Les serveurs IA de pointe sont au centre de toutes les convoitises, surtout à Taïwan. Pays où une nouvelle affaire montre à quel niveau certains intérêts peuvent aller pour s'emparer de ces précieux composants.

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Taïwan est aujourd'hui le centre du monde de la tech, avec son entreprises phare TSMC et son tissu industriel unique dans la production de puces. C'est là que les meilleurs serveurs utilisés dans le développement d'IA sont produits, et c'est donc là que l'on voit les plus grandes convoitises du secteur. De quoi obliger les autorités locales à être sur les dents, que ce soit dans le débauchage des talents, ou bien l'exportation illégale des serveurs IA.

Neuf personne inculpées à Taiwan pour exportation illégale de serveurs IA, dont des employés de NVIDIA et de SuperMicro

La Chine est aujourd'hui très contrainte par des interdictions d'importation touchant les meilleurs composants pour le développement de l'IA. Dès lors, certains acteurs au sein de ce pays sont très tentés de passer par des voies illégales afin de s'emparer des précieux composants.

La preuve avec cette histoire, dont Reuters se fait l'écho. On apprend ainsi qu'en début de semaine, les autorités taïwanaises ont appréhendé neuf individus pour exportation illégale de serveurs IA. Parmi les personnes mises aux arrêts, on retrouve un cadre de NVIDIA et deux employés du partenaire stratégique de cette firme, Supermicro.

© Rokas Tenys / Shutterstock
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130 serveurs B300 ont été commandés frauduleusement, et 74 sont arrivés en Chine

Ils auraient ensemble mis en place un réseau clandestin dont l'objectif était de contourner les interdictions américaines d'exportation, pour envoyer des serveurs IA en direction de la Chine. Ils auraient ainsi, à l'aide de faux documents, passé commande auprès de Supermicro pour 130 serveurs B300, qui étaient indiqués comme devant être installés à Taïwan.

Sur ce total, 74 serveurs auraient réussi à passer à travers les filets, et, passant par des étapes intermédiaires (Japon, Indonésie, Hong-Kong), auraient finalement atteint la Chine. Les 56 autres, officiellement destinés au Japon, ont été bloqués par les douanes taïwanaises, qui avaient repéré des anomalies administratives importantes.

Les prévenus « se sont entendus à différents niveaux pour réaliser d'énormes profits, en exportant illégalement des serveurs haut de gamme, ce qui a alourdi les coûts de mise en conformité des entreprises et porté gravement atteinte à l'image internationale de notre pays », résume la Justice taïwanaise.

Source : Reuters