Intel et graphique: retour sur l'IDF, avis d'expert

28 septembre 2009 à 04h54
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Alors que l'IDF a fermé ses portes en fin de semaine dernière, il est l'heure de dresser un premier bilan, particulièrement du côté du graphique et des ambitions d'Intel en la matière. Si jusqu'a présent Intel était un acteur incontournable de ce secteur, grâce à ses solutions d'entrée de gamme intégrées à ses chipsets, les fameux IGP (Integrated Graphics Processor en anglais dans le texte), le fondeur entend opérer une évolution assez radicale de ce côté là. Rappelons pour ceux qui n'ont pas suivi, qu'à partir de l'architecture Westmere, les processeurs Clarkdale et Arrandale, tous deux gravés en 32nm, intégreront un contrôleur graphique.

Celui-ci sera dans un premier temps soudé sur la puce aux côté du die du processeur. Il faudra attendre la prochaine génération en 32nm pour qu'Intel propose un design monolithique où coeur d'exécution et coeur graphique sont réunis dans le même die. Précisons que techniquement, sur les processeurs de génération Westmere, la liaison entre le processeur et le coeur graphique utilisera le bus QPI. Des processeurs qui bénéficieront du Socket LGA 1156 et seront accompagnés du chipset Intel H57.

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Reste une question en suspens : que vont penser les autorités de régulation de la concurrence en apprenant que chaque processeur Intel intègre dorénavant une unité graphique ? En dotant ses processeurs de fonctionnalités graphique, Intel met un terme au marché des chipsets avec solution graphique intégrée comme le NVIDIA GeForce 9400 pour citer l'exemple le plus récent. Mais puisqu'AMD projette d'emboîter le pas à Intel, un jour avec Fusion, il s'agit peut être ici d'une tendance plus globale ?

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Processeur Arrandale à coeur ouvert !


Du côté de Larrabee, les ambitions d'Intel semblent se heurter à quelques problèmes de mise au point. Ainsi, le fondeur a donné très peu de détail sur son futur et premier processeur graphique. En vérité, Intel a même donné moins de détails que lors des précédents IDF. Quant à la démonstration d'une puce Larrabee fonctionnelle, elle n'a pas convaincu grand monde. Annoncée en son temps par Pat Gelsinger comme une puce offrant des performances à faire pâlir d'envie NVIDIA et AMD, Larrabee nous est maintenant présentée comme une simple première étape. En d'autres termes, Intel change sa communication autour de Larrabee en vue de réduire les attentes des analystes, mais aussi des utilisateurs. Et si les développeurs de jeux vidéo stratégiques comme Ubisoft disposent déjà de machines Larrabee pour concevoir leurs prochains titres, les analystes estiment, au vu des démonstrations de l'IDF, que Larrabee n'aura pas d'impact immédiat sur NVIDIA. Pour Goldman Sachs, Intel risque de ne pas pouvoir s'imposer face à NVIDIA ou AMD avant 18 ou 24 mois !

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Modifié le 18/09/2018 à 14h41
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