Le hack de Binance a déjà marqué l'histoire. Et on le voit avec les milliards retirés par les clients une fois que c'était à nouveau possible !

Binance est la plateforme crypto la plus importante au monde. Elle est aussi depuis quelques jours la plus grande victime de l'histoire des cryptomonnaies, avec un hack qui a entraîné le siphonnage de près de 6 milliards de dollars. Pourtant, ce piratage, dont la Corée du Nord est soupçonnée, n'a pas encore entraîné de bank run massif, malgré le côté massif apparent des gros chiffres.
Plus de 4,7 milliards de dollars déjà repris par les clients après la réouverture des retraits
Quand Binance a découvert le hack, l'un des mesures prises en urgence a été le blocage des retraits des clients - le temps de reprendre le contrôle de la situation. Et après quelques jours, ceux-ci peuvent à nouveau retirer leur argent.
Et comme nous l'apprend Reuters, beaucoup ont profité de l'occasion pour retirer leurs billes. Depuis dimanche matin, ce sont ainsi près de 4,72 milliards de dollars en cryptomonnaies qui ont été sortis de la plateforme fondée par Changpeng Zhao.
La confiance en Binance persiste pour le moment
Pour autant, si les milliards ont de quoi faire tourner la tête, ce n'est pas un chiffre qui est en capacité aujourd'hui de faire du mal à Binance. Le géant de crypto a ainsi communiqué sur le fait que ces quasiment 5 milliards de dollars de retrait représentent à peine 2,8% de l'ensemble des actifs présents sur la plateforme.
« Cela n'a pas encore provoqué de panique généralisée ni de retrait massif et concentré » a ainsi expliqué le chercheur senior chez HashKey Group, Tim Sun. Si l'on devait prendre un point de comparaison pour comprendre la tranquilité actuelle, on peut rappeler l'affaire FTX, dont l'effondrement en décembre 2022 avait entraîné une immense panique dans le monde de la crypto. Binance, alors qu'elle n'était même pas la plateforme au centre de la crise, avait alors enregistré 6 milliards de dollars de retraits en 72 heures. Il y a donc de la marge.
Source : Reuters