Qui est donc le fondateur du Bitcoin, Satoshi Nakamoto ? Une enquête du New York Times croit avoir trouvé son identité, en s'appuyant sur certains éléments intéressants !

Dans le monde de la cryptomonnaie, il y a un secret unique qui reste toujours aussi mystérieux : l'identité de Satoshi Nakamoto, le créateur du Bitcoin. Il n'est ainsi pas rare d'entendre parler, à intervalles réguliers, d'une enquête qui pense enfin avoir décroché le gros lot. À la fin 2024, un documentaire de la HBO désignait ainsi Peter Todd comme le Satoshi le plus vraisemblable. Cette fois, un journaliste éminent du New York Times a une autre piste à proposer.
Un vocabulaire particulier, qui trahirait Adam Back
John Carreyrou, lauréat du prix Pullitzer et journaliste au New-York Times, a voulu à son tour découvrir l'identité de Satoshi Nakamoto. Et pour ce faire, il s'est concentré sur la figure d'Adam Back, programmateur britannique qui est dans l'aventure Bitcoin depuis le début, et dont les dénégations enregistrées dans le documentaire de la HBO lui semblaient suspectes.
Il a ainsi commencé par analyser le vocabulaire de Satoshi Nakamoto, que l'on retrouve dans ses emails, ses message sur BitcoinTalk ainsi que dans le livre blanc du Bitcoin. « Ma liste a fini par compter plus d’une centaine de mots et d’expressions, occupant plusieurs pages de mon cahier. Parmi ceux qui ont retenu mon attention : "dang" ; "backup", utilisé comme verbe en un seul mot ; "human friendly" ; "on principle" ; "burning the money" ; "abandonware" ; "hand tuned" ; et "partial pre-image" » a-t-il ainsi expliqué.
Il a ensuite utilisé une fonction de recherche avancée sur X pour comparer ce vocabulaire avec les messages postés par la douzaine de personnalités le plus souvent suspectées d'être Satoshi Nakamoto (tout en précisant que toutes n'avaient pas un compte X). Et là, un résultat donnait de très loin les meilleures similitudes : Adam Back.
L'analyse stylométrique ambivalente
Autant dire que les doutes du journaliste ont dès lors été renforcés, et ce, d'autant plus qu'Adam Back faisait partie, comme Satoshi Nakamoto, du mouvement cyberpunk. Il a ainsi fait appel à l'analyse stylométrique pour avancer sur son dossier.
« La méthode la plus fiable pour identifier les auteurs est la stylométrie, qui mesure la fréquence et l'espacement des mots fonctionnels tels que "le", "et", "de" et "à" afin d'établir l'empreinte stylistique d'un auteur » a-t-il ainsi indiqué. Et là encore, c'est Adam Back qui a été la personnalité apparaissant comme étant le plus vraisemblablement à l'origine des écrits de Satoshi Nakamoto.
Reste que, selon le spécialiste qu'il a sollicité pour l'occasion, les analyses ne pouvaient être considérées comme concluantes. « L'écart n'était pas très important et M. Finney arrivait en deuxième position, à quelques voix près. En fait, a-t-il ajouté, la différence entre les deux était à peine perceptible » avoue le journaliste. Il indique tout de même qu'Adam back avait déjà évoqué la stylométrie en 2020, pour expliquer que Satoshi Nakamoto évitait « des fioritures émotionnelles, des adjectifs superflus et des digressions pour réduire le risque lié à la stylométrie. » Ce dernier aurait-il ainsi cherché à couvrir ses traves depuis le commencement ?
Source : New York Times
