Piratage du PSN : Sony n'avait pas menti aux consommateurs selon la justice US

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Le 24 octobre 2012
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Une action collective lancée en juin 2011 par des consommateurs américains concernant le piratage du Playstation Network vient d'être rejetée par la justice du pays. Selon les autorités locales, Sony n'avait pas promis une « sécurité parfaite » aux utilisateurs du service, et ne leur a donc pas menti.

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L'une des grandes sagas de 2011 dans le domaine du hi-tech et du jeu vidéo a été, à n'en pas douter, la mise hors ligne et le piratage important du Playstation Network de Sony. Depuis, le PSN a été renommé Sony Entertainment Network, et la firme japonaise a tout fait pour faire oublier triste épisode qui a mis en avant de sérieux problèmes de sécurité sur sa plateforme. Mais de nombreux utilisateurs du service ont attaqué Sony en justice, notamment aux USA, sous la forme d'actions collectives.

Et c'est l'une d'entre elles qu'un juge du district de Californie a rejeté en grande partie cette semaine. La class action, déposée en juin 2011, réclamait notamment des dédommagements en raison de l'impossibilité d'accéder à certains services payants comme Netflix, durant la période où le PSN était inaccessible.

Si la demande semblait légitime, le juge Battaglia a statué en faveur de Sony, en soulignant que l'entreprise n'a jamais promis à ses utilisateurs une sécurité sans faille. Il a mis en avant le fait que la clause d'utilisation du PSN stipule qu'une « sécurité parfaite n'existe pas » et que Sony « ne peut pas assurer ou garantir la sécurité de toutes les informations transmises par le biais du PSN », ce qui botte en touche les accusations de fautes commises par l'entreprise elle-même.

« Aucune garantie n'est donnée quant à la qualité, la fonctionnalité, la disponibilité ou la performance des services en ligne de Sony, ou de tout contenu ou service offert sur ou par Sony » ajoute le document. De fait, le juge a considéré que Sony n'avait pas d'obligation de fournir un « service continu et ininterrompu sur le PSN ou sur des services tiers payants. » Par ailleurs, les consommateurs américains à l'origine de l'action collective n'ont été en mesure de démontrer que le vol de données personnelles avait entré une usurpation d'identité ou un préjudice spécifique.

Ces derniers ont jusqu'au 9 novembre pour revoir leur copie et modifier leur plainte, pour éventuellement avoir une chance d'obtenir gain de cause devant la justice. Actuellement, une chose est sûre, la balance a plutôt tendance à pencher du côté de Sony.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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