Olympus Pen E-P2 : évolution en réponse au GF1

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Le 05 novembre 2009
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Olympus a aujourd'hui annoncé un nouveau représentant de ce qui est amené à devenir une gamme, le Pen E-P2. Ce nouveau modèle, qui tient plus de l'évolution que de la révolution, complète mais ne remplace pas l'E-P1, le premier micro four thirds lancé il y a cinq mois. Il corrige certaines des lacunes de ce dernier en reprenant voire améliorant certains des points forts de son concurrent direct, le Panasonic Lumix GF1 lancé entre temps.

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L'E-P2 bénéficie désormais d'un viseur électronique qui, s'il est amovible, se paie le luxe d'être livré en standard, contrairement à celui du GF1 qui est optionnel. Ce luxe a toutefois un prix puisqu'à offre équivalente, l'Olympus est 200 euros plus cher que le Panasonic. Ce VF-2 orientable affiche néanmoins une impressionnante définition SVGA (1,44 millions de points) si confortable qu'il n'a pas à rougir face à une véritable visée réflex. Il prend place dans la griffe porte flash et se connecte à un port d'extension dont l'E-P1 était dépourvu. En comparaison, l'écran dorsal qui se cantonne toujours à une grossière définition de 230 000 points fait peine à voir. L'utilisation de ce viseur externe imposant se fait toutefois au détriment de l'un des principaux attraits de cet appareil photo micro four thirds, sa compacité.

En marge de cette nouveauté qui ravira les photographes de la vieille école, le nouveau réflex compact d'Olympus bénéficie également d'améliorations sur le plan technique. La fonction d'enregistrement vidéo, toujours en 720p, est désormais débrayable, tandis qu'un accessoire à glisser dans la griffe porte flash permettra d'améliorer la prise de son. Un adaptateur pour microphone externe, livré avec un microphone stéréo et une rallonge, sera effectivement proposé en option. Les fonctions créatives intégrées à l'appareil sont quant à elles enrichies d'un mode « i-Intensité » qui met en valeur le sujet photographié en intensifiant ses couleurs, d'un filtre « traitement croisé » qui reproduit une technique de développement argentique et d'un filtre « bascule et décentrement » qui joue artificiellement sur la profondeur de champ pour créer l'illusion d'avoir photographié un monde miniature.

L'autofocus qui aurait pourtant gagné à être amélioré n'a droit qu'à un nouveau mode AF Tracking qui permet à l'autofocus de suivre un sujet en mouvement. La sortie HDMI est enfin compatible avec la norme CEC qui permet par exemple de contrôler un diaporama directement depuis la télécommande de sa télévision.

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L'Olympus Pen E-P2 reprend par ailleurs l'essentiel de la fiche technique de l'E-P1 et on retrouve en particulier le même capteur stabilisé de 12,3 millions de pixels de son prédécesseur. Le boitier, toujours dépourvu de flash, est quasiment identique et ne se distingue de l'E-P1 que par son port d'extension et sa couleur noire.

L'E-P2 sera décliné en deux kits et ne sera dans un premier temps pas vendu nu, bien qu'Olympus insiste sur sa compatibilité avec de nombreux objectifs existants. Un kit avec l'objectif 14-42 mm et le viseur électronique sera ainsi vendu 1 000 euros, un autre kit avec l'objectif 17 mm et le viseur le sera pour 1 100 euros.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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