Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray vient d'annoncer, ce 3 avril 2026, la création d'un concours général des collèges, avec une épreuve inédite d'informatique et codage, dès l'année 2026-2027.

Depuis plus de deux siècles maintenant, le concours général sacre les meilleurs lycéens de France. En 2026-2027, une petite révolution va secouer l'Éducation nationale puisque les collégiens de troisième auront enfin leur propre arène avec, parmi les cinq épreuves proposées, une entièrement consacrée à l'informatique et aux technologies d'avenir, comme l'annonce le ministère ce vendredi. De quoi offrir une reconnaissance officielle, peut-être pour la première fois, aux jeunes qui pensent aux lignes de code autant voire même plus qu'aux dissertations.
Un concours général des collèges qui propulse l'informatique au rang de discipline d'excellence
C'est l'annonce de cette fin de semaine. Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale, a officialisé ce 3 avril la création d'un concours général des collèges. Le principe est de reproduire, pour les élèves de troisième, ce qui existe déjà depuis plus de deux siècles pour les lycéens, à savoir une compétition nationale qui récompense les meilleurs élèves. La première édition arrivera vite, puisqu'elle est prévue dès l'année scolaire 2026-2027, dans tous les établissements qui souhaitent y participer.
Chaque candidat pourra choisir une seule épreuve parmi cinq. Au choix, il disposera des mathématiques et sciences (épreuve de résolution de problème, du français et culture générale (rédaction d'un long écrit), de l'histoire-géographie, des arts plastiques, et de l'informatique et codage. Cette dernière, axée sur la pensée informatique et les technologies d'avenir, est clairement la nouveauté qui sort du lot et qui marque enfin un tournant dans la façon dont l'école doit reconnaître et surtout valoriser les compétences numériques.
Et pour éviter que ce concours ne devienne le terrain de chasse des seuls établissements favorisés, le ministère a prévu des garde-fous. Chaque collège volontaire peut inscrire jusqu'à 10 % de ses élèves de troisième, avec une parité stricte filles-garçons imposée pour chaque épreuve. Les zones rurales et les quartiers prioritaires ne sont donc pas oubliés.
Les épreuves du concours se tiendront en janvier 2027 dans toutes les académies
En ce qui concerne le calendrier, avant de lancer les épreuves, le ministère consultera les syndicats enseignants dans les prochaines semaines, une étape obligatoire avant toute réforme scolaire. Les épreuves se dérouleront ensuite en janvier 2027, en même temps dans toutes les académies de France. Les résultats seront annoncés au printemps, et les meilleurs élèves seront réunis lors d'une cérémonie nationale pour recevoir leur prix.
Pour le ministre, « à travers ce nouveau concours général, je souhaite rappeler que les talents sont présents dans tous les établissements de France, et doivent être reconnus partout, pour toutes et tous. C'est un enjeu de valorisation de nos meilleurs élèves, dans une logique d'égalité territoriale et d'égalité de genre. » Autrement dit, ce concours est bien conçu pour tous. Et ce n'est qu'un début, car le ministère envisage déjà d'élargir le nombre de disciplines proposées, et d'introduire des épreuves en équipe dans les prochaines éditions.
Ce nouveau concours ne change en tout cas rien au diplôme nationale du brevet, qui a vu ses modalités d'attribution évoluer cette année. Concrètement, la note finale ne sera plus calculée sur 800 point, un système jugé peu lisible, mais sur 20, comme à l'époque. Et les examens passés en fin de troisième pèseront désormais 60 % du résultat, contre 50 % jusqu'ici.