Samsung a finalement renoncé à réintroduire l’ouverture variable sur ses futurs Galaxy S27, malgré un développement mené depuis plusieurs mois avec ses partenaires. Une décision qui intervient alors qu’Apple s’apprête justement à introduire cette technologie sur l’iPhone 18 Pro.

Le successeur du Galaxy S26 n'aura finalement pas le droit à un nouvel objectif photo © Marc Mitrani pour Clubic
Le successeur du Galaxy S26 n'aura finalement pas le droit à un nouvel objectif photo © Marc Mitrani pour Clubic

L’ouverture variable avait tout pour devenir l’argument photo phare des Galaxy S27, présentés comme la réponse coréenne à l’iPhone 18 Pro d’Apple, qui doit justement inaugurer cette technologie cette année. Samsung avait discrètement engagé son développement avec plusieurs fournisseurs de modules caméra, laissant entrevoir un retour très attendu par les amateurs de la marque. Ce projet vient pourtant d’être définitivement écarté, révèle le média coréen ETNews, citant des sources industrielles.

Un développement mené en coulisses, finalement abandonné

Selon ces informations, Samsung avait travaillé sur cette technologie aux côtés de Samsung Electro-Mechanics et McNex, deux fournisseurs spécialisés dans les modules caméra. Le secteur y voyait un signal clair d’une intégration prochaine sur le capteur principal des futurs smartphones Galaxy. La décision de ne pas aller plus loin met un terme à ces spéculations : les Galaxy S27, attendus au premier semestre 2027, ne disposeront pas de cette fonctionnalité.

L'’ouverture variable permet d’ajuster la quantité de lumière atteignant le capteur photo, en réduisant l’exposition en plein jour et en la maximisant la nuit. Elle offre également un meilleur contrôle de la luminosité et de la profondeur de champ, pour des clichés plus nets et plus précis. Samsung n’en est pas à sa première tentative sur ce terrain : la marque avait déjà équipé les Galaxy S9 et S10, en 2018 et 2019, d’un système à deux niveaux d’ouverture, avant d’y renoncer à partir de 2020 au profit de corrections purement logicielles.

Un coût de fabrication élevé pour un résultat jugé limité

Deux raisons principales expliqueraient ce renoncement. D’une part, l’intégration d’un nouveau composant mécanique complexifie la fabrication, augmente le coût de production et épaissit le module photo, un compromis délicat à assumer dans un marché où la finesse des appareils reste un argument de vente. D’autre part, Samsung aurait jugé que l’effet fonctionnel de l’ouverture variable restait limité à l’échelle d'un capteur de smartphone, insuffisant pour justifier sa réintroduction.

Un responsable du secteur des composants électroniques cité par ETNews apporte un éclairage supplémentaire : la flambée récente du prix des puces mémoire aurait renforcé la pression tarifaire sur l’ensemble des autres composants d'un smartphone. Dans ce contexte, la performance photo ne figurerait plus parmi les critères prioritaires des consommateurs au moment de choisir leur téléphone, ce qui rendrait d’autant plus difficile la justification d'une technologie coûteuse et à l’utilité jugée marginale.

Apple, de son côté, aurait fait le pari inverse en misant sur cette même technologie pour ses iPhone 18 Pro et Pro Max. De quoi transformer l'ouverture variable en argument de différenciation exclusif pour la marque à la pomme, du moins jusqu’à ce que Samsung change à nouveau d'avis, comme il l'a déjà fait par le passé sur ce même sujet.

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