Depuis plusieurs semaines, des milliers de conducteurs ne peuvent plus connecter leur téléphone en voiture. Google sort enfin de son silence.

Le bug traîne depuis début mars 2026. Google a commencé à déployer une mise à jour corrective pour Android Auto. La confirmation vient directement d'un courriel envoyé par Google au média Android Authority, sans communiqué public ni mise à jour de la page d'assistance. Pour les utilisateurs français, le déploiement mondial est en cours.
Android Auto en panne : des déconnexions en boucle sur les smartphones les plus récents
Les témoignages ont d'abord afflué sur les forums Samsung. Les propriétaires de Galaxy S26, surtout la version Ultra, décrivaient un scénario identique : connexion, déconnexion après quelques minutes, reconnexion, nouvelle coupure. La boucle était sans fin, en filaire comme en sans fil.
Comble, les Google Pixel n'ont pas été épargnés. Après la mise à jour de mars 2026, les Pixel 8, 9a, 9 Pro XL et Pixel 10 exigeaient un déverrouillage manuel à chaque branchement USB. Le coupable probable : la fonctionnalité « Advanced Protection » d'Android 16. Cette couche de sécurité bloque les connexions USB non autorisées. Le problème, c'est qu'elle bloque aussi Android Auto.
Le phénomène n'est pas isolé. Des modèles Motorola sont également concernés. Les rapports couvrent toutes les marques de véhicules, de Honda à Toyota en passant par BMW. Quand le bug touche autant de configurations, la voiture n'est pas en cause. Les solutions de contournement proposées sur Reddit (réinitialisation, vidage du cache, retour à une ancienne version) n'ont donné que des résultats aléatoires.
Pourquoi ce bug revient à chaque génération de smartphone
Ce n'est pas la première fois que des mises à jour cassent Android Auto. En 2024, la fonction Auto Blocker de Samsung avait provoqué exactement le même type de panne. Le Galaxy S25 avait connu des dysfonctionnements similaires à son lancement. Le schéma se répète à chaque cycle : nouveau téléphone, nouvelle couche de sécurité, nouveau conflit avec le système embarqué.
Le vrai problème est structurel. Android Auto dépend d'une chaîne de compatibilité longue et fragile. Le système d'exploitation du téléphone, la version d'Android Auto, le protocole USB du véhicule et les politiques de sécurité doivent tous s'accorder. Dès qu'un maillon change, tout peut casser. Google teste sur Pixel, Samsung empile ses protections, et les 250 millions d'utilisateurs d'Android Auto servent de cobayes involontaires.