Duck.ai élargit son catalogue de modèles avec GPT-5.6 Luna par défaut et publie une enquête sur l'exposition des données personnelles dans les chatbots.

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Duck.ai monte en gamme. DuckDuckGo propose désormais GPT-5.6 Luna comme modèle par défaut, gratuit et sans compte requis. L'entreprise en profite pour alerter sur le peu de protection qu'offrent les plateformes d'IA grand public.

De GPT-3.5 Turbo à GPT-5.6 Luna : duck.ai change de dimension

Lorsque nous rapportions le lancement de Duck.ai, le service proposait GPT-3.5 Turbo, Claude 3 Haiku, Llama 3 et Mixtral 8x7B, sans collecter de données personnelles. Puis, GPT-4o mini est arrivé avec recherche web intégrée. Depuis, le catalogue s'est encore étoffé. Une mise à jour a ajouté GPT-4o, Claude 3.5 Sonnet et GPT-5.6 Luna, un modèle d'OpenAI. DuckDuckGo n'a pas communiqué officiellement sur le passage de GPT-5.6 Luna comme modèle par défaut, mais le sélecteur le présente comme l'option recommandée. Il s'agit du modèle le plus léger et le plus économique de la famille GPT-5.6 d'OpenAI. DuckDuckGo ne précise pas le temps de raisonnement alloué, mais le modèle se montre suffisant pour des usages quotidiens.

Rappelons que duck.ai agit comme intermédiaire entre l'utilisateur et le fournisseur du LLM. Le service retire les métadonnées permettant potentiellement d'identifier un internaute, notamment l'adresse IP. Les requêtes semblent ainsi provenir directement de DuckDuckGo. Aucun compte n'est requis, les conversations ne sont pas stockées par défaut, et les accords avec les fournisseurs interdisent l'entraînement sur les échanges des utilisateurs. Il est possible de changer de modèle en cours de conversation. Si Luna peine sur un prompt spécifique, l'internaute peut basculer vers Claude Haiku sans copier le contexte ailleurs.

Soulignons que l'anonymat ne remplace pas le chiffrement. Duck.ai ne protège que les métadonnées, pas le contenu des prompts. Pour les échanges sensibles, Proton propose Lumo, lequel repose sur un chiffrement zéro accès pour les conversations sauvegardées (un compte Proton gratuit est requis). Lumo héberge ses propres modèles open-source mais ne permet pas de basculer entre OpenAI et Anthropic. Même chose pour Confer qui mise sur le chiffrement de bout en bout et le calcul confidentiel, mais là aussi avec ses propres modèles. Là où Duck.ai garde son avantage, c'est donc dans la variété.

Confidences à un robot : ce que les utilisateurs ignorent

DuckDuckGo a publié une enquête menée auprès de 1 944 adultes américains entre le 17 et le 27 juin 2026. Près d'un tiers des utilisateurs d'IA (32%) affirment avoir confié à un chatbot quelque chose qu'ils n'ont partagé avec aucun proche, ami, collègue ou professionnel de santé. Chez les personnes se décrivant comme "fervents utilisateurs" de l'IA, ce chiffre grimpe à 56%. Les parents sont particulièrement concernés. 43% d'entre eux ont révélé à une IA des informations jamais confiées à un autre être humain, contre 25% pour les utilisateurs sans enfant à charge.

Le problème est que 53% des répondants ignorent ou ne sont pas sûrs que la plupart des chatbots utilisent les conversations pour entraîner leurs modèles. Seuls 25% savent que les échanges IA peuvent être réquisitionnés par la justice. Plus largement, 43% ne connaissent aucun des six faits de base testés dans l'enquête, lesquels couvrent notamment la réquisition par la justice, la divulgation publique lors de procédures légales, l'accès par l'employeur, les différences de confidentialité entre comptes gratuits et payants, ou la consultation des conversations par des employés.

Des fuites de données ont déjà rendu publiques des conversations privées, exposant noms, adresses et numéros d'identité. Une fois informées de ces pratiques, 58% des personnes se déclarent mal à l'aise avec l'utilisation de leurs échanges pour l'entraînement, dont 30% "très mal à l'aise".

La confiance n'est pas au rendez-vous et c'est plus globalement le principal problème des service IA. Seuls 14% des répondants font "majoritairement" ou "complètement" confiance aux grandes entreprises d'IA pour protéger leurs données. 39% n'ont aucune confiance en elles. D'ailleurs, au passage, le gouvernement américain inspire encore moins de confiance. 48% des répondants n'ont "aucune confiance du tout" en l'administration en place pour protéger leurs données. DuckDuckGo rappelle que les habitudes autour des chatbots sont encore récentes, et qu'il reste possible d'adopter des services au moins transparents sur leur gestion des données.

DuckDuckGo AI Chat
  • Confidentialité renforcée
  • Choix varié de modèles
  • Utilisation gratuite avec limites