Près de 100 000 kilomètres, 92 pays, six continents et plus de 300 recharges… L’ID. Buzz de Rainer Zietlow revient de son tour du monde avec un bilan plutôt étonnant. Et surtout, sa batterie affiche encore plus de 95% de son état de santé.

Faire le tour du monde en voiture électrique est déjà une sacrée aventure en soi. Le faire avec un véhicule de série, en traversant des régions où les infrastructures de recharge sont parfois inexistantes, l’est encore davantage. C’est pourtant le pari relevé par Rainer Zietlow au volant d’un Volkswagen ID. Buzz Pro.
Un périple de 445 jours, sur 92 pays et aucune panne
Parti de Hanovre le 1er juillet 2025, le pilote allemand est revenu à son point de départ ce 14 septembre 2026, après 445 jours de voyage et 99 767 kilomètres parcourus. Au total, l’ID. Buzz aura traversé six continents, avec 16 traversées maritimes à bord de porte-conteneurs et plus de 300 cycles de recharge.
Le périple n’a évidemment pas été un long trajet tranquille de borne rapide en borne rapide. En Zambie et en Tanzanie notamment, l’absence d’infrastructures adaptées a contraint l’équipage à recourir à des installations électriques nationales. De quoi mettre à l’épreuve la voiture dans des conditions très éloignées de celles rencontrées sur nos routes européennes.
Et le bilan mécanique annoncé par Volkswagen est plutôt aguicheur, puisque le constructeur annonce tout simplement aucune panne technique durant l’intégralité du voyage. L’ID. Buzz utilisé était pourtant parfaitement standard, avec sa batterie de 86 kWh nets et une puissance de recharge pouvant atteindre 200 kW.
Une batterie qui affiche 95,75% de santé
C’est d’ailleurs cette même batterie qui retiendra probablement le plus l’attention. Après son retour en Allemagne, le véhicule a été contrôlé par TÜV Nord, organisme allemand indépendant de contrôle et de certification, et son état de santé (SoH) atteint encore 95,75%.
Autrement dit, après quasiment 100 000 kilomètres et plus de 300 recharges réalisées dans des conditions particulièrement variées, la batterie conserve l’essentiel de sa capacité.
Comme le soulignent nos confrères d'Automobile Propre, il convient de rappeler un élément important, à savoir que ce résultat concerne un seul véhicule, dans le cadre d’un périple soutenu par Volkswagen. Il constitue donc un retour d’expérience intéressant certes, mais ne permet évidemment pas d’en déduire le comportement de toutes les batteries d’ID. Buzz.
Toujours est-il que pour un véhicule électrique soumis pendant plus d’un an aux routes, climats et infrastructures de six continents, le bilan a de quoi interpeller. Et accessoirement rappeler qu’une batterie de voiture électrique n’est pas forcément condamnée à perdre rapidement ses capacités dès lors que le compteur commence à sérieusement grimper.