Roland Lescure a renouvelé les excuses du gouvernement en rapport avec le piratage des impôts. Mais malgré le constat d'un niveau de sécurité trop faible, il veut avancer sur le tout numérique.

C'est le sujet chaud de ce mois d'août. Le piratage de Direction générale des Finances publiques (DGFiP) et le vol des données fiscales des Français a finalement révélé au grand public le côté extrêmement défectueux de la cybersécurité dans l'hexagone. Le ministre de l'Économie Roland Lescure reconnaît à son tour le problème, sans pourtant y voir une raison de mettre un arrêt sur la numérisation et la centralisation des données sensibles.
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Roland Lescure réitère « les excuses » du gouvernement
C'est le premier mot d'ordre du gouvernement en ce moment : s'excuser, pour le piratage des impôts. Ça a d'abord été le cas du ministre des Comptes publics David Amiel, puis aujourd'hui celui du ministère de l'Économie, Roland Lescure.
Il a ajouté vouloir reconnaître que l'on « n'est pas pas encore pas au niveau là-dessus. Franchement, il y a des investissements à faire. » Évoquant tous les défis politiques rencontrés durant les mandats d'Emmanuel Macron (Covid, Ukraine, Iran…), il décrit l'accumulation des cyberattaques récentes comme un « choc majeur. »
Le gouvernement dit qu'il n'est pas au niveau… mais défend la facture électronique
Pourtant, pourtant, si l'on reconnaît des erreurs passées du côté du gouvernement, ça ne serait pas une raison pour mettre en suspens d'autres grands projets de centralisation numérique des données. En l'espèce, on parle ici d'abord et avant tout de la facturation numérique, avec la première étape qui commence le 1er septembre prochain avec l'obligation appliquées aux entreprises de savoir recevoir des factures électroniques sur des plateformes dédiées, et d'émettre les factures sur les mêmes canaux pour les grandes entreprises et les ETI.
Roland Lescure a défendu le maintient de cette mesure en expliquant notamment qu'elle ne coûterait rien pour les petites structures, et surtout qu'il s'agirait ici « d'outils nouveaux ». Donc des outils qui, en sous-entendu, seraient plus difficiles à attaquer pour les pirates. On attend maintenant de voir si cette assurance sera justifiée dans les prochains mois.
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