L'allemand Mercedes veut mettre un terme au mal des transports ressenti par certains à bord des véhicules électriques, en recréant notamment divers indices sensoriels.

Mercedes veut lutter contre le mal des transports à bord des véhicules électriques. ©Gabriel Nica / Shutterstock
Mercedes veut lutter contre le mal des transports à bord des véhicules électriques. ©Gabriel Nica / Shutterstock

Silencieuses, fluides, high-tech… Les voitures électriques ont tout pour séduire. Pourtant (et vous en avez peut-être déjà fait l'expérience), certains passagers en descendent parfois avec une sensation plutôt inattendue : le mal des transports. Vertiges, nausées ou légère désorientation, c'est un phénomène plus fréquent qu’on ne l’imagine. En cause, une combinaison de facteurs propres à ces modèles zéro émission, qui bouleversent nos repères sensoriels habituels.

Un cerveau privé de repères

Dans une voiture électrique, tout va plus vite et plus silencieusement. Privé du grondement mécanique qui, jusque-là, servait de signal d’anticipation, le cerveau perd un repère clé au moment des accélérations.

Entre couple instantané, relances franches et freinage régénératif parfois appuyé, le corps encaisse des variations soudaines, parfois difficiles à prévoir pour les passagers. C'est précisément ce décalage entre ce que l’on ressent et ce que l’on perçoit, qui peut alors favoriser une sensation d’inconfort, voire quelques nausées chez les passagers les plus sensibles.

Un moyen rapide pour une personne sujette au mal des transports d’en ressentir les effets est de lire pendant que la voiture roule. Les yeux signalent au cerveau que le corps est immobile, tandis que l’oreille interne indique au contraire qu’il est en mouvement, ce qui crée le décalage responsable de cet inconfort.

Mercedes-Benz planche sur la question

Conscient du phénomène, le constructeur allemand explore des pistes pour en atténuer les effets. Un brevet récemment déposé évoque la recréation artificielle de repères sensoriels à bord, afin d’aider le cerveau à mieux interpréter accélérations et décélérations.

Parmi les solutions avancées, on retrouve un système de ventilation capable d’adapter en temps réel le flux d’air pour simuler une sensation de mouvement, mais aussi un éclairage d’ambiance évolutif, changeant de couleur ou de motifs selon la vitesse.

Mercedes ne se limite pas aux flèches et motifs pour indiquer les virages, puisque le constructeur évoque aussi le code couleur, avec l’exemple le plus évident du rouge pour le freinage. Le brevet mentionne même un plafond à LED, qui pourrait, en plus d'atténuer le mal des transports, offrir un rendu visuel original.

Si le brevet propose des idées intéressantes, leur application nécessiterait toutefois de multiplier les aérations et lumières pour chaque place, ce qui pourrait rendre la solution particulièrement coûteuse. En attendant, les conseils restent classiques, à savoir ouvrir la fenêtre et garder le regard sur l’horizon pour se soulager.

Source : Autoblog