Test Dragon Quest XI : le J-RPG à l'ancienne, des temps modernes

le 25 septembre 2018 à 15:00
 0
La note de la rédac
Après des opus sur PS2 ou encore Nintendo 3DS en Europe, la licence Dragon Quest est enfin disponible sur PS4, avec l'arrivée des Combattants de la Destinée en France, un an après sa sortie au Japon.

Il fut un temps (à la fin des années 1990) où Final Fantasy régnait en maître dans le monde des RPG (en Europe), mais au Japon, une autre licence a toujours tenu la dragée haute à la série de Squaresoft : Dragon Quest. Une saga dont le premier opus a vu le jour en 1986 sur Famicom (NES), et dont le character design a été confié à un certain Akira Toriyama, d'où la filiation évidente avec Dragon Ball.

Dans cet opus PS4, on incarne donc un jeune héros rapidement désigné comme l'Éclairé, qui quitte son village natal pour aller rejoindre le roi, avant de connaitre de nombreux rebondissements. Evidemment, Dragon Quest XI : Les Combattants de la Destinée invite les joueurs à un très long périple, ponctué de nombreux revirements de situation, de phases d'exploration, d'une multitude de combats au tour par tour et d'autres réjouissances RPGesques typiques.

Si certaines licences du genre RPG ont cherché à se renouveler avec le temps (parfois sans grand succès d'ailleurs...), Dragon Quest est toujours resté fidèle à ses racines J-RPG, avec un petit côté "à l'ancienne", palpable dans tous les épisodes. Malgré son arrivée sur PS4, ce Dragon Quest XI ne fait pas exception à la règle, et si les environnements sont (heureusement) plus détaillés que jamais, on ne peut que tiquer face à des animations parfois très raides, et surtout certaines mécaniques de gameplay qui ont franchement vieilli en 2018.

DRAGON QUEST XI _ Les Combattants de la destinée_20180918231310.jpg


Pour autant, la patte caractéristique de Dragon Quest est bien là, avec ses musiques très entraînantes, ses personnages très réussis, sans compter un système de combat au tour par tour certes ultra-classique, mais qui ravira les adeptes du genre.

Un Dragon Quest qui nécessitera encore et toujours de procéder parfois à quelques phases de levelling avant d'affronter certains boss, mais on est assez loin de la difficulté de certains opus passés. L'occasion souvent de gambader au cœur d'environnements très verdoyants et très colorés, dans lesquels on peut apercevoir les ennemis à l'écran, et décider (ou non) d'engager le combat. Des ennemis au design bien souvent sublime il faut bien l'admettre, avec parfois des animations très rigolotes, Dragon Quest n'étant pas du genre à se prendre (trop) au sérieux.

Un contenu massif



Evidemment, Dragon Quest XI propose une quête principale, relativement guidée qui plus est, à laquelle vont venir se greffer de nombreuses quêtes annexes proposées par les nombreux PNJ qui peuplent les différents lieux visités. En plus de proposer un résumé de la situation à chaque lancement de partie, le jeu affiche clairement l'objectif à suivre sur la map, et on peut même demander de l'aide à son équipe en cas de besoin. Difficile donc de perdre sa route.

DRAGON QUEST XI _ Les Combattants de la destinée_20180914225523.jpg


A cela s'ajoute un arbre de compétences à déverrouiller pour chaque personnage, sans oublier un système de combos "Hypertoniques" à maîtriser. Il faudra également accepter de passer du temps dans la case réglages pour peaufiner les équipements et les armes des différents héros. A noter aussi la présence d'une forge, permettant de créer des objets/armes en fonction des éléments récupérés sur le champ de bataille, dans les coffres, au terme des quêtes secondaires...

Bref, il y a clairement de quoi faire, et il faut ainsi compter une bonne cinquantaine d'heures pour boucler le jeu, voire même davantage pour découvrir tous les secrets de ce Dragon Quest XI.

A noter que cette version occidentale de Dragon Quest XI profite d'un doublage en anglais, avec évidemment des sous-titres en français. Un doublage inédit donc, qui permet de profiter d'un dynamisme plus poussé que sur la version japonaise, même si la mise en scène reste toujours aussi poussive. On regrettera cependant que le délai entre la sortie japonaise et la sortie européenne n'ait pas permis à Square Enix de corriger les chargements, pas forcément très longs, mais relativement nombreux.

DRAGON QUEST XI _ Les Combattants de la destinée_20180916223945.jpg


Soulignons également qu'il ne faut pas se laisser berner par les premières heures de jeu, très linéaires, très dirigistes, puisque ce Dragon Quest XI s'ouvrira réellement à partir d'un certain point, sans jamais toutefois laisser le joueur dans le flou quant à l'objectif à atteindre. A noter enfin que le jeu a également la bonne idée d'inclure un système de sauvegarde automatique, en plus des églises et autres feux de camp.

Bref, un Dragon Quest "à l'ancienne" certes, mais néanmoins très agréable visuellement parlant, notamment grâce à un character design au top et quelques très chouettes environnements. Saluons également les efforts quant à la progression revisitée par rapport à la version japonaise, pour un côté plus accessible et dynamique.


Sur PC, le jeu est très fin en 4K.


Le verdict de Clubic



Difficile de ne pas être séduit dès les premiers instants de jeu par ce Dragon Quest XI, grâce notamment à des environnements très colorés, des personnages très réussis et une mise en scène très appréciable. Certes, les premières heures sont très dirigistes, et le jeu offre un challenge somme tout assez limité, mais on prend un vrai plaisir à savourer cette grande aventure, jamais frustrante manette en mains.

On apprécie également la mécanique de combats à l'ancienne (ce bon vieux tour par tour), les évolutions des personnages, sans oublier des combats que l'on peut décider d'éviter (pas de combat aléatoire ici), avec le risque bien sûr de se retrouver en difficulté face au boss. Bref, un très bon J-RPG, avec quelques lacunes certes, notamment au niveau de la mise en scène, mais avec un côté "old school modernisé" très appréciable pour qui aime le genre tout en restant accessible aux novices.

Dragon Quest XI : Les Combattants de la destinée

Les plus
+ La direction artistique globale
+ Les personnages attachants et réussis
+ Le système de combat old school, mais moderne
+ Les changements par rapport à la version japonaise
+ Durée de vie impressionnante
Les moins
- Le manque de challenge qui en décevra certains
- Quelques élément assez vieillots (et non pas "old school")
- La mise en scène assez mollassonne
4
Modifié le 25/09/2018 à 16h51
Cet article vous a intéressé ?
Abonnez-vous à la newsletter et recevez chaque jour, le meilleur de l’actu high-tech et du numérique.

Dernières actualités Tests produit

Après une année 2018 catastrophique en termes de ventes, la division mobile de Sony est entrée en profonde introspection. Au sortir de cette remise en question naquirent les Xperia 1 et Xperia 10 : représentants respectifs du haut et de la moyenne gamme du constructeur.
On se souvient de Metro 2033 comme d'un FPS narratif inattendu. Original de par son contexte post-apocalyptique dépaysant, et épatant par ses prouesses techniques, les ambitions du studio 4A Games se heurtaient néanmoins à la muraille de la jouabilité et d'une optimisation aléatoire. Après un deuxième épisode intitulé Last Light sorti en 2013 et s’émancipant légèrement des livres de Dmitri Glukhovsky, le studio ukrainien s'est accordé une réflexion salvatrice sur la suite des aventures d'Artyom. Six ans plus tard, nous voici en présence de Metro Exodus : le jeu-somme des ambitions et des rêves concrétisés… mais aussi des vieilles blessures non pansées.
NVIDIA déboule dans votre salon avec la Shield Android TV, un boîtier à mi chemin entre console de jeux vidéo Android et box média. Un succès sous Android TV ?
Nous avons essayé le nouveau test de 3DMark, visant à mesurer l'impact du DLSS de NVIDIA, sur le test Port Royal. En mettant les deux vidéos cote à cote, l'impact du DLSS est impressionnant, autant sur l'amélioration de l'image, que sur la fluidité accrue. Le test est exécuté en 1440p sur une GeForce RTX 2080 FE.
Si la sortie de Apex Legends a été abondamment commentée dans la presse, c'est moins parce qu'il s'agit d'un énième Battle Royale que parce qu'il est signé de Respawn Entertainment. Les auteurs de la licence Titanfall ont pris tout le monde de court en publiant mardi 4 février, toujours sous l'égide d’Electronic Arts, leur interprétation du mode de jeu du moment. Le FPS compétitif free to play prend d'ailleurs racine dans le même terreau que les Titanfall originels, en oubliant pourtant au passage ce qui en faisait l'essence : les méchas. Alors que reste-t-il à cet Apex Legends, amputé qu'il est de ce qui aurait pu contribuer à en faire autre chose qu'une addition surnuméraire à l'édifice Battle Royale ?
La dernière fois que Capcom a mis les mains dans le cambouis pour offrir à l’un de ses rejetons une refonte graphique, c’étant en 2002, avec Resident Evil premier du nom. Les plus âgés d’entre nous (disons les plus sages, ça passe mieux), se souviennent encore de la claque que ce remake Gamecube (!) leur avait infligée, six ans seulement après l’original. Un doux sentiment de nostalgie, qui peut désormais s’étendre à Resident Evil 2, dont ce remake ne rend pas seulement justice à son illustre modèle : il le dépoussière pour le porter aux nues des nouvelles générations qui - diantre - ne l’ont sans doute pas connu.
Sur la scène de la Salle Pleyel, où il est venu présenter le Honor View 20 en grande pompe à un parterre de journalistes du monde entier, George Zhao, président d’Honor, l’a répété plusieurs fois : "nous voulons créer une nouvelle référence pour les smartphones de 2019". La marque ne manque pas d’ambition, mais a-t-elle les moyens de les réaliser ?
Après les Oppo Find X, Honor Magic 2 et autre Vivo Nex S, c’est à Xiaomi d’entrer dans la danse du smartphone à slider. Des premiers pas qui sont tout sauf hésitants, et qui prouvent que le quatrième constructeur mondial a bien révisé sa chorégraphie avant de s’avancer sur le devant de la scène.
Grignoter des parts de marché sur le segment de l’ultra haut de gamme n’empêche pas Huawei de continuer à se positionner sur des tranches plus accessibles. Preuve par l’exemple avec cette nouvelle édition du P Smart, qui s’attaque frontalement aux Honor 8X, Honor 10 Lite et Xiaomi Mi 8 Lite.
Le japonais Audio-Technica fait partie des références du casque audio, sous toutes ses formes et pour tous les usages. Plutôt que de partir d’une feuille blanche, Audio-Technica a décliné l’un de ses produits phares. Le ATH-M50xBT est la version Bluetooth dérivée d’un casque de studio de la marque. Ou comment bénéficier de la qualité audio professionnelle partout où vous allez.
31/12/2018 | Casque audio
Avec son nouveau clavier Vulcan AIMO, Roccat tente le pari de proposer son propre switch, le Titan. Selon la marque, ce dernier serait "20% plus rapide" que ceux de la concurrence... au point qu’en pressant une touche en même temps qu’un autre joueur, "votre action serait enregistrée en premier". S’il est difficile de vérifier cet argument, nous l’avons essayé tant en jeu qu’en bureautique pour voir si ce nouveau clavier Roccat était un bon clavier gaming.
29/12/2018 | Tests produit
Apple et ses iPhone XS et XR, fait face à une concurrence acharnée, les constructeurs asiatiques en tête : Samsung, Huawei, OnePlus et Google avec son Pixel 3. Et ce n'est pas en cette fin d'année que les choses se sont calmées. En effet, le dernier trimestre a été marqué par de nombreuses sorties : OnePlus 6T, Huawei Mate 20 Pro et tant d'autres. Depuis le reboot clubic, nous nous sommes efforcés de tester en profondeur les produits qui le méritaient.
25/12/2018 | Smartphone
Avec son Osmo Pocket, DJI entend bien proposer une caméra 4K sur nacelle stabilisée, dans un format ultra-compact. C'est bien simple : elle tient dans la poche ! Nous avions pu la prendre en main dans les rues de New York juste après son annonce, aujourd'hui nous vous proposons un test complet pour voir si le nouveau joujou de DJI tient toutes ses promesses.
19/12/2018 | Tests produit
Ils sont noirs et bardés de RGB. Sous leur capot vrombissent des composants permettant de faire tourner même le plus retors des jeux vidéo dans son niveau de détails ultime. Je parle bien entendu des ordinateurs de gamers, des vrais. Alors quand MSI se pointe justement sur ce segment avec un ordinateur sobre, classieux et ingénieusement tourné à destination des créateurs, on ne peut qu’applaudir la manoeuvre.
17/12/2018 | Tests produit
scroll top