Marque référence pour les passionnés de simulation de vol, Honeycomb change du tout au tout. Plutôt que de proposer un nouvel équipement pour créer un cockpit à la maison, c’est un gamepad qui est mis sur le marché. Jouer à Flight Simulator 2024 confortablement dans son canapé est-il vraiment possible ?

Quelques mois après la sortie de Flight Simulator 2020, nous avions eu l’occasion de tester les incroyables périphériques de contrôle signés Honeycomb : l’Alpha Flight Controls et le Bravo Throttle Quadrant ont d’ailleurs depuis été complétés par le Charlie Rudder Pedals pour se constituer un cockpit complet et profiter du jeu dans les meilleures conditions.
- Stupéfiante richesse des commandes
- Ergonomie impeccable
- Finitions de qualité, design solide
- Fonctionnement filaire/sans fil
- Qualité de la boîte de transport
- Accessoires pratiques pour les curseurs
- Autonomie un poil courte (15h)
- Prix un peu élevé (150 €)
- Pourquoi un câble USB aussi court ?
C’est vrai, un setup Honeycomb, ça fait rêver, mais ça coûte un bras et nécessite un espace important. Avec l’Echo Aviation Controller, la marque américaine a donc tenté une approche différente. Plus de setup complet, plus de zone dédiée, la simulation de vol se joue, tranquillement, depuis le canapé. Une précision toutefois : si une version Xbox doit arriver, pour le moment, le gamepad n’est compatible « que » Windows et macOS.
Le plus complet des gamepads
Difficile de ne pas être impressionné par cette manette bardée de commandes dans tous les sens. Honeycomb a utilisé le moindre centimètre carré disponible sur un gamepad de taille standard pour intégrer le maximum de contrôles. Et des contrôles dans un simulateur de vol comme Flight Simulator, il y en a !
D’emblée, on remarque les quatre curseurs présents à la place « naturelle » des quatre classiques boutons. Ces derniers sont déplacés au-dessus du stick gauche et un contrôleur de type chapeau chinois prend la place de la croix directionnelle : une chose est sûre, la main gauche du joueur va avoir du boulot ! Cela dit, la droite sera bien occupée également.
Livré dans une solide boîte de transport, le pad est bien rangé. ©Nerces pour Clubic
Les quatre curseurs sont, en principe, prévus pour ajuster le contrôle des gaz, la position des volets et gérer les aérofreins. À proximité immédiate, une roue crantée est intégrée : elle permet de jouer sur le trim. Bien vu. Bien sûr, la face avant de la manette dispose aussi de quatre petits boutons pour gérer toutes les options, l’appel aux menus notamment.
Ce n’est cependant pas tout pour la présentation de l’Echo Aviation Controller qui fait l’impasse sur la prise audio jack : à la place, on retrouve trois leviers prévus pour gérer le frein de stationnement, le train d’atterrissage et les volets. De l’autre côté, sur l’autre tranche, nous avons quatre commandes, comme sur n’importe quelle manette, sauf qu’il s’agit de boutons, aucune gâchette.
Enfin, et ce n’est sans doute pas le moins important, la surprise du chef intervient quand on retourne la manette. L’Echo Aviation Controller ne dispose là d’aucun bouton supplémentaire, mais Honeycomb a eu l’excellente idée d’intégrer un vrai petit palonnier : les deux curseurs fonctionnent de pair pour jouer sur la commande de gouverne de l’appareil.
Une configuration longue et délicate
Autant de contrôles, c’est à peine croyable sur une simple manette, mais cela ne va pas sans poser quelques problèmes, de configuration notamment. Avant d’évoquer cette question, rappelons que la manette peut fonctionner en filaire, mais le câble livré (1,2 mètre) est plutôt pensé pour la recharge. Un dongle USB-A 2,4 GHz est effectivement livré dans la superbe boîte de transport : il côtoie les accessoires de personnalisation des quatre curseurs principaux.
Connectée en filaire ou via le dongle USB, la manette est détectée automatiquement. Cette étape ne pose aucun problème, mais il en va autrement de l’assignation des commandes. Honeycomb tente de bien faire les choses en proposant des profils à utiliser dans Flight Simulator. Premier couac cependant : ils ne concernent que Flight Simulator 2020/2024. L’Echo Aviation Controller fonctionne sur d’autres jeux (X-Plane, DCS…), mais il faudra tout configurer par vous-même.
Honeycomb propose divers outils pour aider à la configuration. ©Honeycomb
Cela dit, même sur Flight Simulator, l’assignation est très parcellaire. Cela n’a rien de surprenant compte tenu du nombre de commandes disponibles. Malgré toutes ses possibilités, la manette n’arrive pas à la cheville des options d’un kit Alpha/Bravo/Charlie tel que le propose Honeycomb. Il faut donc jongler entre les commandes jugées essentielles par la marque sur ses profils et celles qui nous semblent plus opportunes avec ce que cela suppose d’essais/erreurs… Mais on y arrive !
Sur Flight Simulator, il faut un petit moment pour tout paramétrer. ©Nerces pour Clubic
En réalité, notre principal regret à ce niveau : que le contrôleur ne soit pas directement pris en charge par Flight Simulator – et d’autres jeux – sans que l’on sache très bien pourquoi d’ailleurs. Honeycomb a-t-elle eu la flemme de contacter Asobo/Microsoft ou les développeurs de Flight Simulator ont-ils simplement laissé lettre morte les sollicitations du fabricant ?
« Envole-moi » !
Sachez également que, disponible depuis quelques semaines, l’Echo Aviation Controller est parvenu à se créer une petite communauté active. Des profils ont été publiés en complément de ceux d’Honeycomb afin d’offrir plus d’options de configuration. Reste que, en l’état, il faut encore passer pas mal de temps pour trouver les options les plus justes… Pour être tout à fait honnête, nous cherchons encore la configuration idéale pour les hélicoptères.
Nous avons débuté nos essais avec de petits coucous, comme le XCub de CubCrafters ainsi que le Cessna 400 Corvalis TT. Nous l’avons dit, au départ, il y a pas mal d’essais/erreurs et les décollages ratés ou les crashs à l’atterrissage – même sur des pistes simples – sont fréquents. En revanche, quel bonheur une fois les contrôles bien en place ! Nous apprécions particulièrement la latitude offerte par les options qui permettent de multiples combinaisons.
Changer les « bouchons » des curseurs pour mieux les identifier. ©Nerces pour Clubic
Maintenir les boutons L1/L2 ou R1/R2 permet, par exemple, d’activer d’autres fonctions sur les curseurs ou la roue crantée utilisée pour le trim. On peut ainsi changer la direction de l’appareil sans avoir à utiliser la souris et il en va de même pour de multiples commandes… Tout est question du temps que l’on est prêt à passer sur la configuration, mais la richesse de l’Echo Aviation Controller offre d’innombrables options. Seul souci : il faut tout faire pour chaque avion, au moins chaque catégorie.
Nous avons évoqué la présence de petits accessoires pour personnaliser les quatre curseurs principaux. Alors, c’est vrai, c’est un peu gadget, mais cela peut aider à mieux contrôler les curseurs selon que l’on passe d’un monomoteur à un bi/quadriréacteur par exemple ! En tout cas, si nous nous sommes plantés à de multiples reprises pendant nos essais de configuration, ce ne sont jamais les commandes de la manette qui sont à critiquer.
En effet, la première impression est déjà excellente avec de belles finitions et la sensation d’un produit de qualité. Elle est confirmée à l’usage : les quatre curseurs sont remarquables de précision et le stick repose sur la technologie à effet Hall afin de garantir justesse et durabilité. Rien à redire. Plus classiques, les divers boutons ne sont pas davantage critiquables. Nous apprécions notamment qu’ils soient discrets, pas de « tac-tac » à la moindre pression.
Souvent associé aux différentes vues, le chapeau chinois est plus anecdotique, mais des joueurs ont décidé de le requalifier, par exemple pour gérer les différents trims. C’est évidemment une affaire de goûts. Nous sommes un peu moins convaincus par les trois leviers présents à l’avant de la manette. Non qu’ils fonctionnent mal, mais leur position les rend un peu délicats à manipuler : pour bien les actionner, il faut tenir la manette d’une seule main.
Au contraire, nous n’avons pas de mots assez forts pour dire tout le bien que nous pensons du palonnier sur le dos de la manette. Sur le papier, l’idée était excellente, mais à l’usage, c’est tout simplement fantastique. Les deux curseurs tombent parfaitement sous les doigts et leur activation se fait, tout en douceur, pour ajuster au mieux le vol. Nous n’avons plus besoin de commandes au pied et ce palonnier est pour beaucoup dans le confort ressenti, dans le creux de notre canapé.
À ce sujet, il convient de préciser qu’à environ 290 grammes, la manette n’est ni trop lourde ni trop légère. Elle intègre une batterie qui lui offre une autonomie un poil courte d’une petite quinzaine d’heures. Enfin, si le poids est une chose, la forme de la manette et la présence de solides grips au niveau des poignées confèrent une excellente prise en main.
Honeycomb Echo Aviation Controller : l’avis de Clubic
Non, bien sûr, l’Echo Aviation Controller ne peut complètement remplacer un setup simulation de vol complet. Il est encore difficile de totalement se passer du duo clavier/souris, mais il faut reconnaître l’excellent travail réalisé par les ingénieurs d’Honeycomb : leur gamepad est une franche réussite qui va tellement plus loin que les manettes traditionnelles.
Nous attendons de pied ferme la version Xbox, mais avons déjà pu nous essayer à la simulation de vol sur le grand écran du salon, les fesses au fond du canapé, et c’est… incroyable ! La précision des commandes de l’Echo Aviation Controller y est pour beaucoup et le coup de génie des concepteurs est assurément dans la double présence de ce palonnier et de la roue crantée de trim.
Alors, c’est vrai, il faut s’astreindre à d’assez longues périodes de configuration à renouveler pour toutes les catégories d’appareils, mais des profils permettent déjà d’accélérer les choses et on se prend à rêver d’une prise en charge officielle dans Flight Simulator… voire sur d’autres simulateurs. En attendant, et même s’il faut investir 150 euros, c’est un oui franc et massif !
- Stupéfiante richesse des commandes
- Ergonomie impeccable
- Finitions de qualité, design solide
- Fonctionnement filaire/sans fil
- Qualité de la boîte de transport
- Accessoires pratiques pour les curseurs
- Autonomie un poil courte (15h)
- Prix un peu élevé (150 €)
- Pourquoi un câble USB aussi court ?
Fiche technique Honeycomb Echo Aviation Controller
Résumé
| Compatibilité | PC, Mac |
| Connectivité | Filaire, Sans-fil |
| Type de joysticks | Asymétrique |
| Alimentation | Batterie, Filaire |
| Poids | 290g |
Caractéristiques
| Compatibilité | PC, Mac |
| Connectivité | Filaire, Sans-fil |
| Type de joysticks | Asymétrique |
| Alimentation | Batterie, Filaire |
| Autonomie de la batterie | 15h |
| Prise jack | Non |
| Longueur du câble USB | 120cm |
| Longueur | 170mm |
| Largeur | 130mm |
| Hauteur | 65mm |
| Poids | 290g |
Des alternatives à la manette Honeycomb Echo Aviation Controller :
- Excellent niveau de finition
- Ergonomie remarquable
- Yoke robuste et précis
- Ergonomie presque parfaite
- Grip (poignées, gâchettes, sticks)
- Croix directionnelle plus précise
