C'est un divorce sans en être un, les deux marques resteront amies et surtout, partenaires. Nothing et CMF se séparent pour laisser plus de place à la branche entrée de gamme du constructeur londonien, avec l'Inde pour marché prioritaire.

Nothing se sépare de sa sous-marque CMF, l’annonce a été faite par Carl Pei sur X. Cette nouvelle organisation doit notamment donner à CMF davantage de contrôle sur le développement de ses smartphones et accessoires. La société ne fonctionnera ainsi plus simplement comme une sous-marque administrée par une entreprise britannique.
Nothing restera toutefois impliqué auprès de CMF
Cette séparation ne signifie cependant pas la fin des relations entre les deux entreprises. Nothing conservera une participation dans CMF et restera l’un de ses partenaires technologiques.
Les deux sociétés continueront notamment de collaborer sur le système d’exploitation, certaines technologies propriétaires et leur expertise en ingénierie. CMF pourra également continuer de s’appuyer sur les réseaux de chaîne d’approvisionnement déjà établis par Nothing depuis son lancement.
L'Inde comme nouvel eldorado pour CMF
Ce changement s’accompagnera d’une localisation en Inde d'une partie des activités d’ingénierie de CMF. Les équipes locales travailleront notamment sur l’architecture des châssis, les systèmes photographiques, l’optimisation logicielle et la conception des antennes. Selon Carl Pei, cette organisation doit également permettre à l’entreprise de renforcer son autonomie en matière de production.
Le choix de l’Inde est notamment lié au poids du pays sur le marché des smartphones et au développement de ses capacités de production. D’après les informations communiquées, près de 99 % des téléphones vendus dans le pays y sont assemblés, tandis que la demande intérieure annuelle dépasse 150 millions d’unités.
Carl Pei met également en avant la présence en Inde d’un important vivier d’ingénieurs logiciels et d’infrastructures dédiées au développement matériel. Les performances commerciales de CMF dans le pays font aussi partie des raisons avancées pour expliquer cette réorganisation.
Des objectifs ambitieux
À plus long terme, CMF vise 100 millions de smartphones par an, un chiffre audacieux. Atteindre ce volume pourrait lui permettre d’accroître son poids auprès de sa chaîne d’approvisionnement et de tirer les prix vers le bas dans les segments d’entrée et de milieu de gamme. Un choix appréciable dans un contexte de tensions sur la RAM et certains autres composants.