La voiture à hydrogène réunit les atouts de l'électrique et du thermique, sans leurs inconvénients. Mais avec un prix moyen de 75 950 euros en France, elle reste réservée à une minorité.

Entre la voiture électrique que tout le monde connaît et la thermique qu'on essaie progressivement d'oublier, il existe une troisième voie, celle de l'hydrogène. En France, deux modèles seulement sont commercialisés à ce jour, la Toyota Mirai et la Hyundai Nexo, avec des tarifs qui dépassent allègrement les 70 000 euros. Les optimistes peuvent assumer le fait qu'un plein revient à peu près au même prix qu'un plein d'essence.
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Deux modèles en vente, le marché de niche de l'hydrogène en France
En France, vous ne l'imaginez peut-être pas, mais on ne compte « que » ou, « déjà », selon le point de vue, deux modèles de voitures à hydrogène disponibles à la vente. Il s'agit de la berline Toyota Mirai à 71 500 euros et du SUV Hyundai Nexo à 80 400 euros. Tous deux fonctionnent grâce à une pile à combustible, un système qui transforme l'hydrogène contenu dans le réservoir en électricité pour faire avancer le véhicule. La voiture ne génère ainsi aucune émission polluante, juste un filet de vapeur d'eau à la sortie du pot d'échappement.
L'hydrogène cumule ce que l'électrique et le thermique n'arrivent pas à offrir ensemble, c'est-à-dire une grande autonomie et un ravitaillement rapide. La Toyota Mirai annonce 650 km, le Hyundai Nexo grimpe jusqu'à 666 km, comme le rappelle Engie. Dans les deux cas, le plein se fait en quelques minutes à la station, exactement comme avec une voiture essence.
À mi-chemin entre l'électrique pur et l'hydrogène seul, il existe une troisième catégorie, celle des utilitaires hybrides, qui embarquent à la fois une batterie électrique et une pile à hydrogène. Vous avez ainsi les Renault Kangoo ZE Hydrogen, Renault Master ZE Hydrogen, Citroën ë-Jumpy Hydrogen, Peugeot e-Expert Hydrogen, des véhicules en production pensés pour les professionnels, qui tirent le meilleur des deux technologies et revendiquent une autonomie d'environ 400 km selon le cycle WLTP.
Entre 10 et 15 euros le kilo, le plein d'hydrogène reste une bonne nouvelle
Si ces voitures coûtent aussi cher, c'est avant tout une question de volume. Les piles à combustible sont encore produites en petites quantités, ce qui maintient leur prix à un niveau très élevé, comme tout composant fabriqué sur mesure plutôt qu'à la chaîne. C'est exactement ce qui s'était passé avec les premières voitures électriques. Mais quand les batteries lithium-ion ont commencé à être produites en masse, leur coût a chuté, et les prix avec.
À ce prix d'achat élevé s'ajoute un autre frein, qu'est la rareté des stations hydrogène. En France, elles se comptent encore en quelques dizaines, autant dire que hors des grands axes, trouver un point de ravitaillement relève parfois du parcours du combattant. La bonne nouvelle revient au kilo d'hydrogène, qui est compris selon Engie entre 10 et 15 euros, ce qui place le coût d'un plein dans la même fourchette qu'une voiture essence ou diesel. À la « pompe », donc, pas de mauvaise surprise.
On comprend que l'hydrogène dépend en grande partie des décisions des constructeurs. Si la production augmente, les coûts baisseront mécaniquement. Le prix du carburant lui-même pourrait suivre la même tendance, notamment grâce à de nouvelles méthodes de production comme l'électrolyse de l'eau, qui consiste à extraire l'hydrogène de l'eau à l'aide d'électricité produite par des éoliennes ou des panneaux solaires. En attendant ce basculement, la voiture électrique reste l'option la plus abordable pour rouler propre au quotidien.