Dès le 1er septembre, une nouvelle aide financière sera accessible pour soutenir l'achat ou la location d'une voiture électrique d'occasion en France, sans condition de ressources. De quoi compenser, en partie, la disparition du bonus écologique.

Les véhicules électriques sont désormais assez nombreux sur le marché d'occasion, une aubaine pour les acheteurs à la recherche de bonnes affaires. © Adam Rhodes UK / Shutterstock
Les véhicules électriques sont désormais assez nombreux sur le marché d'occasion, une aubaine pour les acheteurs à la recherche de bonnes affaires. © Adam Rhodes UK / Shutterstock

Après la disparition progressive du bonus écologique et de la prime à la conversion, le marché de la seconde main électrique se retrouvait un peu orphelin d'aide nationale. Le gouvernement essaie donc de compenser tout ça en déployant, à compter du mardi 1er septembre 2026, un tout nouveau inédit, financé non pas par l'État mais par les fournisseurs d'énergie via les certificats d'économies d'énergie (CEE). Ouverte à tous sans plafond de revenus, cette prime cible les voitures 100 % électriques immatriculées entre 2017 et 2023, avec un coup de pouce supplémentaire prévu pour les professionnels de l'aide à domicile.

Voiture électrique d'occasion : les détails de la prime inédite qui prend vie dès le 1er septembre

Le grand flou se dissipe. Après la mort du bonus écologique et de la prime à la conversion, c'était silence radio du côté des aides à l'achat d'un véhicule électrique d'occasion. Fort heureusement, à partir du 1er septembre 2026, un nouveau dispositif change la donne, acté par un arrêté publié le 10 août 2026 et financé cette fois par les fournisseurs d'énergie via le mécanisme des certificats d'économies d'énergie (CEE), et non plus directement par l'État. Une bascule inédite, puisque c'est la toute première fois qu'un soutien financier national s'ouvre spécifiquement au marché de l'occasion électrique.

Pas question toutefois d'y prétendre avec n'importe quelle voiture. Le véhicule doit être 100 % électrique (comprenez donc que les hybrides restent à quai), il doit être immatriculé pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, et vendu ou loué par un professionnel de l'automobile habilité. Sa batterie, elle, doit conserver au moins 80 % de sa capacité initiale ou, à défaut, afficher une autonomie résiduelle d'au moins 200 km ou équivalente à 80 % de l'autonomie établie lors de l'homologation du véhicule.

La bonne nouvelle, c'est qu'aucune condition de ressources n'est exigée, et un même bénéficiaire peut solliciter le dispositif jusqu'à cinq fois d'ailleurs. En contrepartie, l'acheteur ou le locataire s'engage à garder son véhicule au moins trois ans. Quant au montant précis de la prime, il reste assez flou, car il dépendra de l'opérateur énergétique choisi, chacun fixant sa propre grille. Les fournisseurs qui proposeront concrètement l'aide ne sont d'ailleurs pas encore officialisés à ce jour, et la demande devra se faire directement auprès de celui qu'on aura sélectionné. En attendant, des professionnels du secteur (relayés par L'Argus et Consoglobe, avancent, sur la base du cours actuel des CEE, une fourchette non officielle comprise entre 295 et 380 euros environ, un ordre de grandeur à vérifier une fois les offres publiées, et à comparer soigneusement avant de signer.

© Alexander Fedosov / Shutterstock
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Un coup de pouce en plus pour les aides à domicile

Certains professionnels bénéficieront d'un traitement de faveur. Les aides à domicile et les services qui les emploient, dont les trajets quotidiens pèsent lourd sur le budget depuis la flambée des carburants, toucheront une majoration d'environ 2 000 euros par véhicule, en complément du dispositif de leasing électrique pour voitures neuves déjà ouvert à cette profession depuis le 16 juillet 2026. Le gouvernement veut constituer une flotte totale de 30 000 véhicules électriques pour les professionnels de l'aide à domicile.

La rallonge ne se fera pas automatiquement tout de même. Le véhicule concerné doit coûter 25 000 euros TTC maximum et peser moins de 1 800 kg en ordre de marche. Autre subtilité : la fenêtre est limitée dans le temps. Seuls les achats ou locations engagés avant le 1er janvier 2027, et finalisés avant le 1er juillet 2027, pourront en bénéficier.

Le gouvernement se vante ici d'un dispositif qui arrive en complément de l'aide au carburant pour les gros rouleurs, de la revalorisation des indemnités kilométriques et des salaires. Du côté du ministère des Transports, on assume vouloir démontrer que l'occasion électrique constitue désormais une solution crédible, aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels qui parcourent de longues distances. De quoi, espère l'exécutif, rendre l'électrique enfin accessible à celles qui sillonnent le pays au quotidien, comme les taxis, pour prendre soin des autres.