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NetExplo : "Le décodage de la réalité, notre meilleur allié"

01 juin 2018 à 15h36
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Les informations pullulent sur Internet et dans ce contexte de Big Data encore naissant, il est difficile de séparer le bon grain de l'ivraie. Pour les experts de NetExplo, le fact checking a un boulevard devant lui.

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Face à la prolifération des données et à la multiplication des échanges, le besoin de vérifier l'information devient capital pour les internautes. Tel est le constat réalisé par les experts de NetExplo, et présenté au public à l'occasion du forum NetExplo qui se tient au siège de l'Unesco à Paris. « Depuis Wikipédia, on a vu la grande éviction des experts », rapporte Julien Lévy, professeur à HEC, et missionné de retranscrire les points saillants de l'étude.

La mise en commun de l'intelligence des internautes sur cette plateforme collaborative a été l'un de points de départ d'une défiance envers les savoirs institutionnalisés. Une confiance mutuelle entre consommateurs qui prévaut également lors de l'achat dans une boutique e-commerce : « 77% des consommateurs en ligne achètent après avoir consulté des opinions d'internautes, et une écrasante majorité leur font confiance », indique Julien Lévy. « Mais ils oublient que des personnes comme Todd Rutherford existent, et sont capables - même si lui s'est repenti - de générer de faux avis », poursuit-il.

Ainsi émerge selon NetExplo une volonté de vérification des faits, sans pour autant renoncer à cette intelligence collective. Avec StatusPeople, il s'agit par exemple d'authentifier les followers d'un réseau social afin d'éviter que des marques se gargarisent de leur nombre d'abonnés - qui seraient des fantômes. AdHawk prétend vérifier pour sa part les sources de financement d'une publicité politique diffusée à la télévision. Sur le créneau de la vérification des emails, LazyTruth se dit capable d'envoyer un démenti quand un message s'avère erroné. Quant à China Survival Manual, il propose une base de données sur les scandales alimentaires, domaine où les Chinois sont très suspicieux vis-à-vis du discours officiel.




Si la réalité est vérifiée, elle doit être aussi décodée : « La science nous a toujours aidé à aller au-delà des sens », fait valoir Julien Lévy. L'enjeu est le changement des usages, notamment pour les personnes à mobilité réduite, grâce à des solutions enfin devenues accessibles auprès du grand public pour un coût modique. Développée en Israël, le concept d'EyeMusic est de transmettre de la musique à une personne malvoyante ou non-voyante, musique adaptée aux informations que capte une caméra greffée sur une paire de lunettes. Après une période d'adaptation, cela permettrait de donner des indications de spacialisation.

EyeRing va plus loin. Cette bague comporte un capteur vidéo capable de retranscrire un grand nombre d'informations qui lui sont soumises, pour ensuite les communiquer via un logiciel de synthèse vocale à la personne non-voyante. Il peut même y avoir interaction : la personne demande quelle est la couleur du pull en face d'elle, la caméra identifie la caractéristique demandée, et en informe l'individu en lui parlant. Autre application : MyVoice analyse les gestes du langage des signes à la manière du Kinect et livre une version oralisée en s'aidant également d'une solution de synthèse vocale.

Afin de repousser encore les limites de la « lecture du corps d'autrui », 02Amp livre des lunettes dont la spécificité est de voir le flux sanguin sous la peau du visage de son interlocuteur. L'une des applications est la détection de mensonges - lesquels seraient corrélés à l'afflux sanguin. Mais l'un des projets les plus impressionnants est sans doute celui de Parkinson Voice Initiative. Sachant que la maladie de Parkinson entraîne une rigidité musculaire, les équipes de cette start-up ont postulé qu'il en allait forcément de même pour les cordes vocales - un muscle également - et que cela pouvait se mesurer. Un peu comme Shazam.

Parler au téléphone pendant seulement 30 secondes permet, selon les inventeurs de cette technologie, de déterminer si une personne est touchée par la maladie de Parkinson. Taux de succès : 90%. L'atout majeur est que le diagnostic peut être fait à distance, à moindre frais, et très rapidement. Le risque est que si de telles technologies venaient à tomber entre les mains de personnes étrangères au corps médical, n'importe qui pourrait se faire ausculter sans même le savoir. De quoi mettre à mal le secret médical.





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