9 ans après sa première présentation, le Roadster de Tesla n’a toujours pas montré le bout de son nez. Mais le constructeur s’apprêterait enfin à dévoiler sa supercar, avec une surprise dans son sac.

Le pitch donne envie : le Tesla Roadster sera un bolide capable de rivaliser avec les meilleures supercars du marché. Et beaucoup se sont laissés séduire, la marque enregistrant une pluie de réservations. Problème, elle n’a jamais pu livrer les premiers acheteurs puisque la date de lancement de la voiture électrique a été repoussée à 8 reprises, au moins.
Mais ce mois de mars, Elon Musk a finalement annoncé que le véhicule serait présenté officiellement « le mois prochain ». Toujours pas de Roadster à l’horizon, une situation qui devrait très prochainement évoluer, d’après The Information.
Une présentation depuis un site de SpaceX
Le média s’est en effet entretenu avec trois personnes proches du dossier, qui ont indiqué que Tesla préparait une démonstration sur le site d’essai de SpaceX, à McGregor au Texas, dès ce mois-ci. Car l’entreprise prévoirait ainsi deux versions du véhicule : un Roadster classique, et un modèle en édition limitée équipé de propulseurs à gaz froid développés par SpaceX.
Ce dernier ne serait évidemment pas homologué pour la route, avec un prix qui pourrait grimper à plusieurs centaines de milliers, voire de millions de dollars. Si de tels propulseurs sont censés lui permettre de décoller du sol comme une voiture « volante », ils lui fourniraient surtout un effet de lévitation. Le public devra très certainement se tenir à plusieurs centaines de mètres, tandis que le véhicule serait aussi piloté à distance.

Pas de garantie
Le design du Roadster a évolué à plusieurs reprises. Un temps inspiré de la Lamborghini Countach, il aurait ensuite pris pour référence le SR-71 Blackbird, cet avion espion ultra rapide de Lockheed. Un prototype roulant, à portes papillon, aurait vu le jour en 2025.
Reste à voir si ce véhicule comblera la lassitude de ceux qui attendent encore leur voiture. Car certains réservataires emblématiques, à l’instar du YouTubeur MKBHD ou Sam Altman, patron d’OpenAI, ont fini par annuler leur commande. Pour l’heure, le signe le plus tangible d’avancée reste le dépôt de nouvelles marques liées au Roadster au mois de mai. Mais nous n’avons aucune garantie que la présentation aura bel et bien lieu ce mois-ci.
- Intégration parfaite avec votre véhicule Tesla.
- Contrôle et gestion à distance.
- Permet de faire la mise à jour du véhicule.
Un propulseur à gaz froid est un système de contrôle qui éjecte un gaz sous pression à travers une tuyère, sans combustion. La poussée produite est faible mais très réactive, ce qui le rend utile pour stabiliser, orienter ou corriger rapidement un mouvement (principe courant en spatial). Sur une voiture, de tels jets pourraient fournir une force instantanée pour améliorer l’accélération, la stabilité ou générer un très bref “allègement” du véhicule. En contrepartie, il faut des réservoirs haute pression, une gestion fine des vannes et des sécurités strictes, car l’énergie stockée et le souffle des jets peuvent être dangereux à proximité. Ce type de dispositif n’a rien d’un “moteur-fusée” classique : c’est surtout un système de poussée ponctuelle, limité par la quantité de gaz embarquée.
L’homologation routière impose de respecter des règles de sécurité (chocs, protections des usagers, freinage, bruit), mais aussi de maîtriser les risques liés aux composants sous pression. Des réservoirs haute pression et des jets de gaz dirigés vers l’extérieur posent des enjeux spécifiques : danger pour les piétons, projection de débris, instabilité, et comportement difficile à certifier dans toutes les situations. Les autorités demandent aussi des garanties sur la fiabilité, les procédures de maintenance, et la sécurité en cas d’accident ou d’incendie. À cela s’ajoutent des contraintes d’usage (zones d’exclusion, distance de sécurité) incompatibles avec une circulation ouverte. Résultat : un tel système a davantage de chances d’être cantonné à des démonstrations ou à un usage sur site fermé.
Piloter une voiture à distance consiste à envoyer des commandes (direction, accélération, freinage) via une liaison radio, tout en récupérant en retour de la télémétrie et éventuellement de la vidéo. Le point critique est la latence et la fiabilité du lien : un délai ou une coupure peut rendre le contrôle dangereux, surtout à haute vitesse. On met donc en place des sécurités “fail-safe” (freinage automatique, arrêt contrôlé, zones géofencées) et une redondance des communications. Autre enjeu majeur : la cybersécurité, car une commande à distance doit être chiffrée et authentifiée pour éviter toute prise de contrôle. Enfin, la réglementation et les assurances encadrent fortement ce type d’opération, généralement réservé à des environnements privés et balisés.
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