Trois platines connectées : DivX Box, Kiss 1600, EVA 8000

21 novembre 2007 à 17h33
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Le marché des platines multimédia de salon est en pleine ébullition. Pas moins de trois nouveaux modèles s'offrent à nous pour les fêtes de Noël : la Linksys Kiss 1600, la EVA 8000 et la DivX Box (ou D-Link DSM-330).

Ces différents fabricants jouent sur les caractéristiques, l'interface / l'ergonomie et sur les fonctionnalités pour tenter de séduire le chaland. Il faut dire que sur le marché français, face à la concurrence des « box » des fournisseurs d'accès ADSL, ces nouvelles platines multimédia connectées ont intérêt à proposer de sérieux atouts pour espérer se frayer un chemin jusqu'à nos salons... Nous nous sommes donc procuré ces nouveaux modèles afin de voir ce qu'elles avaient vraiment dans le ventre !

Voici donc sans plus attendre notre petit tour d'horizon de ces platines de salon « nouvelle génération » connectées. Dans les pages qui suivent nous allons donc passer en revue les spécifications, les possibilités, la compatibilité et l'ergonomie générale de ces nouveaux DMA (Digital Media Adapter).Une platine en forme de chant du cygne ? Rachetée en juillet 2005 par Linksys, filiale grand public de l'équipementier réseau , la marque Kiss est désormais vouée à disparaitre. Avant que les futurs produits des équipes de la firme danoises soient intégrés aux gammes de Linksys est sortie une dernière platine portant les couleurs de Kiss, la « 1600 ». Connectée, par câble Ethernet ou réseau WiFi, munie d'un port USB et compatible avec une longue liste de formats de fichiers audio, vidéo ou image, la Kiss 1600 embarque un lecteur optique et se présente donc, sur le papier, comme un excellent compromis entre la traditionnelle platine DVD et le DMA, ou Digital Media Adapter, d'autant qu'elle embarque une sortie HDMI et gère les résolutions allant jusqu'au 1080i ! Voyons de quoi il retourne en réalité, et si cette Kiss 1600 saura faire oublier certains des défauts que l'on reprochait à son prédécesseur, la DP-600.

Présentation physique et connectique

Fidèle à la tradition Kiss, la 1600 adopte un look résolument sobre : habillée de noir, ses formes sont soulignées par un liseré gris métallisé qui, sur la face avant de l'appareil, dissimule le tiroir du lecteur DVD. Il cache également les deux seuls boutons de l'appareil, l'un correspondant à l'éjection du disque et l'autre à la fonction Lecture/Pause. La référence de la platine est discrètement mentionnée dans le coin supérieur gauche de la face avant, tandis que le logo Kiss est placé en incrustation sur le panneau supérieur. Plus profonde que large, la Kiss 1600 présente les dimensions suivantes : 23 cm de large, 34,5 cm de long et 5,5 cm de haut, pour un poids global d'environ 2,2 Kg.

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La face arrière réunit l'ensemble de la connectique de la platine, y compris le port USB 2.0, qu'au passage nous aurions préféré voir prendre place à l'avant pour un accès plus commode. La Kiss 1600 nous propose une prise Péritel classique, des sorties YUV (Composante), S-Video et Composite, ainsi qu'une sortie HDMI 1.2 compatible avec la norme de protection des contenus haute définition HDCP. Les deux prises audio analogiques sont accompagnées d'une coaxiale et d'une sortie numérique optique.

Pour la connectivité réseau, on trouve une prise Ethernet au format RJ45 compatible 10/100 Mbps, et deux antennes destinées à la liaison WiFi (802.11g) offrant un débit maximal théorique de 54 Mbps. Démontables et orientables, ces deux antennes mesurent environ 7 cm. Reposant sur quatre patins en caoutchouc destinés à assurer sa stabilité, la Kiss 1600 dispose également de boutons Reset et Default permettant de réinitialiser rapidement ses paramètres. En revanche, la dernière platine de Kiss ne dispose pas d'interrupteur de mise sous tension, ce qui signifie qu'elle restera en veille à moins que nous ne la débranchiez du secteur ou n'utilisiez un interrupteur extérieur comme celui d'une multiprise.

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L'affichage des informations de lecture prend place sous le tiroir du lecteur DVD. L'intensité de ce dernier pourra être réglée dans l'un des menus de configuration de la platine. A l'allumage, autrement dit à l'insertion du cordon secteur dans la prise, la platine se lance en une petite dizaine de secondes durant lesquelles elle affiche le message « Boot ».

Une télécommande infrarouge alimentée par deux piles fournies accompagne la platine. Les détenteurs d'une DP-600 ne seront pas dépaysés puisqu'il s'agit d'un modèle identique. Le principal défaut de cette télécommande vient sans doute de la petite taille des touches, qui entraîne de nombreuses fausses manipulations, et rend la navigation au jugé difficile. On devra en outre approcher la télécommande de ses yeux pour identifier à quelle fonction correspond telle ou telle touche. Les informations sont en effet inscrites directement sur les touches, sans qu'aucun code couleur ne vienne faciliter le repérage. Un pavé central, au centre duquel on trouve la touche de validation (OK) permet de se déplacer dans les menus.

Mise en route et premiers pas

Bien qu'elle dispose d'un lecteur DVD, le principal intérêt de la Kiss 1600 réside dans sa connectivité réseau qui permettra à l'utilisateur d'afficher sur le diffuseur de son salon des contenus en provenance de son PC (Windows ou Linux) ou de son Mac. La configuration tourne donc principalement autour de la mise en réseau de l'appareil. Au premier lancement, il faudra commencer par déterminer le format d'affichage de son téléviseur (4/3 ou 16/9) avant de s'intéresser à la connexion réseau de l'appareil. Nous avons donc le choix entre une liaison filaire, via la prise Ethernet, ou sans fil, via le contrôleur réseau 802.11g.

Périphérique UPnP (Universal Plug ang Play), la Kiss 1600 est capable de communiquer avec toute machine compatible avec ce protocole. Pour un PC équipé de Windows XP, il faudra donc disposer de Windows Media Connect (à installer aux côtés de Windows Media Player) ou utiliser le logiciel fourni, baptisé Kiss PC Link. Avec Windows Vista équipé de Windows Media Player 11, aucune installation ne sera requise puisque l'UPnP est nativement géré.

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Commençons par la connexion au réseau. Celle-ci s'administre via l'onglet Réseau du menu principal de la platine. En Ethernet, aucune difficulté à partir du moment où vous utilisez sur votre réseau un routeur compatible DHCP. Celui-ci se chargera d'attribuer à votre platine une adresse IP et celle-ci sera immédiatement capable de communiquer avec les autres machines. En sans fil, il faudra configurer manuellement son réseau, particulièrement si celui-ci utilise une norme de protection telle que le WEP ou le WPA. Quelques secondes suffisent à la platine pour détecter les différents réseaux disponibles. Il suffit ensuit de sélectionner le réseau que l'on souhaite utiliser, puis d'entrer l'éventuelle clé de protection à l'aide de la télécommande. La platine affiche alors un clavier virtuel le long duquel on naviguera avec la télécommande jusqu'à avoir entré tous les caractères nécessaires. Par la suite, les réglages sont conservés en mémoire et la platine se connecte automatiquement lors de la mise sous tension ou de la sortie de veille.

Côté PC, il sera nécessaire de lancer Windows Media Player ou le logiciel fourni par Linksys pour que les fichiers multimédia partagés puissent être lus sur le réseau. Films, morceaux de musique et autres photos devront au préalable ajoutés à la bibliothèque de Windows Media Player ou à Kiss PC Link pour être accessibles depuis la platine. Une fois lancé, ce dernier peut être réduit dans la barre des tâches où, sous Windows XP, il n'occupera qu'entre 2 et 4 Mo de mémoire vive. Notons qu'une version Mac du client Kiss est également proposée sur le CD fourni avec la platine.

Interface et fonctionnalités

Sans ambages, disons que l'interface de la Kiss 1600 est placée sous le signe de l'austérité. Celle-ci parait plutôt fade comparée à celle de produits comme l'Apple TV ou la DivX Box, mais cette sobriété n'a pas que des inconvénients. Ainsi voit-on ses fichiers rangés sous forme d'arborescences, ce qui reste encore pour beaucoup le meilleur moyen de naviguer parmi des listes de centaines de fichiers.

Le menu principal s'ouvre sur quatre onglets principaux. Le premier permet de lancer la lecture depuis un CD ou un DVD. Les titres commerciaux sont bien évidemment gérés, tout comme les compilations personnelles. Dans le cas par exemple d'un DVD composé de plusieurs films au format DivX, on accède directement à la racine du média. L'insertion d'un disque lance directement la lecture du premier fichier vidéo qu'il contient. Outre la possibilité d'initier directement la lecture, ce menu permet également de naviguer au sein des différents fichiers contenus sur le disque en triant ces derniers par nature : vidéo, audio ou image. On trouve enfin la possibilité d'éjecter le disque, une option que la télécommande propose aussi.

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Le second onglet est quant à lui dédié aux contenus en ligne, accessibles depuis la platine de Linksys. Le menu « Kiss Online » propose l'accès à plus de 13.000 flux de radio en ligne, classés par provenance géographique ou par genre. On y retrouve plus de 200 Web radios françaises ainsi que les célèbres « Digitally Imported » chères aux amateurs de musique électronique. On trouvera également deux flux de dépêches en provenance de l'agence Reuters (France et Monde), un service de météo et quelques jeux de type solitaire, Reversi, Black Jack ou démineur.

Un Menu USB permet d'accéder aux contenus d'une clé ou d'un disque dur externe connecté au moyen de la prise arrière. Les différents fichiers sont séparés en fonction de leur nature : vidéo, audio ou images.

Le quatrième et dernier onglet permet quant à lui d'accéder au « serveur de diffusion multimédia », autrement dit les fichiers mis à disposition sur le réseau local, classés entre vidéos, morceaux et images. Une fois le type de contenus désiré choisi, la Kiss 1600 affiche la liste des différentes sources accessibles. Via un système d'arborescence, on navigue ensuite au sein des fichiers partagés sur la machine concernée.

Lecture et compatibilité

On appréciera la possibilité de pouvoir parcourir les autres fichiers du répertoire sans interrompre la lecture en cours, le menu apparaissant alors en surimpression. En revanche, impossible de changer de périphérique, qu'il soit réseau ou connecté à la machine, sans mettre fin au fichier en cours.

Aux côtés des classiques fonctions pause ou passage au fichier suivant, la Kiss 1600 propose un système d'avance et de retour rapide au sein du fichier permettant de multiplier la vitesse de lecture par un facteur allant de 2 à 32 qui se révèle des plus hasardeux. A 2x, la lecture se déroule sans problèmes et l'on se rend bien compte que le film défile en accéléré. Au delà de 2x, la platine perd le fil de la lecture et se met à charger la suite du fichier pour finalement reprendre la lecture où elle s'en était arrêtée. Elle se révèle donc clairement déficiente sur ce point, que l'on soit en Ethernet ou en WiFi. Une mise à jour firmware pourrait toutefois permettre de corriger ce problème. On regrettera également l'impossibilité de directement se placer à telle ou telle position du fichier au moyen de la télécommande et d'une timeline.

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Testée sur un téléviseur HD de 42 pouces, la Kiss 1600 donne des résultats très convaincants en matière de conversion d'images définition standard. Le rendu des films compressés tels que DivX et autres XviD est plutôt bon, et l'upscaling (ou mise à l'échelle pour s'adapter à un écran dont la résolution est supérieure à celle de la source) fonctionne admirablement avec des DVD vidéo, même si celui-ci semble s'arrêter au 720p. Notons que la Kiss 1600 fait, comme l'EVA 8000 de , l'impasse sur le 1080p, et précisons que le rendu est nettement moins précis lorsqu'il s'agit d'afficher des images, même après avoir vérifié que les réglages appropriés au redimensionnement étaient sélectionnés.

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En matière de compatibilité, la Kiss 1600 fait honneur à la réputation de la marque finlandaise. Parmi les formats vidéo acceptés, on trouve les Divx, Xvid, WMV et autres MPEG2 et MPEG4 dont les H.264 et AVC. En revanche, le .mov d'Apple est aux abonnés absents, et les fichiers qui portent cette extension ne sont tout bonnement pas indexés par la platine. Les renommer en .avi permet de les faire apparaitre dans la liste de lecture, mais un message indiquant que le codec n'est pas géré s'affichera en cas de tentative. Bien que l'on puisse parfois lire sur le Web que le Divx HD est pris en charge, nous avons pu vérifier que tel n'était pas le cas, et nous sommes d'ailleurs fait confirmer cette absence de compatibilité par le fabricant. Le format Nero Digital est quant à lui accepté, et Linksys fournit avec sa platine une version du logiciel Nero Recode que l'on pourra utiliser pour dompter les formats récalcitrants. Les sous-titres, .sub et .srt, sont très bien acceptés. En revanche, comme ses consœurs, la Kiss 1600 n'est pas capable de reconnaitre le format conteneur .mkv. Du côté de l'audio, la panoplie est plutôt complète avec, aux côtés des MP3 et autres WMA, la prise en charge des formats Ogg Vorbis et AAC LC.

Du côté du réseau, guère de surprise avec cette platine Kiss 1600 : le WiFi 802.11g montre bel et bien ses limites dès que l'on commence à s'intéresser à des contenus haute définition. Si des vidéos encodées en 720p à un bitrate relativement léger passent sans problème via une liaison sans fil, le câble Ethernet - ou l'alternative courant porteur en ligne (CPL) - s'impose dès que l'on souhaite s'attaquer à des contenus plus robustes. Tout comme Netgear, Linksys est un spécialiste du réseau qui dispose dans sa gamme de Routeurs et de points d'accès compatibles avec les spécifications préliminaires de la future norme 802.11n qui autorise à l'heure actuelle des débits théoriques allant jusqu'à 300 Mbps...

En résumé...

Si l'on compare la platine de Linksys à un produit comme l'Apple TV, on remarquera l'absence de disque dur et l'on regrettera l'austérité de l'interface. Hormis ces deux points, la Kiss 1600 n'a certainement pas à rougir face au boitier multimédia d'Apple : elle embarque un lecteur DVD et prend en charge une large variété de formats vidéo. Quant à l'absence de disque dur, on rétorquera que celui de l'Apple TV n'a qu'un intérêt limité dans la mesure où il ne permet pas de stocker des enregistrements. Silencieuse, relativement discrète, la Kiss 1600 remplit bien son rôle. Dotée d'une riche connectique, elle se tire correctement de la plupart des fichiers vidéo et affiche une belle qualité d'image, qui permettra de tirer parti sur son diffuseur HD des contenus disponibles, en attendant par exemple d'avoir choisi vers qui s'orienter entre le HD DVD et le Blu-ray... Reste un prix relativement élevé d'environ 280 euros.

Platines multimédia connectées

6

Les plus

  • Lecteur optique
  • Arborescence de fichiers
  • Connectique exhaustive

Les moins

  • Client logiciel indispensable
  • Avance rapide capricieuse
  • Télécommande peu ergonomique
  • WiFi 802.11g seulement

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Fonctionnalités9

Compatibilité8

Ergonomie7



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Comparez les prix de la platine Kiss DP-1600Première incursion de l'américain sur le terrain des platines connectées, l'EVA700 sortie fin 2006 n'avait pas vraiment remporté tous les suffrages, et le fabricant a désormais à cœur de faire oublier ce relatif échec avec un second modèle plus abouti et plus riche en fonctionnalités, l'EVA8000. Cette platine dépourvue de lecteur optique ou de disque dur repose désormais sur le système Windows Media Connect de Microsoft, et adopte une interface de type Windows Media Center. On retrouve la connectivité WiFi 802.11, un port Ethernet 10/100, et l'on inaugure quelques nouveautés bienvenues comme la possibilité de visionner les vidéos de YouTube directement sur son téléviseur. Suivez le guide.

Présentation physique et connectique

Autant dire les choses clairement, l'EVA8000 n'est pas un produit très sexy. D'une taille nettement supérieure à celle des deux autres platines étudiées dans cet article, elle se présente comme un parallélépipède anthracite de 43 cm de large, tout juste orné de quelques fioritures en façade ou sur le dessus. En façade, on trouve un large bouton de mise sous tension, un port USB et une sortie jack destinée au branchement d'un casque. On aperçoit également le récepteur de la télécommande infrarouge associée à l'appareil, ainsi qu'un logo mentionnant la présence d'une sortie HDMI.

La face supérieure est ornée d'un large logo Netgear en incrustation, tandis que les panneaux latéraux dévoilent quelques grilles destinées à laisser passer une partie de la chaleur générée par les composants. La face arrière réunit quant à elle l'ensemble de la connectique. Celle-ci se compose d'une sortie HDMI, d'un port Ethernet RJ45 et de sorties audio et vidéo variées : composite, composante, S-Video, coaxial numérique, optique, Péritel. Un deuxième port USB vient compléter celui qui est installé en façade. Enfin, on retrouve sur ce panneau arrière une prise destinée au cordon d'alimentation, dépourvu de transformateur comme la Linksys 1600. Netgear livre sa platine avec une large palette de câbles et de connecteurs, à commencer par un câble HDMI, contrairement à Linksys. Un bon point, qui mérite d'être souligné tant cette pratique est encore rare...

Deux pas de vis permettront à l'utilisateur d'installer les deux antennes orientables utilisées pour la connexion WiFi (802.11g) à 54 Mbps. On notera toutefois l'absence totale d'afficheur ou de dispositif de contrôle sur la platine : aucun voyant ou écran ne vous permet de vérifier le bon effet d'une commande et vous devrez pour cela vous fier uniquement à votre téléviseur.

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L'EVA8000 est accompagnée d'une télécommande bien conçue dont la partie supérieure est occupée par les touches de navigation. Le bas présente quant à lui un pavé numérique agrémenté d'une touche « Caps Lock », plutôt incongrue sur une télécommande mais finalement assez pratique lorsqu'il est nécessaire de saisir du texte ou une clé WEP à l'écran. Cette télécommande dispose également de quelques touches de raccourci qui permettent d'accéder directement aux menus relatifs à la musique, à la vidéo, ou au menu principal. Une touche TV Mode permet par ailleurs d'adapter l'affichage à la résolution de son diffuseur.

Mise en route et premiers pas

Bien que l'on puisse regretter que le mode d'emploi exhaustif ne soit qu'en anglais, les autres langues devant se contenter d'un simple guide de démarrage rapide, les utilisateurs ne devraient pas rencontrer de grandes difficultés à l'installation de cette platine. Une fois reliée à la télévision par la connectique adéquate puis au secteur, la platine démarre automatiquement, prodigue un petit avertissement sonore pour vérifier que les branchements sont bons puis offre différents menus didactiques pour les deux étapes du paramétrage que sont la résolution de votre diffuseur et la liaison au réseau. Dans le cas d'une connexion sans fil, il faudra choisir son réseau parmi la liste de ceux qui ont été détecté par la platine, puis saisir manuellement sa clé WEP ou WPA, ce qui se révèle un brin fastidieux à la télécommande mais n'a rien d'insurmontable. Si la fonction DHCP de votre routeur n'est pas activée, il faudra également saisir à la main les données comme l'adresse IP. Bien que pouvant fonctionner avec un ordinateur Mac, l'EVA8000 et ses airs de Media Center se destinent clairement aux utilisateurs de Windows. Précisons d'ailleurs que le composant Windows Media Connect, intégré dans le Windows Media Player 11 de Vista, est requis pour XP.

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Il est ensuite nécessaire d'installer un utilitaire fourni par Netgear sur son ordinateur, de façon à débuter l'indexation des fichiers qui seront partagés avec l'EVA8000. Ce logiciel, baptisé Digital Entertainer HD pour Windows, aura besoin de quelques minutes pour parcourir et indexer le contenu des répertoires que vous lui aurez indiqués. Une fois cette étape préliminaire franchie, les fichiers localisés sont accessibles depuis la platine. En cas d'ajout de nouveaux fichiers dans les répertoires en question ou de partage de nouveaux dossiers, il faudra relancer une indexation rapide depuis la platine. Celle-ci se fait rapidement, et ne nécessite pas le lancement manuel d'un client sur le PC où sont stockés les fichiers. On notera la possibilité de consulter depuis l'interface de l'EVA8000 la liste des répertoires partagés sur le réseau, ainsi que celle des différents serveurs de fichiers disponibles.

Interface, navigation et fonctionnalités

Principal atout de la platine pour certains, ou défaut rédhibitoire pour les réfractaires, l'interface et le fonctionnement au quotidien de l'EVA8000 s'appuient intégralement sur le système Windows Media Center de Microsoft. Il en résulte une certaine facilité d'utilisation, particulièrement si votre réseau est composé de machines et de périphériques UPnP (les NAS sont parfaitement reconnus et gérés). Les utilisateurs de Mac et autres ordinateurs équipés de Linux éprouveront en revanche quelques difficultés à intégrer cette platine dans leur réseau local, même si la chose n'a en théorie rien d'insurmontable.

Le menu principal de l'EVA8000 s'ouvre sur la liste des fonctionnalités qu'elle propose : lecture des fichiers accessibles depuis le réseau (Vidéos, Musique, Photos), programmation d'enregistrements sur un PC équipé d'un tuner TV, contenus en ligne (informations, météo, YouTube) et réglages divers. Si l'utilisateur a correctement indiqué sa ville de résidence lors de l'installation, un petit encart situé dans le coin inférieur droit de l'écran prodigue les dernières informations météo.

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Pour chaque type de média, l'interface de l'EVA8000 propose une navigation basée sur les différents critères disponibles dans les métadonnées des fichiers : albums, genre, année, réalisateur, etc. Une navigation chronologique (plus récent d'abord) ou géographique (succession des dossiers proposés sur le réseau) est également possible. Une fois défini l'un des critères, l'on accède à une liste de lecture dans laquelle on peut sélectionner un fichier ou lancer une lecture globale. Une option de lecture aléatoire est également proposée. Le lancement d'un fichier n'est quant à lui pas tout à fait instantané, même dans le cas d'une liaison intégralement filaire : d'une seconde pour l'ouverture d'une série de photos, à trois ou quatre secondes pour le lancement d'un film de 700 Mo, mais dans l'ensemble, la navigation au sein de fichiers déjà indexés par la platine se révèle fluide et plutôt agréable.

Avant de nous intéresser à l'interface de lecture d'un fichier, et tout particulièrement d'une vidéo, glissons un mot des services en ligne accessibles depuis cette EVA8000. Elle intègre en effet un lecteur de flux RSS. Un certain nombre de flux sont proposés par défaut, mais il est possible d'ajouter les fils d'information de son choix manuellement. Il faudra juste trouver le courage de saisir son adresse à l'aide de la télécommande.

L'interface de l'EVA8000 dispense également un accès à Flickr, le service d'hébergement photo de , mais aussi et surtout à YouTube, le célèbre portail de vidéo en ligne. Il est effectivement possible de visionner très facilement les contenus de YouTube sur son téléviseur et l'on retrouve la possibilité de chercher une vidéo par mots clé ou de consulter les vidéos les plus vues, les plus récentes, etc. Notons qu'un PC doit faire tourner une instance du logiciel Digital Entertainer HD de Netgear pour que YouTube soit accessible. Et au passage, ne nous leurrons pas : mieux vaut se tenir le plus loin possible de son écran lorsque l'on affiche une vidéo YouTube sur une dalle HD de 40 pouces... Néanmoins, il est plutôt agréable de ne pas avoir à se diriger vers son ordinateur pour montrer un clip amusant à des amis pendant l'apéritif.

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Comme la Kiss 1600, cette platine Netgear propose l'accès à un large catalogue de radios en ligne, à partir duquel on pourra déterminer ses stations favorites. On appréciera la possibilité d'effectuer une présélection parmi la liste des canaux selon le critère de la qualité d'encodage (moins de 32 Kbps, entre 32 et 64 Kbps, de 64 à 128 Kbps ou supérieure à 128 Kbps).

La proximité avec les utilitaires Media Center de Microsoft permet également de faire fonctionner en « cascade » différents appareils compatibles, et l'on pourra interrompre sa lecture dans une pièce pour la reprendre automatiquement sur un autre périphérique à l'instant même où l'on s'était arrêté. Un maximum de six « Media Center Extenders » peut théoriquement être géré par Windows Vista (édition familiale Premium ou intégrale).

Du côté de la navigation au sein des vidéos, on retrouve la quasi-totalité des fonctionnalités associées à un lecteur multimédia : il est par exemple possible de faire défiler la vidéo image par image, ou d'accélérer progressivement la lecture jusqu'à atteindre environ 60 fois la vitesse d'origine. Il nous faut toutefois déplorer, comme pour la Kiss 1600, l'impossibilité de se positionner directement à l'instant désiré lors de la lecture d'un film. Une pression sur le bouton Menu permet d'afficher les options liées à la lecture du film, dont la gestion des sous-titres, pendant que la lecture de celui-ci continue en mode fenêtré si on ne l'a pas mis en pause. Mieux, il est possible de naviguer dans ses fichiers, ou de consulter ses flux RSS, tout en gardant un œil sur la vidéo lue par la platine.

Lecture, compatibilité, transferts

L'EVA8000 de Netgear affiche une large compatibilité de formats, et l'on pourra ainsi lire sans difficultés des fichiers WMV, DivX, XviD, DivX HD et WMV HD, mais également des images DVD de type ISO ou des fichiers VOB. Les sous-titres sont correctement gérés, tout comme les fichiers de playlists de type PLS ou M3U. Du côté de l'audio, on retrouve les formats Microsoft ainsi que le MP3, l'AAC ou le Flac. Les fichiers protégés par DRM Microsoft peuvent être lus sur la platine, mais il faudra parfois procéder à d'obscures manipulations pour qu'ils soient correctement détectés. Du côté des photos, on retrouve sans surprise des formats traditionnels comme le JPG, le BMP, le PNG ou le TIFF.

Du côté des images DVD, on observe une prise en charge incomplète d'éléments comme les pistes audio supplémentaires ou le chapitrage mais dans l'ensemble, l'EVA8000 se tire plutôt bien de nos tests. Au nombre des lacunes, on relèvera donc l'Ogg Vorbis du côté de l'audio ou le conteneur MKV et les codecs Real ou du côté de la vidéo. Mais, bonne surprise : une version bêta du prochain firmware de l'EVA8000 intègre la gestion des MKV, ce qui ravira les amateurs. Il est encore trop tôt toutefois pour affirmer si les nombreuses spécificités du MKV seront totalement gérées... Netgear semble toutefois avoir pris le parti avec sa nouvelle platine d'écouter la communauté et de s'ouvrir à des formats vers lesquels d'autres ne vont pas, une attitude qui ne peut que lui valoir des retombées positives si l'effort est maintenu dans le temps.

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L'EVA8000 s'acquitte plutôt bien de la restitution vidéo, même si nous avons observé sur certains fichiers DivX de légers ralentissements que ne reproduisaient pas d'autres appareils, et ce alors que la platine de Netgear est capable d'afficher dans difficulté une vidéo 1080p à bitrate élevé. Le rendu nous a paru convaincant, quelque soit la source. Le constat est nettement positif du côté des photos, qui apparaissent comme gommées et altérées de criants artefacts de compression. On apprécie par contre de pouvoir naviguer sans problème dans ses images pendant qu'est lue une playlist.

En WiFi, les choses se gâtent, la faute à un contrôleur 54 Mbps qui montre vite ses limites et l'on se prend à espérer l'arrivée de DMA 802.11n. DivX et autres Xvid passent sans trop de problèmes lorsque la platine est séparée de l'émetteur d'une dizaine de mètres. La lecture d'une image DVD est également envisageable si votre environnement n'est pas trop soumis aux interférences, mais n'espérez décemment pas aller plus loin. La haute définition ne passera certainement pas par le sans fil tant que les spécifications de la future norme 802.11n ne seront pas implémentées dans des produits grand public. A ceux que le câble Ethernet rebute, il restera l'alternative CPL (Courant Porteur en Ligne).

En résumé...

La platine s'est révélée stable, à une ou deux exceptions près. Elle gère une variété de formats audio et vidéo satisfaisante et le fabricant semble parti pour que cette compatibilité soit étendue avec le temps. Les performances réseau n'ont rien d'exceptionnel mais sont finalement dans la lignée de ce que l'on est en droit d'attendre avec du WiFi 802.11g.

L'interface Media Center n'est sans doute pas du goût de tous, mais elle présente l'avantage d'être plutôt claire, et relativement fonctionnelle à défaut d'être vraiment « sexy » comme le sont celles de l'Apple TV ou de la DivX Box. Netgear ne commet pas l'erreur de s'enfermer trop étroitement dans l'écosystème Microsoft, et l'utilisateur confirmé découvrira avec plaisir qu'il peut par exemple obtenir une navigation respectant l'arborescence de ses fichiers ou mettre en place des partages SMB sans trop de difficultés. Restent un design assez peu attractif et surtout, un encombrement impressionnant pour un appareil à la fois dépourvu de disque dur et de lecteur optique.

Au final, Netgear parvient donc à effacer la déplorable impression que nous avait laissée son premier essai en matière de platine connectée. L'EVA8000 souffre toutefois d'un positionnement tarifaire relativement élevé, puisqu'elle se négocie actuellement sur le Web à un prix supérieur à 300 euros.

Platines multimédia connectées

6

Les plus

  • Cable HDMI fourni
  • Intégration à l'environnement Media Center
  • Simplicité d'emploi

Les moins

  • Taille très importante
  • WiFi 802.11g seulement

0

Fonctionnalités9

Compatibilité8

Ergonomie8



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Comparez les prix de la platine Netgear EVA8000

Présentation

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La DivX Box (comme beaucoup l'appellent) ou la Gejbox, figure en première position parmi la liste des prochains appareils liés à l'initiative « DivX Connected ». Derrière ce nom se cache un vaste projet développé par la firme DivX, créatrice du codec vidéo du même nom. Le « DivX Connected » est une plateforme qui vise à mettre sur pied des périphériques liés au support DivX en proposant un ensemble de technologies aussi bien aux développeurs qu'aux utilisateurs.

La DivX Box qui est le premier produit certifié et lié à « DivX Connected » est en réalité produite et développée par D-Link. Il suffit d'ailleurs d'observer la façade du produit pour le découvrir puisqu'on peut y lire : « D-Link DSM-330 » qui est en réalité la référence exacte de ce DMA (Digital Media Adapter).

Les entrailles de cette platine connectée sont composées d'une puce de décompression Sigma EM8620L-LF. Celui-ci prend notamment en charge la décompression des flux MPEG-4.10 (H.264), SMPTE 421M (VC-1), WMV9, MPEG-4.2 et MPEG-2.

Comme on peut le voir sur les photos, le DSM-330 intègre également une carte réseau WiFi (malheureusement limitée au seul 802.11g), quelques puces contrôleurs et mémoire. Bien loin d'être lourde et envahissante, cette machine affiche plutôt une conception assez simple et ce n'est pas un mal. Dépourvu de disque dur ou de véritable processeur général (CPU), le DSM-330 est entièrement silencieux car non équipé de ventilateur. En outre, il chauffe peu et consomme peu d'énergie.

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D-Link DSM 330 alias DivX Box : puce de décompression et carte WiFi


L'ensemble du produit présent un design relativement simple qui n'est pas sans rappeler celui d'un petit routeur. Le tout est composé d'une coque en plastique argentée / gris foncé et mesure 25,7 x 17 x 3,4 cm.

Côté connectique, la bête est assez bien fournie. On retrouve ainsi : une prise antenne WiFi (pour l'unique antenne orientable fournie), un port HDMI, une sortie audio numérique en SPDIF et en coaxiale, une sortie S-Video / RGB et péritel. On notera aussi la présence d'un port Ethernet et d'une prise secteur, ainsi que d'un bouton reset activable via l'utilisation d'une pointe de stylo.

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DivX Box D-Link DSM-330


En façade, l'ensemble est assez sobre. Le bouton d'allumage côtoie le logo D-Link, alors qu'on trouve un peu plus loin un unique port USB (qui ne sert pour l'instant qu'à des fins de diagnostic). On peut aussi noter la présence de deux diodes : l'une pour l'Ethernet et l'autre pour l'activité WiFi.

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L'ensemble est fourni avec un adaptateur secteur, une télécommande avec 2 piles AA, une antenne WiFi, un câble Ethernet, un câble HDMI, un câble péritel, des câbles composite, une notice d'utilisation et un CD fourni avec les logiciels nécessaires comme nous à le voir dans la partie qui suit.

Mise en place et installation

La DivX Box est appréciable dans le sens où son installation n'est vraiment pas fastidieuse. Ainsi, une fois déballée, il suffit de connecter l'appareil à une télévision (via un câble HDMI ou péritel) et de mettre le tout sous tension. La DivX Box se charge normalement de détecter automatiquement la résolution de votre TV, si ce n'est pas le cas il sera toujours possible de procéder à quelques ajustements.

Une fois ceci fait, il faudra se rendre le menu configuration (via le bouton Setup de la télécommande) afin de paramétrer votre réseau WiFi ou d'activer l'Ethernet, le cas échéant. La seconde étape consistera à installer le logiciel « DivX Connected » sur le ou les PC qui contiennent vos médias.

L'installation du logiciel est rapide et son paramétrage également. Ainsi, il suffit de spécifier les répertoires qui contiennent des vidéos, des musiques ou des photos pour que la plateforme DivX Connected se charge de les partager avec la DivX Box. Bien entendu, pour que cela fonctionne, les ordinateurs et la DivX Box doivent se trouver sur le même réseau local.

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Le logiciel DivX Connected pour PC est simple et (trop ?) sobre


Une fois la configuration initiale effectuée, il est tout à fait possible de modifier / ajouter ou supprimer à loisir la liste des répertoires partagés (il n'est pas possible d'effectuer à des arbitrages fichier par fichier).

Malheureusement, à l'heure actuelle, la solution n'est disponible que pour Windows. Toutefois à court terme une version Mac OS X serait prévue et on parle d'une possible mouture Linux pour un peu plus tard...

Après cette phase d'installation sur ordinateur, l'utilisateur peut accéder aux contenus des PC dotés du logiciel DivX Connected depuis la DivX Box, simplement en choisissant l'ordinateur de son choix dans la liste des « serveurs » de contenus disponibles (inutile de préciser que les ordinateurs devront rester allumés pour qu'il soit possible d'accéder à ces contenus). A noter que chaque serveur peut être librement nommé et associé à une pièce de la maison / appartement (chambre, salon, bureau ...).

Une fois le choix de serveur effectué, plusieurs menus s'offrent alors à l'utilisateur, nous allons à présent les détailler en même que l'interface du produit.

Interface, menus et fonctionnalités

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Globalement, l'interface du DSM-330 est assez réussie. Même si on n'atteint pas l'excellente interface de l'Apple TV, notamment à cause de très légères saccades dans les animations, on apprécie les couleurs et la qualité des graphismes affichés. Tout est très visuel et facilement identifiable et plutôt intuitif. On apprécie notamment le fait d'avoir un petit regroupement de ses photos pour présenter le menu, de même pour le menu musique ou vidéo...

De fait, tout se pilote très facilement à l'aide de la télécommande qui permet de choisir le menu dans lequel on souhaite se balader simplement en appuyant sur les boutons haut / bas. Ceci étant dit, nous allons maintenant nous attarder sur les différents menus proposés par le DMA :

Musique : il s'agit du premier menu qui s'offre à nous après avoir choisi son serveur de contenu. Comme vous l'aurez deviné, ce menu regroupe toutes les musiques que vous disposez sur votre / vos PC et que vous partagez depuis la solution logicielle DivX Connected.

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Par défaut, la DivX Box liste les morceaux par ordre alphabétique. A l'aide du bouton menu, il est aussi possible de filtrer par fichiers, genre, artiste... On retrouve aussi les classiques modes de lecture par hasard et répéter... Si vos fichiers audio sont bien renseignés, la platine dépourvue de lecteur optique peut aussi afficher les pochettes des titres. A ce sujet, sachez qu'il est tout à possible d'éditer les métadonnées des morceaux directement depuis le logiciel DivX Connected.

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A noter qu'il est tout à fait possible de lancer une lecture audio et de continuer de se balader dans d'autres menus, les touches de la télécommande « suivant / précédent » ou « pause » permettent d'ailleurs de modifier à n'importe quel moment la lecture en cours.

Video : globalement, cette partie est assez proche du menu musique. On y retrouve les vidéos disponibles à la lecture, lesquelles sont présentées sous la forme de vignettes fixes. Comme pour la musique, il est possible de filtrer par genre.

Pendant une lecture, il est tout à fait possible de procéder à des accélérations / retours (de 8 à 300x) ou de marquer des pauses. Chose intéressante, il est aussi possible d'accéder à un morceau de la vidéo en appuyant sur un chiffre de la télécommande (le chiffre 2 permet d'accéder au 2/10ème de la vidéo...).

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Par ailleurs, si jamais vous stoppez la lecture d'une vidéo à un moment bien précis, à la prochaine lecture de cette vidéo, le lecteur vous proposera de rependre la lecture là où elle s'était arrêtée ou de tout reprendre depuis le début. Ce petit plus est indépendant et propre à chaque vidéo.

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Photos : comme pour les vidéos, les photos sont présentées et regroupées sous forme de miniature. Il est bien entendu possible de faire défiler les clichés de façon automatique via un diaporama qui peut être agrémenté de deux effets de transition (dissoudre ou panneau / zoom).

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Malheureusement, pendant l'affichage d'une photo il n'est pas possible d'effectuer de zoom ou de rotation. Ces possibilités pourraient toutefois être rajoutées un peu plus tard via une mise à jour firmware. Enfin, précisons qu'il est tout à fait possible d'écouter ses morceaux de musique tout en visionnant des photos.

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Services : ce module permet d'accéder à des services supplémentaires via le Web. A l'heure actuelle, la DivX Box propose deux choix à ce niveau. Le premier permet d'accéder aux contenus vidéo distribués par la plateforme Stage 6 de DivX.

Pour ceux qui l'ignorent, Stage 6 est un équivalent de Youtube qui permet de profiter d'une qualité vidéo bien supérieure à celle du service de Google. On y trouve d'ailleurs des contenus en haute définition.

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En sus des vidéos proposées par les internautes, Stage 6 propose un système de « chaînes » qui permet notamment de profiter de bandes-annonces de film, de vidéos dédiées à certains thèmes / domaines (animation, manga...), à des clips musicaux en vidéo ou encore à des documentaires (comme ceux de National Geographic).

Chose intéressante, tous ces contenus vidéo de Stage 6 peuvent être visionnés en streaming, mais on peut aussi demander à la DivX Box de les télécharger. Dans ce cas, les fichiers sont stockés en local sur le PC qui fait office de serveur de contenu au moment où on demande le téléchargement. A ce sujet, sachez qu'à tout moment, on peut consulter la liste des téléchargements en cours depuis le DSM-330 simplement en se rendant dans le menu de Stage 6 et en appuyant sur la touche Menu afin de faire apparaitre la fenêtre « Manage Download ».

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Le second service proposé actuellement se nomme « Funspot ». Encore au stade de développement, ce service permet de profiter de petits jeux jouables directement depuis sa TV. Plusieurs jeux sont déjà proposés gratuitement comme Puissance4, Sokoban, Solitaire, Quizz Master ou BlockBuster.

Module d'extension : ce menu de profiter de programmes / applications supplémentaires directement depuis la DivX Box. Il s'agit là d'une des principales forces de la DivX Box. Difficile à deviner, la petite boite héberge également le moteur de rendu Web de Firefox. Grâce à cela, les développeurs peuvent créer très facilement des programmes adaptés à la DivX à l'aide des technologies Web. A l'aide d'instructions très simples, le développeur peut notamment programmer les touches de la télécommande afin de les adapter aux fonctions de son programme.

Dans ce registre d'applications supplémentaires, on trouve déjà une adaptation de Google Maps ou l'affichage de la météo. L'adaptation ou le développement de services pour la DivX Box étant très simple, une foule d'applications devrait logiquement débarquer quelques semaines après la sortie officielle du produit dans les magasins. Le processus d'installation devrait également être simplifié au maximum et devrait se résumer au lancement d'un simple fichier sous Windows par plug-in.

Connectivité, accès divers et compatibilité

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Comme nous l'avons précisé précédemment, la DSM-330 peut se connecter en WiFi ou en Ethernet. Comme souvent, on préfèrera la connexion en Ethernet quand cela est possible pour profiter d'un meilleur débit, d'autant que le WiFi se limite ici au 802.11g et peut se révéler un peu juste lorsqu'on est plusieurs à se connecter à un même réseau en WiFi ou lorsqu'on cherche à lire des contenus un peu lourds (principalement de la haute définition).

Au niveau compatibilité, on se limite aux essentiels : MP3 et WMA sans DRM / verrou numérique. Il faudra donc oublier les fichiers AAC (MPEG4) ou les fichiers Ogg. Par contre, bonne nouvelle, les listes de lecture .m3u sont bien gérées ! Elles s'affichent d'ailleurs sous forme de petits répertoires dans l'interface.

Pour la vidéo, nous avons réussi à lire en standard sans problème les vidéos DivX et XviD. Sur une dizaine de fichiers encodés dans ces formats, aucun n'a posé de souci particulier. Le DSM-330 peut aussi lire les fichiers WMV (sans DRM) sans problème. Pour la partie haute définition, le DivX en 720p est lu sans aucun problème. Pour les fichiers en plus haute résolution (1080i / 1080p), l'appareil s'appuie sur la puissance de votre PC pour la phase de compression. Par conséquent, il faudra un PC plutôt récent pour profiter de la vraie HD avec ce DMA. A titre d'information, sur un PC avec un Pentium 4 3,4 GHz, la lecture WMV 1080p était entachée de saccades assez importantes.

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Outre les formats que nous venons de citer, la DSM-330 ne sait malheureusement pas lire d'autres formats de fichiers comme des classiques .mov (Quicktime) ou des formats plus exotiques comme les .MKV.

Mais DivX travaille sur le sujet. Ainsi, grâce à une mise à jour du programme DivX Connected, la platine devrait être capable de décoder la plupart des formats existants ! Pour cela, le logiciel s'appuiera tout simplement sur le PC pour procéder à la décompression et au transcodage en temps réel de la vidéo. Une idée et une initiative très intéressantes que l'on ne peut que saluer !

En résumé...

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Attendue ce mois-ci au prix de 180 -190 euros, la DivX Box ou DSM-330 s'avère être l'une des bonnes surprises numériques de cette fin d'année. Certes, l'intérêt de la DSM-330 peut paraitre limité si vous disposez déjà d'une box multimédia d'un fournisseur d'accès (Freebox HD, Neuf Box, etc.). La DSM-330 s'avère toutefois un excellent produit pour remplacer avantageusement ce type de système avec une interface bien mieux pensée et plus agréable à l'œil avec davantage de services. L'une des grandes forces de la DSM-330 se situe d'ailleurs au niveau de ses possibilités d'évolutions via ses modules supplémentaires qui pourraient donner naissance à une véritable communauté de passionnés.

Les personnes dépourvues de « Box » de FAI peuvent quant à elles foncer. Elles ne seront certainement pas déçues, d'autant que la DSM-330 reste relativement abordable par rapport aux prestations qu'elle fournit. On aurait toutefois aimé pouvoir profiter d'une version plus évoluée avec, par exemple, disque dur intégré et possibilité de transfert en local et enregistrement de la TV, mais le prix n'aurait certainement pas été le même. La plateforme DivX Connected n'en est toutefois qu'à ses balbutiements et on attend maintenant avec impatience les prochains produits qui exploiteront ses possibilités qui amenées à évoluer avec le temps.

Platines multimédia connectées

8

Les plus

  • Interface / ergonomie
  • Très bonne compatibilité
  • Fonctionnalités nombreuses
  • Prix correct

Les moins

  • Pas de disque dur
  • Pas de lecteur optique
  • Pas d'enregistrement

0

Fonctionnalités9

Compatibilité9

Ergonomie9

Conclusion

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Si l'on devait définir le lecteur multimédia parfait, on demanderait sans doute un appareil connecté, pour lire les contenus distribués sur le réseau, doté d'un lecteur DVD pour une consultation directe ainsi que d'un disque dur permettant l'enregistrement des programmes TV. Difficile à trouver à l'heure actuelle, à moins d'opter pour un ordinateur de type Media Center équipé d'un tuner TV. Si l'on accepte de faire l'impasse sur l'une ou l'autre de ces fonctionnalités, l'offre actuelle propose tout de même quelques périphériques qui facilitent nettement la visualisation de fichiers multimédia sur son téléviseur.

Chez Linksys, on retrouve ce qui a fait la force de la marque Kiss, à savoir une large compatibilité au niveau des formats de fichiers, et une interface sobre mais efficace. Pour ceux qui considèrent que les raffinements cosmétiques ne valent rien face à cette bonne vieille arborescence de fichiers, c'est même le comble du bonheur. Le lecteur optique permet de remplacer son lecteur de salon vieillissant par cette Kiss 1600 sans en perdre le bénéfice principal, la lecture de CD et de DVD.

Netgear offre pour sa part un produit nettement mieux abouti que son premier essai en la matière. On apprécie notamment les différents services en ligne, comme l'accès à YouTube, même si l'usage, dans la pratique, restera sans doute anecdotique, ainsi que de ne pas avoir à lancer un client logiciel sur son PC pour lire les contenus qu'il héberge. L'interface présente pour sa part l'avantage de s'intégrer de façon cohérente dans la logique Media Center, même si l'on peut du coup lui reprocher un certain manque d'originalité. Un prochain firmware devrait toutefois nous offrir un habillage personnalisé, plus gai, ainsi que de nouveaux formats de fichiers, ce qui laisse penser que Netgear a l'intention de suivre son produit.

A l'inverse, D-Link et DivX ont pris le parti de proposer une interface originale, comme l'a fait avec son Apple TV. Très réussie sur le plan esthétique, elle souffre parfois d'un léger manque de réactivité. Outre son encombrement réduit, la DivX Box de D-Link offre la prise en charge d'un large éventail de fichiers, qui n'a pas fini de s'ouvrir puisqu'un système de transcodage à partir du PC hôte permettra de lire la quasi-totalité des formats existants. En revanche, il est impératif que le client logiciel reste actif, même pour la lecture de contenus qui seraient stockés à un autre emplacement du réseau local, contrairement aux Kiss 1600 et EVA8000, qui sont par ailleurs capables de tirer parti d'un partage Samba pour accéder à des fichiers du réseau.

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Les trois platines et leurs connectiques


Alors que Kiss se positionne aux alentours de 280 euros et que Netgear flirte avec la barre des 300 euros, D-Link parvient quant à lui à un prix au détail d'environ 190 euros, nettement plus attractif. Les DMA, ou Digital Media Adapter, restent une catégorie d'appareils encore relativement onéreux... Reste la question du possible « double emploi » ou de la concurrence des « box » proposées par les fournisseurs d'accès à Internet comme Free, Neuf Télécom / Cegetel / Club-Internet, Orange ou Darty...
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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