Les fuites de données explosent en France. Et le régulateur du numérique veut sortir le bâton pour obliger les entreprises à améliorer leur sécurité.

Une semaine, un piratage ? Ce serait presque un slogan que l'on pourrait appliquer à la France, vu le nombre énorme de fuites de données que l'on enregistre depuis près de deux ans chez nous. Il y a quelques jours encore, c'étaient plusieurs grands noms du tourisme français qui étaient touchés, avec des millions de Français potentiellement impactés. De quoi finalement pousser les autorités, dont la CNIL, à réagir.
La CNIL va augmenter ses contrôles cybersécurité
Les choses doivent changer du côté des entreprises françaises, dont l'hygiène numérique de base laisse encore trop souvent à désirer, ce qui entraîne toutes ces fuites de données qui scandent l'actualité. « Personne n’est épargné. Les violations sont de plus en plus massives et impliquent souvent des prestataires » remarque la président de la CNIL, Marie-Laure Denis.
Alors le régulateur va sévir. Ce qui va d'abord passer par une augmentation des contrôles, selon Le Figaro. Les contrôles au manquements niveau cybersécurité, qui ont représenté 30% de ses contrôles l'an dernier, vont dorénavant passer à 50%. Les institutions privées comme publiques seront visées, avec une priorité donnée aux entreprises ayant la garde des plus grosses bases de données.

Des amendes plus nombreuses et plus lourdes à venir ?
Toujours d'après nos confrères du Figaro, la CNIL pourrait aussi imposer des amendes plus lourdes, et plus fréquemment, afin d'inciter les entreprises à mieux se protéger. La CNIL a, sur le papier, la possibilité d'infliger une amende pouvant aller jusqu'à 10 millions d'euros, ou 2% du chiffre d'affaires annuel (le plus fort montant étant choisi).
« De nombreuses procédures sont en cours, notamment auprès des collectivités territoriales, concernant des fichiers de l’État et des entreprises détenant un grand nombre de données » explique le directeur des contrôles et des sanctions de la CNIL, Victor Nicolle. Reste maintenant à savoir si cette sévérité accrue de la CNIL aura des effets, sachant qu'elle ne compte au total que 303 agents, pour des fuites de données dont le nombre a tendance à exploser.
Source : Le Figaro