Le prix de l'encre est-il un frein à l'impression ?

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Le 22 novembre 2007
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Lexmark n'est pas le seul constructeur d'imprimantes friand d'études comportementales, du type de celle qui nous a appris que les Français ne lisent pas tout ce qu'ils impriment ou encore celle qui se penchait sur le temps de travail effectif des salariés Français et Européen. Dans la même veine, c'est aujourd'hui au tour de Kodak (en partenariat avec Ipsos) de s'intéresser à nos concitoyens sous l'angle des habitudes d'impression.

L'ancien géant de la photo, qui a fait cette année ses premiers pas dans le monde du jet d'encre avec des modèles d'imprimantes multifonctions particulièrement économiques à l'usage (voir cette brève), a sans surprise orienté son enquête sur le prix des consommables. Menée du 26 au 30 octobre 2007 auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 personnes âgées de 18 à 64 ans, cette étude met en évidence que le prix des cartouches est bel et bien un frein à l'impression.

Les résultats nous apprennent ainsi que 71% des personnes interrogées jugent le prix des cartouches trop élevées et que 39% vont jusqu'à déclarer que le coût de l'encre est « une arnaque ». Même si une partie du prix des cartouches s'explique par les coûts de recherche et développement et les technologies embarquées (les têtes d'impression par exemple), il suffit en effet de comparer les tarifs des consommables de marque avec les génériques (qui représentent à ce jour 10% du marché) pour regarder d'un oeil amer l'addition pour l'année dont la moyenne est de 115 euros. Le coût de l'encre a ainsi un impact direct sur la consommation et les usages : il a pour conséquence que plus d'une personne sur deux se restreint sur les impressions à la maison et qu'une personne sur trois n'imprime que le strict nécessaire. L'étude nous apprend également que plus de 60% des personnes surveillent leurs enfants afin de s'assurer qu'ils n'impriment pas trop et près de 20% ne les laissent même pas du tout utiliser l'imprimante. Autre conséquence moins glorieuse : le fait que beaucoup utilisent l'imprimante de leur travail pour imprimer leurs documents personnels, et ce alors que 38% seraient prêts à imprimer davantage à la maison si le prix des cartouches baissait.

Présent depuis la rentrée sur le marché du jet d'encre comme nous l'indiquions plus haut, Kodak a fait une entrée assez remarquée en s'attaquant directement au coût d'impression et en annonçant des économies de l'ordre de 50% sur tous les types d'impression. Ses multifonctions 5300 et 5500 peuvent par ailleurs être chargées pour 25 euros, soit un tarif raisonnable au regard des 40 euros et plus que nécessite souvent la recharge d'une imprimante jet d'encre couleur. Sachant que les trois critères les plus cités par les utilisateurs sont le coût à l'utilisation (29%), la qualité d'impression (19%) et la facilité d'utilisation (18%), on se dit que l'approche de Kodak n'est pas dépourvue de pertinence...

En guise de conclusion, on peut ainsi mentionner quelques-uns des résultats d'une récente étude Kodak/QualityLogic Webex qui confirme les coûts d'impression très bas des multifonctions Kodak comparées aux autres imprimantes du marché : 0,023 euros pour un tirage monochrome délivré par la 5300 contre 0,054 euros pour la Epson DX6000 ou encore 0,100 euro pour la Hewlett-Packard C5280. Pour ce qui est de l'impression de photos, les écarts restent bien réels, avec un coût de 0,096 euros pour la Kodak 5300 contre 0,167 euro pour la Canon MP600, 0,486 euro pour la Hewlett-Packard C5280, etc. Ce faisant, Kodak va-t'il réussir à faire réagir ses concurrents au point de les forcer à s'aligner sur ses prix bas ou bien restera-t'il le champion de l'impression bon marché ?
Modifié le 18/09/2018 à 15h11

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