La Free cloud alliance lance une solution open source

30 mars 2010 à 12h01
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Quatre éditeurs de solutions libres viennent de fonder la Free Cloud Alliance, selon un communiqué de ce matin. C'est la « première initiative de cloud computing libre qui propose une offre globale réunissant l'IaaS (infrastructure en tant que service), le PaaS (plate-forme en tant que service), et le SaaS (logiciel en tant que service). » Avec ses solutions entièrement libres, la Free Cloud Alliance souhaite donc viser le marché porteur du cloud computing privé pour les professionnels.

Parmi les quatre fondateurs, on trouve Ielo, qui gère des infrastructures Internet et des solutions d'externalisation, Mandriva, éditeur de la distribution Mandriva Linux (ex-Mandrake), Nexedi, éditeur du progiciel de comptabilité ERP5, et TioLive, spécialisé dans les solutions applicatives hébergées en mode SaaS sur une plate-forme de cloud computing.

La solution proposée par la Free Cloud Alliance repose donc sur les différentes technologies utilisées par les partenaires : Xtreem Storage Server (un serveur de stockage), Block Storage Server (un serveur de réplication des données de stockage pour les machines virtuelles), Neo Storage Server (un serveur de stockage transactionnel), Nifty Virtual Datacenter ( une solution IaaS), SLAP Cloud Engine (SCE, qui peut gérer les gains de puissance entre machines inactives et demandeuses de ressources), et la plate-forme TioLive OEM, qui offre la solution finale de PaaS.

Pour Jean-Paul Smets, PDG de Nexedi, l'intérêt du cloud n'est plus à démontrer : « ça ne fait pas plaisir à un certain nombre d'opérateurs et de grands comptes que leur valeur ajoutée se barre chez Google, ou de perdre des marchés à cause de mails lus dans le cadre du Patriot Act, comme un groupe militaire français qui a perdu un marché au Brésil pour un mail qui avait transité sur un webmail. Ces grands comptes veulent garder le business, y compris le cloud, qui sert à payer moins d'informaticiens pour faire tourner l'informatique d'entreprise. » Selon le PDG de Nexedi, une solution libre se justifie pleinement dans ce cadre, pour la transparence, et la garantie de libre concurrence : « en cas de contentieux en justice par exemple, on doit parfois prouver que tel mail a été envoyé à telle heure. C'est beaucoup plus difficile si on n'a pas accès aux données et aux logs. »

Jean-Paul Smets voit une autre idée derrière le cloud : la réduction des coûts. « En mode traditionnel, on a besoin d'un informaticien pour déployer et configurer un poste ERP5. Avec TioLive, on peut gérer 7 000 déploiements avec deux temps pleins. Plutôt que de payer des ingénieurs à configurer, il vaut mieux payer des ingénieurs à développer un logiciel qui configure automatiquement. »
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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