Le français Engo dévoile les engo3, une nouvelle génération de lunettes connectées en réalité augmentée légère pensée pour les coureurs. Autonomie revue à la hausse, compatibilité avec les montres sportives… La marque vise les runners qui veulent rester concentrés sur leur foulée… sans perdre de vue leurs stats.

Aujourd’hui, courir avec une montre connectée suppose souvent de multiplier les coups d’œil au poignet pour suivre son allure, sa fréquence cardiaque ou sa cadence. Avec les engo3, la société grenobloise veut supprimer cette friction en projetant les données d’entraînement directement devant l’utilisateur. Jusqu’à une quarantaine d’informations peuvent ainsi être affichées en temps réel pendant l’effort. Signalons qu'il ne s’agit pas de lunettes intelligentes au sens large, mais d’un outil de course pensé pour le suivi d'entraînement et la performance.
Des lunettes conçues pour courir, pas pour impressionner
Fabriquées et assemblées à Grenoble, les engo3 reposent sur une formule volontairement simple. L’affichage prend la forme d’un écran virtuel situé à environ trois mètres devant le coureur, avec une luminosité annoncée jusqu’à 3 000 nits pour rester lisible quelle que soit la luminosité ambiante. La définition d’affichage et le nombre de couleurs affichables ne sont toutefois pas précisés par le fabricant dans son communiqué de presse ni sur son site Internet. L’ensemble ne pèse que 38,5 grammes et bénéficie d’une certification IP55, censée garantir une bonne résistance à la sueur comme aux projections d’eau.

Engo annonce également jusqu’à 20 heures d’autonomie, un point loin d’être anecdotique pour un accessoire destiné aussi bien aux footings quotidiens qu’aux longues sorties ou à la compétition. Les lunettes s’appuient sur l’écosystème ActiveLook pour dialoguer en Bluetooth 5.4 avec un smartphone, une montre Garmin, une Apple Watch ou d’autres appareils compatibles. Une application compagnon permet par ailleurs de configurer différents widgets selon le type de séance : sortie classique, fractionné ou jour de course.
Le choix du minimalisme assumé
C’est sans doute ce qui distingue le plus Engo sur ce marché. Là où beaucoup de lunettes connectées veulent tout faire à la fois, la marque française prend le contre-pied parfait : pas de caméra ni d’audio ni de fonctions gadgets qui viendraient alourdir l’objet ou détourner l'attention du coureur, l'essentiel doit rester la course. « Chaque détail a été conçu pour que l’athlète oublie qu’il porte un
appareil technologique et se focalise uniquement sur l’effort », martèle comme un mantra Eric Marcellin-Dibon, le fondateur de la marque française.
Les engo3 sont d'ores et déjà en vente sur le site de l'entreprise à partir de 350 euros en version standard (3 coloris distincts), et de 400€ avec des verres photochromiques (monture noire ou blanche) qui s’adapteront automatiquement aux variations de lumières qu'il fasse nuit ou jour. De quoi profiter un peu plus des beaux jours qui reviennent.