Eternify : Spotify bloque l'application qui gonfle les revenus des artistes

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Une application tierce destinée à Spotify n'a pas plu au service de musique en streaming : il faut dire qu'Eternify permettait de gonfler artificiellement les revenus des artistes en jouant sans fin des boucles de 30 secondes.

Alors que la rémunération des artistes par le biais des services de musique en streaming fait encore débat, notamment avec l'arrivée d'Apple Music sur le marché, l'application Eternify se présentait comme un pied de nez à un secteur où les musiciens peinent souvent à dégager de réels revenus de leurs productions. Un fait d'autant plus vrai pour les « petits » artistes qui sont souvent peu écoutés sur des plateformes comme Deezer ou Spotify.

Eternify permettait de gonfler d'une façon relativement artificielle les gains des artistes, en produisant des boucles infinies de 30 secondes basées sur les chansons de groupes sélectionnés. C'est en effet au bout de 30 secondes d'écoute d'un morceau que les artistes sont rémunérés, à hauteur d'une somme - ridicule - pouvant aller de 0,006 à 0,0084 dollar.

Une application qui n'a pas plu à Spotify

Le service Eternify, conçu par un duo musical new-yorkais nommé Ohm & Sport, aura cependant eu une durée de vie très courte : il n'aura fallu que quelques jours à Spotify pour bloquer l'accès à son API pour l'application, l'empêchant tout simplement de fonctionner. Si la plateforme de musique n'a pas officiellement communiqué sur la question, elle avait rapidement indiqué à la BBC enquêter sur la légalité d'un tel service.

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De son côté, le site d'Eternify déclare qu'en quelques jours, « les fans de plus de 140 pays ont utilisé Eternify pour réaffirmer et réinventer la puissance de leurs écoutes personnelles ». Les créateurs d'Eternify demandent désormais aux fans de motiver leurs artistes favoris à « réaliser des morceaux de 30 secondes », dans le but de dynamiser leurs revenus.

Un précédent silencieux

Ce n'est pas la première fois que des artistes tentent de se jouer du modèle économique de Spotify : en 2014, un groupe de funk californien nommé Vulfpeck mettait en ligne un album entièrement composé de pistes silencieuses, nommé Sleepify, et demandait à ses fans de le faire tourner en boucle la nuit pour l'aider à récolter de l'argent pour payer sa tournée. Spotify n'a pas dû juger la démarche illégale, puisque l'album en question est toujours en ligne sur la plateforme.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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