Affaire Facebook / Cambridge Analytica : et maintenant ?

02 mai 2018 à 17h35
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Les clients de Cambridge Analytica sont pour l'essentiel des organisations gouvernementales. Le 20 mars 2018, le média CNN publie un article dans lequel il indique que plusieurs hommes politiques ont fait appel à la compagnie londonienne. Le cas le plus révélateur est certainement celui de Donal Trump, qui aurait versé 6 millions de dollars à Cambridge Analytica pour « gestion de données » et « services de gestion de données ».

À cette époque, l'actuel président des États-Unis était alors en pleine campagne électorale. Également républicain, le sénateur Thom Tillis a dépensé 345 000 dollars pour un service de « micro-ciblage » entre 2014 et 2015, afin de gagner la course au Sénat contre Kay Hagan. Si l'entreprise s'était félicitée en indiquant avoir été « capable de concevoir et de déployer des messages adaptés à ces publics en fonction de leurs profils psychographiques particuliers », Thom Tillis a ensuite minimisé le rôle qu'a joué Cambridge Analytica dans sa campagne.

L'actuel secrétaire au Logement et à l'Urbanisme, Ben Carson, et le candidat Ted Cruz ont également fait appel à CA lors de la campagne présidentielle et de l'investiture. Au total, Ted Cruz aura versé 5,8 millions de dollars à la société durant sa campagne.

cambridge analytica

© CNN


Des interventions de plus en plus accablantes

Si Cambridge Analytica se targue d'être « une organisation non partisane », ses partenaires directs ne semblent pas raconter la même version de l'histoire. L'ancien président du site d'extrême-droite Breitbart et directeur général lors de la campagne de Donald Trump, Steve Bannon, est l'un des fondateurs de l'entreprise. De plus, le milliardaire Robert Mercer, connu pour ses importants soutiens financiers aux campagnes politiques conservatrices, détient une partie de la société anglaise.

D'après The Guardian, le républicain aurait proposé les services de Cambridge Analytica à Nigel Farage, le leader du camp favorable au Brexit. Sur ce dernier, le lanceur d'alerte, Christopher Wylie avait confié à plusieurs médias que « sans Cambridge Analytica, il n'y aurait pas eu de Brexit ».




Pour ce qui est de l'élection de Donald Trump, Cambridge Analytica s'est chargé de récolter les données des utilisateurs pour en établir des profils très précis, basés sur les valeurs, les dates et contenu du dernier vote, le type de voiture ou encore les loisirs.

Puis, le « Projet Alamo » a eu pour objectif de diffuser des dizaines de publicités par jour, parfois déclinées en différents textes ou couleurs selon le groupe visé.

À ce sujet, la directrice de contenu numérique de la campagne, Theresa Hong a déclaré à la BBC : « Sans Facebook nous n'aurions pas gagné ».





Le passé de Cambridge Analytica commence à incriminer l'entreprise et ses activités troubles. Le 22 mars, l'Information Commissioner's Office (ou ICO, l'équivalent britannique de la CNIL) indique dans un communiqué : « Un juge de la Haute Cour a ajourné la demande de mandat de l'ICO concernant Cambridge Analytica jusqu'à vendredi. L'ICO sera en cours pour poursuivre le mandat afin d'obtenir l'accès aux données et à l'information pour faire avancer notre enquête ».

À cette date, l'organisme demande aussi à Facebook de stopper ses propres enquêtes afin d'avoir le champ libre.
Modifié le 01/05/2019 à 14h44
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