Gros plan sur la Scene Warez

09 octobre 2013 à 16h48
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Malgré la répression qui s'accentue (en début d'année le leader de la team IMAGiNE a écopé de 5 ans de prison, l'une des plus lourdes peines infligées dans une affaire de piratage), rien ne semble pouvoir arrêter « La Scene ». Les opérations « Fastlink » (2001 et 2004) menées par le FBI, et « TopSite » (2010) qui regroupait les autorités de 14 pays européens l'ont sérieusement ébranlé sans toutefois l'anéantir. Pour cette dernière, les autorités européennes annonçaient avoir arrêté un trafic représentant un manque à gagner de six milliards d'euros pour l'industrie... Des chiffres très contestés, car aucun calcul ne permet de déterminer quels téléchargements de contenus piratés auraient été effectivement convertis en achats.

Quels que soient les coups portés et les risques, cette communauté de passionnés ne semble pas prête de raccrocher les gants. Le seul moyen d'endiguer ce phénomène serait sans doute que l'industrie culturelle commence à proposer des solutions comme Deezer, Spotify, etc. dans la musique, qui auraient permis de commencer à faire reculer substantiellement le téléchargement illégal dans ce domaine. Avec la prolifération des tablettes numériques, des smartphones, des TV connectées, etc., nous consommons bien plus de produits culturels que par le passé. Or, non seulement les prix des jeux vidéo, des disques, des DVD, ou encore des ebooks ne baissent pas, mais beaucoup sont cloisonnés à tels ou tels appareils par le biais de DRM ou autres verrous numériques. Des méthodes qui semblent totalement archaïques dans notre monde actuel et que dénoncent en tous les cas, une certaine élite de cette mouvance.

La grande majorité des membres de « La Scene » se défend de vouloir s'enrichir avec leur activité au sein de la communauté, mais l'énorme trafic que génèrent leurs contenus piratés dans les réseaux P2P et autres hébergeurs brouille leur message idéologique. De ce fait, l'idée d'un compromis avec l'industrie du divertissement semble utopique, et pourtant tout n'est pas toujours tout noir ou tout blanc. « La Scene » a réussi à produire et distribuer à grande échelle des versions numériques d'œuvres culturelles bien avant que l'industrie ne sache le faire... Bien que son activité demeure illégale, il faut reconnaître que sans elle, beaucoup d'œuvres seraient bien moins populaires, et peut-être moins rentables pour l'industrie du divertissement et les ayants droit. Un sujet qui n'a pas fini de faire débat...

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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