« C'était ça ou mourir » est l'une des grands révélations de la rentrée littéraire. Mais il est aujourd'hui aussi attaqué pour un potentiel usage de l'IA dans sa création.

Le monde de l'édition n'échappe évidemment par à l'émergence de l'IA, avec des modèles qui savent de mieux en mieux écrire. On se souvient ainsi de la polémique qui avait entouré l'auteur Rie Kudan, dont le roman Tokyo-to Dojo-to (ou La Tour de la compassion de Tokyo), lauréat du prestigieux prix Akutagawa, avait été écrit à 5% par l'IA. Aujourd'hui, c'est une discussion de ce genre qui s'invite en France, cette fois avec avec le roman C'était ça ou mourir.
Le roman star C'était ça ou mourir a-t-il été écrit avec l'IA ?
C'était ça ou mourir, est le roman dont on parle partout en cette rentrée littéraire. Écrire par le Canadien d'origine haïtienne Thélyson Orélien, il a déjà reçu le Prix Fnac, et a été sélectionné pour concourir (notamment) pour le prix Goncourt, le Goncourt des Lycéens, le Prix Renaudot, le Prix Renaudot des Lycéens ou bien le Prix Femina 2026.
Mais, car il y a un mais, en ce début de semaine, un compte X (du nom de Balance ton Claude) affirme avoir passé le roman au détecteur d'IA Pangram. Et le résultat est à son avis sans appel : « nous avons testé plusieurs passages, à divers endroits du manuscrit, pour presque toujours le même résultat : 100% IA », affirme-t-il.
Chez Grasset, on ne veut pas donner du grain à moudre aux « haters »
De quoi créer un début de secousse dans le milieu de l'édition en ce début de semaine. Surtout que le compte X défend mordicus le détecteur Pangram, à son sens le plus fiable, avec un « taux de faux positifs […] de 0,0041%, soit environ un texte humain sur 24 400. Sur 996 273 textes antérieurs à 2022, Pangram en classe uniquement 14 (0,0014%) comme étant partiellement écrits par l’IA. »
Grasset de son côté, qui édite le roman, prend évidemment une position toute différente. La prestigieuse maison d'édition voit là simplement une campagne de dénigrement à laquelle elle ne veut pas donner d'importance. « Est-ce qu'on peut véritablement répondre à des haters ? Lorsque des campagnes se mettent en place et se déchaînent sur les réseaux c’est contre productif de rentrer dans la guerre » préfère-t-on minimiser du côté de la rue des SaintS-Pères.