, imaginer une PS6 pensée dès le départ pour faire tourner les jeux PS4 et PS5 n'a rien d'exotique. Pour les jeux PS3, c'est une tout autre paire de manches. L'architecture très particulière de la console, avec son processeur Cell et son GPU NVIDIA, n'a en effet plus grand-chose à voir avec les bases techniques des générations récentes conçues avec AMD.
- Une PS5 plus compacte, plus légère
- Le repositionnement du bouton Eject
- Un SSD de 1 To (822 Go d’espace disponible au déballage)
- La DualSense qui pourrait changer la donne si les jeux l'exploitent
- L'interface efficace tout en étant belle et futuriste
- Une console très silencieuse et bien refroidie
- Améliorations graphiques significatives
- Technologie PSSR efficace quand bien implémentée
- Efficacité énergétique
La rétrocompatibilité consiste à exécuter des jeux conçus pour une génération précédente sur une nouvelle machine, sans nécessiter de modification majeure du code côté développeur. Elle dépend surtout de la proximité entre les architectures CPU/GPU, des API graphiques utilisées, et de la manière dont la console gère les accès bas niveau (stockage, mémoire, entrées/sorties). Quand les bases matérielles sont proches, on peut souvent s’appuyer sur une compatibilité binaire et quelques correctifs système ; quand elles diffèrent, il faut recourir à des couches de traduction ou à l’émulation, plus coûteuses en performance et en validation. C’est aussi un sujet de certification : il faut garantir un comportement stable (bugs, timings, audio/vidéo) sur des milliers de titres.
Que signifie « rétrocompatibilité PS4/PS5 dans RDNA 5 » côté GPU, et quel rôle joue l’architecture RDNA ?RDNA est une famille d’architectures GPU d’AMD, qui définit notamment les blocs matériels, les fonctionnalités graphiques et les chemins d’exécution des shaders. Parler de rétrocompatibilité « dans RDNA 5 » suggère qu’AMD et Sony travailleraient à assurer que les fonctionnalités attendues par les jeux PS4/PS5 (pipelines graphiques, formats, comportements de rendu) restent disponibles ou correctement traduites sur une génération RDNA plus récente. L’objectif n’est pas seulement d’afficher une image, mais de reproduire des comportements précis utilisés par les moteurs (gestion de la mémoire vidéo, synchronisation, compute). Plus l’évolution RDNA reste cohérente, plus il est possible d’éviter des solutions lourdes type émulation GPU complète. Cela facilite aussi l’optimisation (performances, latences) et la compatibilité à grande échelle.
Pourquoi faire tourner des jeux PS3 sur du matériel moderne est-il nettement plus difficile que pour les jeux PS4/PS5 ?La PS3 reposait sur le processeur Cell, une architecture atypique avec un cœur principal et des coprocesseurs spécialisés, très différente des CPU x86-64 utilisés depuis la PS4. Beaucoup de jeux PS3 exploitaient des caractéristiques spécifiques du Cell et des timings particuliers, ce qui complique la reproduction fidèle du comportement sur une architecture moderne. En plus, la PS3 combinait des choix matériels et logiciels (CPU, GPU, APIs, accès bas niveau) qui ne correspondent pas directement à la pile AMD des générations récentes. Résultat : sans compatibilité matérielle proche, il faut de l’émulation CPU/GPU et des correctifs par jeu, ce qui demande beaucoup de puissance et une validation longue. C’est pour cela que la rétrocompatibilité PS3 est généralement considérée comme un chantier à part, bien plus coûteux que PS4 vers PS5 (puis PS6).