Intel n'y va pas avec le dos de la cuillère pour promouvoir sa nouvelle puce Arc G3 Extreme qu'il voit nettement supérieure au Ryzen Z2 Extreme d'AMD.

C'était attendu. Le Computex 2026 aura bien été l'occasion pour Intel de lancer la campagne de promotion de son Arc G3 Extreme, la puce Panther Lake qu'il prépare pour la « nouvelle génération de consoles portables ». AMD est très clairement dans le colimateur d'Intel.
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Intel met les pieds dans le plat…
Cela fait maintenant deux mois que l'on parle régulièrement des processeurs Panther Lake qu'Intel destine au marché dit du « handheld gaming » ou, en bon français, les consoles portables.
Sans surprise, Intel a donc débuté son Computex 2026 sur les chapeaux de roue en détaillant précisément toutes les caractéristiques techniques de sa, non de ses puces, les Arc G3 et Arc G3 Extreme… Une distinction qui rappelle celle opérée par AMD sur ses Z2 et Z2 Extreme.
En revanche, contrairement à ce que fait AMD, la distinction entre les deux variantes de l'Arc G3 est bien plus ténue. Côté CPU, les deux puces semblent même identiques : 14 cœurs/14 threads et 12 Mo de cache avec, simplement, 100 MHz de différence en boost (4,7 GHz contre 4,6 GHz).
Côté NPU, Intel parle de la même solution, donnée pour 46 PTOPS, et c'est le GPU qui fait la différence. L'Arc G3 dispose d'un Arc B370 avec 10 cœurs Xe, une fréquence maximale de 2,2 GHz et une puissance de 90 PTOPS. De son côté, l'Arc G3 Extreme profite d'un Arc B390 avec 12 cœurs Xe,une fréquence de 2,3 GHz et une puissance de 113 PTOPS.
… et semble pulvériser le Z2 Extreme d'AMD
Intéressante, la fiche technique des deux puces ne donne toutefois qu'une très vague idée de ce qu'elles ont dans le ventre. Intel se devait donc d'aller plus loin et le reste de la présentation a de quoi enthousiasmer les joueurs.
Dans un premier temps, Intel a donc égrené les avantages de ses solutions Arc G3 par rapport à une concurrence qui n'est tout d'abord pas nommée, mais il n'est pas besoin d'être grand clerc pour comprendre qu'AMD et ses Z2 / Z2 Extreme sont visés : la concurrence serait largement battue aussi bien côté performances que sur le plan de l'autonomie.
Arc G3 Extreme vs Core Ultra 7 258V : 44 % de mieux pour le premier. ©Intel
Les premières diapositives chiffrées faisaient toutefois abstraction des puces AMD pour se focaliser sur la comparaison avec les anciennes puces Intel et, en l'occurrence, le Core Ultra 7 258V. Logiquement, c'est l'Arc G3 Extreme qui prend l'avantage, et de manière assez nette. Soulignons toutefois que ce dernier est ici donné pour un TDP de 35 watts quand le Core Ultra 7 258V est bloqué à 30 watts. Cela n'explique pas tout, mais tout de même.
Arc G3 Extreme vs Z2 Extreme : 42 % de mieux pour le premier. ©Intel
C'est ensuite que les choses sérieuses commencent. En deux diapositives, Intel pulvérise ni plus ni moins le Z2 Extreme. Bien sûr, il faut garder à l'esprit que ce sont des mesures réalisées par Intel, dans des conditions définies par Intel. Reste qu'à 35 watts, l'écart de performances est d'au moins +10 % (sur Hades II) et grimpe jusqu'à +85 % sur les jeux Dying Light: The Beast et Diablo IV. Très impressionnant.
Dans un second temps, Intel s'amuse à changer de paradigme : il n'est plus question de comparer les performances à puissance égale, mais de voir ce qu'il faut comme puissance à l'Arc G3 Extreme pour garder les performances du Z2 Extreme. Intel arrive à la conclusion qu'à une puissance de 17 watts, l'Arc G3 Extreme est au coude-à-coude avec le Z2 Extreme calé, lui, sur une puissance de 35 watts ! La comparaison commence à faire très mal.
Pour enfoncer le clou, Intel s'est amusé à bloquer la puissance des deux puces à 12 watts. Bien sûr, la firme américaine savait déjà que son Arc G3 Extreme allait bien mieux s'en sortir. Les résultats sont éloquents avec une moyenne de +37 % à l'avantage de l'Arc G3 Extreme.
L'Endurance Gming évoqué par Intel : pour des sessions bien plus longues. ©Intel
Bien sûr, le test à 12 watts n'est pas là par hasard. Il sert à appuyer le discours d'Intel qui cherche à lancer l'idée d'« endurance gaming » : grâce à cette puissance de 12 watts, il devient possible d'étendre considérablement la durée des sessions avant d'avoir besoin de recharger la console de jeu.
Là encore, il nous faudra vérifier cela avec nos propres tests, mais le fait est que les résultats présentés par Intel sont épatants. Entre le mode « regular » et le mode « endurance », on peut compter sur un doublement de la longueur des sessions sur des jeux exigeants (Forza Horizon 6) et aller jusqu'à un triplement sur des jeux plus légers (Team Fortress 2).
Source : VideoCardz