Stadia, Shadow, GeForce Now : le grand dossier du cloud gaming en France

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C'est un vieux rêve. Prophétisé dès le début du millénaire par quelques ingénieurs visionnaires, alors même que nos connexions Internet ne nous permettent pas de télécharger un film en moins de deux heures, même en piètre qualité. Il aura ainsi fallu près de 20 ans pour transformer ce rêve en réalité. Les acteurs se multiplient, et les infrastructures, surtout, sont prêtes : bienvenue dans le nouveau monde du jeu vidéo. Un monde 100% dématérialisé.

Encore loin d'être démocratisée, la pratique du cloud gaming est pourtant une réalité. La multiplication des acteurs, et les velléités de certaines huiles de la tech en sa faveur nous le confirment. Amazon, Microsoft, Google, Apple, Orange... autant de gros bonnets qui s'apprêtent, dans les prochains mois, à rejoindre les services déjà existants de Nvidia, Sony et Blade - le fleuron Français du domaine.

Mais comme nous le disions plus haut, la technologie revient de loin. Un peu à la manière de la réalité virtuelle qui a connu plusieurs vies, le cloud gaming n'est pas né de la dernière pluie. On trouve les premières traces d'un projet de la sorte quelque part dans les années 2000.


Le cloud gaming, d'où ça vient ?


Nous sommes en 2000, en Californie. L'E3 bat son plein au Convention Center de Los Angeles, et sur scène, le PDG d'une boîte encore inconnue au bataillon fait une démonstration qui n'aura pas manqué de soulever quelques sourcils. Grâce au Wi-Fi et par l'entremise d'un boîtier dédié, le maître de cérémonie a été en mesure de lancer un jeu vidéo sans même avoir à l'installer. Cette entreprise, c'est G-Cluster, une start-up finlandaise toujours en activité aujourd'hui.

Une preuve de concept plus qu'un véritable produit fini. Vous vous en doutez, le débit proposé par les fournisseurs d'accès à l'époque (256 Kb/s en moyenne) est très loin d'offrir des garanties suffisantes pour une expérience de jeu optimale. Mais la graine est plantée, et de nombreux acteurs de l'industrie se penchent sur la question du cloud gaming.

Crytek, développeur de la série Crysis, est parmi les premiers convertis. Dès 2005, le studio allemand table sur sa propre solution, mais abandonne deux ans plus tard, toujours faute d'un réseau haut débit suffisamment développé à l'international.

Ainsi s'entame une belle ellipse de cinq ans. Cinq ans durant lesquels un certain OnLive fourbit ses armes. À l'hiver 2010, l'entreprise américaine inaugure le OnLive Game System, son service de cloud gaming accessible sur PC, Mac, tablettes Android et télés connectées. Conjointement, OnLive lance le OnLive Game System : un boîtier discret et versatile permettant de connecter jusqu'à quatre manettes à sa télévision. Une sorte de Shadow Box avant l'heure.

Mais on en revient toujours au même problème : la connexion Internet et la stabilité du service. Et si les FAI ont bien fait progresser leurs débits en 10 ans, OnLive nécessite une connexion entre 2 et 5 Mb/s pour fonctionner de manière optimale. Un luxe que beaucoup ne possède pas. De plus, la virtualisation des GPU n'a été rendue possible qu'à partir de l'architecture Kepler de Nvidia, en 2013. OnLive se contentait ainsi de fournir un service intégralement poussé par des CPU.

Onlive cloud gaming
OnLive, le premier acteur sérieux dans le domaine du cloud gaming. Crédits : OnLive

Pourtant, l'idée fait son chemin, au point qu'elle intéresse jusque dans l'Hexagone. En octobre 2010, SFR présente un service analogue sur sa Neufbox d'alors, rendu possible grâce à un partenariat noué avec ... G-Cluster, le pionnier du cloud gaming, lui-même associé à la plate-forme de jeux dans le cloud de Nvidia : GRID. Impressionnés par l'audace de leur concurrent, Orange et Bouygues Telecom lui emboîtent le pas, avec des solutions respectives également conscrites à leur boîtier Internet, alors censés remplacer les traditionnelles consoles de jeux.

Les débits au début de la décennie sont alors bien plus à même de porter la promesse du jeu dans le nuage. Les services, en revanche, pâtissent d'un catalogue daté, et d'un modèle économique hasardeux - entre l'achat et la location de jeux. Un produit taillé pour les non joueurs curieux plus que les "gamers" éclairés.

Gaikai cloud gaming
Avec le rachat de Gaikai, Sony entre dans la course au cloud gaming. Crédits : Gaikai

Ce n'est que quelques années plus tard que les choses vont s'accélérer. Déjà fort du rachat du nippon Gaikai en 2013 (pour 380 millions de dollars), Sony fourbit ses armes en matière de cloud gaming, et fait chauffer la planche à billets pour s'offrir, en 2015, l'Américain OnLive. Fusionnés, les deux services donneront naissance au PlayStation Now, dans une forme assez proche de ce que nous connaissons aujourd'hui. Le service, accessible depuis la PlayStation 4 et les ordinateurs Windows, permet aux abonnés de jouer à une bonne centaines de titres issus du catalogue PS3 et PS2, et bientôt PS4. Toujours actif aujourd'hui, le PlayStation Now est probablement le service de cloud gaming le plus populaire du marché. Si Sony ne communique aucun chiffre, de récentes estimations avancent que le PS Now engrangerait près de 52% des revenus générés par les services d'accès à des jeux vidéo par abonnement. Un chiffre évidemment généreusement poussé par le parc bien établi de PlayStation 4 - 94 millions d'unités vendues au 31 décembre 2018.

En 2015 toujours, c'est un acteur encore plus évident qui commence à s'intéresser à la chose. En bêta depuis deux ans, le Nvidia GRID devient GeForce Now, et adopte un modèle analogue à celui de Sony - à savoir un service accessible depuis un périphérique externe (les Nvidia Shield en l'occurrence). Mais depuis 2017, le service est également disponible (en bêta) via PC et Mac, et son catalogue s'étend désormais au-delà des quelques titres disponibles via l'abonnement.

Enfin, 2015 est aussi l'année de naissance d'un certain Shadow. Confectionné par la start-up française Blade, ce service de cloud computing a bien évolué en quatre ans, et se pose désormais comme celui qui touche de plus près du doigt le doux rêve du jeu 100% dématérialisé.

Quelles perspectives d'avenir pour le cloud gaming ?


La possibilité même d'une expérience de jeu authentique dans le cloud est, on l'a vu, une idée assez récente. En pleine crise d'adolescence, cette technologie est surtout à l'aube d'importants changements.

Au Mobile World Congress de Barcelone il y a de ça quelques semaines, le constructeur chinois OnePlus faisait la démonstration d'un smartphone qui, connecté à un réseau 5G, était capable de faire tourner impeccablement un jeu propulsé par Shadow. Ainsi, non seulement les débits de connexion à Internet ne sont (presque) plus un problème, ils permettront demain de pouvoir s'adonner à n'importe quel jeu, depuis n'importe quel appareil, à n'importe quel endroit.

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La 5G : meilleure alliée du cloud gaming ?

Aussi l'intérêt de certaines des plus grosses entreprises du monde en la matière ne dit pas autre chose que les révolutions à venir seront importantes. Google avec Stadia, Microsoft avec le xCloud, Amazon et Apple, et même Orange : toutes, ont pris le temps d'observer attentivement la concurrence, de peser le pour et le contre et de mettre au point - on l'espère - une technologie qui saura s'imposer comme un produit d'évidence.

Les limites du cloud gaming


En dépit des indicibles progrès de la technologie en la matière en 20 ans, le cloud gaming reste confronté à des obstacles dont il faut être conscient.

Le premier problème qui se pose est bien entendu d'ordre infrastructurel. Plus encore que la connexion Internet des abonnés à ces services, c'est la disponibilité et la proximité des serveurs des entreprises qui fait qu'un service est utilisable dans de bonnes conditions. Plus le flux vidéo doit faire de chemin avant d'arriver jusqu'à l'écran de l'utilisateur, plus le risque de latence est grand.

Le cloud gaming peut également poser problème au niveau de l'équipement des utilisateurs. À l'heure actuelle, presque aucun service n'est en mesure de proposer une expérience cloud gaming en ultra haute-définition à ses abonnés. Même problématique au niveau de l'audio : dans le cas du PlayStation Now, par exemple, seul le mode de sortie stéréo est proposé sur les jeux joués depuis le nuage, et dans une résolution maximale de 720p.

Data center
La proximité des data center avec l'utilisateur influe énormément sur la qualité du flux vidéo et les conditions de jeu

Mais outre ces considérations matérielles et la dépendance totale à une connexion Internet rapide et stable, le cloud gaming pose surtout la question de la propriété des jeux auxquels ont joue. On fait souvent passer ce sujet au second plan, mais il faut avoir conscience qu'un jeu joué depuis un serveur distant, duquel on ne fait que récupérer le flux vidéo ne nous appartient pas plus que la machine qui le fait tourner. Un problème qui est loin d'être exclusif au cloud gaming. Votre "droit" à disposer des jeux que vous avez acheté sur Steam, le PlayStation Store ou le Xbox Live cessera d'exister en même temps que ces plates-formes, si tant est qu'elles devaient disparaître un jour.

Pourquoi ramener ça au cloud gaming alors ? Tout simplement parce que les velléités des GAFAM en matière de jeu dématérialisé augure une forte démocratisation de la technologie dans les années à venir, et donc possiblement un changement total de paradigme dans notre façon de consommer les jeux vidéo.

Se pose ainsi conjointement la question de la rémunération des développeurs. Si tous les jeux sont amenés à se retrouver en libre accès contre un abonnement mensuel, ne vont-ils pas se retrouver dans la même posture que ces artistes qui, sur Spotify, peinent à récupérer des sommes décentes pour leur création ?

Un changement souhaitable ? La question mérite d'être posée.

L'intérêt du cloud gaming


Mais si nous avons commencé par dessiner les problématiques posées par le cloud gaming, il est indéniable que cette technologie est porteuse d'excellentes nouvelles pour l'industrie et les joueurs.

La première est notamment de ne plus jamais avoir à s'en faire en ce qui concerne la puissance de sa machine. Les jeux étant lus côté serveur, ils tournent forcément sur des ordinateurs surpuissants, et donc à même de propulser les titres les plus récents dans leur plus haut niveau de qualité. De quoi épargner aux joueurs les plus portés sur les graphismes de réinvestir chaque année dans du matériel plus performant pour suivre les évolutions des moteurs graphiques.

De la même manière, la promesse du cloud gaming se pose comme la solution idéale pour les joueurs occasionnels. Ceux là même qui ne sont intéressés que par une poignée de titres tous les ans sont ainsi libres de souscrire à un abonnement pour y jouer, et le résilier en attente d'une nouvelle sortie piquant leur curiosité. Le tout, sans avoir à dépenser entre 300 et 1 500€ dans une console ou un PC leur permettant d'y jouer.

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Bientôt la fin des PC fixe à la maison ? Crédits : Nvidia

Aussi on peut se réjouir que le médium vidéoludique (déjà plus populaire qu'il ne l'a jamais été) soit sur le point de toucher une toute nouvelle frange de la population n'y étant pas encore sensibilisé. On ne peut qu'applaudir les démarches d'entreprises si connues du grand public (Apple, Amazon, Google, etc.) en matière de démocratisation du jeu vidéo.

Vers un futur où le jeu vidéo ne serait plus la cinquième roue du carrosse de la culture ? On y croit.
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Crédits : Sony

Le PlayStation Now (lire le test complet) est probablement le service de cloud gaming le plus connu dans le monde. Fortement mis en avant sur les consoles PlayStation 4 de Sony, le service permet - contre un abonnement mensuel - de profiter de plus de 600 jeux issus du catalogue PS2, PS3 et PS4 de façon totalement dématérialisée.

Le PlayStation Now : qu'est-ce que c'est ?

Le PlayStation Now est le service de cloud gaming de Sony. Officiellement lancé en France en 2017, il permet aux possesseurs de PlayStation 4 ou d'un PC sous Windows d'avoir accès à quelque 600 titres issus du catalogue PS2, PS3 et PS4 contre un abonnement mensuel.

Les jeux PS2 et PS3 sont jouables dans le cloud, mais les titres PlayStation 4 peuvent être téléchargés localement (sur PS4 uniquement) pour en profiter même hors connexion.

Pour des conditions de jeu idéales, Sony recommande une connexion de 10 Mb/s au moins.

PlayStation Now : combien ça coûte ?

Sony offre à tous les nouveaux venus 7 jours d'essai gratuits à son service. Un très bon point, d'autant qu'il permet aux joueurs et joueuses de mettre à l'épreuve leur connexion Internet pour savoir si elle est suffisante pour s'adonner au service de façon optimale.

Une fois cette période passée, le PlayStation Now est facturé 14,99€ par mois, sans engagement. Sony offre également la possibilité de s'abonner pour 12 mois au tarif de 99,99€, ce qui revient à 8,34€ par mois.

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Crédits : Sony

L'abonnement au PlayStation Now est décorrelé de celui du PlayStation Plus. Les jeux en ligne du catalogue (ils sont peu nombreux, ou datés) nécessiteront ainsi de cumuler les deux abonnements.

Les avantages du PlayStation Now

Le PlayStation Now est le service idéal pour celles et ceux souhaitant s'adonner à des jeux vidéo de leur enfance, ou des titres plus anciens à côté desquels ils seraient passé à leur sortie. Son vaste catalogue permet à chaque joueur d'y trouver son compte.

Il est depuis peu possible de télécharger localement sur sa PlayStation 4 près de 250 titres du catalogue pour y jouer hors connexion. Ce faisant, Sony s'assure que même les joueurs ne disposant pas d'une excellente connexion puissent tirer parti de son service - même si on sort du cadre strict du cloud gaming dans le cas présent.

Le principal atout du PlayStation Now est de permettre aux joueurs PC de profiter des exclusivités PlayStation sans avoir à acheter de console. Actuellement, le Playstation Now propose des titres exclusifs comme Bloodborne ou Uncharted qu'il est ainsi possible de profiter depuis son ordinateur Windows.

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Le Playstation Now permet de jouer sur son PC à des jeux PS4. Crédits : Sony

De plus, Sony ajoute tous les mois une dizaine de titres à son service, faisant ainsi de son catalogue le plus grand répertoire actuel de jeux dans le nuage.

Enfin la jouabilité est optimale, et l'infrastructure réseau de Sony est suffisamment solide pour vous permettre de vous adonner à vos jeux favoris sans ressentir la moindre latence.

Les inconvénients de PlayStation Now

Le principal inconvénient du PlayStation Now est la qualité de diffusion du flux vidéo, plafonnée à 720p en streaming. Seul le téléchargement local des jeux (PS4 sur PlayStation 4 uniquement donc) permet d'en profiter en 1080p ou en 4K et de prendre en charge les systèmes audio 5.1.

Ainsi, le jeu depuis un PC Windows se limitera donc forcément à du 720p et un son stéréo. Pas forcément les meilleures conditions pour profiter d'un jeu triple A, vous en conviendrez.

Aussi on regrette que le service soit pour l'instant limité aux PlayStation 4 et PC. Sur Mac, iOS ou Android il n'existe actuellement aucune façon de profiter du PlayStation Now, et Sony n'a rien communiqué laissant entendre qu'il travaillait à porter son service sur ces plates-formes dans le futur.

PlayStation Now : l'avis de Clubic

Le PlayStation Now est à la fois le service de cloud gaming le plus accessible et celui disposant du catalogue de jeux le plus conséquent (648 titres auxquels s'ajoutent une vingtaine d'autres chaque mois). Naturellement greffé à la PlayStation 4, il permet aux joueurs nostalgiques de replonger en enfance ou de profiter, le temps d'un après-midi, d'un jeu multijoueur entre amis sans avoir à se le procurer réellement.

Impeccablement stable, le service de Sony ne demande qu'une connexion de 10 Mb/s pour des conditions de jeu optimales.

Sa grande force est également de permettre aux joueurs PC de profiter de son catalogue. Un atout phare, malheureusement plombé par une limitation technique plafonnant la résolution des jeux à 720p, même sur PS4 - sauf en cas de l'installation locale du jeu, ce qui le fait ainsi sortir du cadre du cloud gaming.
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Crédits : Nvidia

Lancé en bêta en 2013 alors qu'il s'appelait encore Nvidia GRID, le GeForce Now (lire le test complet) n'a atterri en France que tardivement. Toujours en bêta fermée, le service du constructeur de composants informatiques dispose de solides arguments pour s'affirmer comme l'une des meilleures plates-formes de cloud gaming du marché.

GeForce Now : qu'est-ce que c'est ?

Le GeForce Now est le service de cloud gaming de Nvidia. Actuellement disponible en bêta fermée, il permettra à ses futurs abonnés de bénéficier d'une sélection de jeux vidéo PC en accès libre contre un abonnement mensuel.

Grande nouveauté par rapport à la forme initiale du service : les ludothèques externes Steam, Uplay et Battle.net sont désormais prises en charge, et permettent ainsi de profiter de presque tous ses jeux dans le cloud.

Le service est implémenté nativement dans les tablettes Nvidia Shield et les boîtiers multimédia Nvidia Shield TV. Sur Mac et PC, un programme dédié permet d'y avoir accès.

Dans un article publié suite à l'annonce de Stadia, le service de cloud gaming de Google, Jensen Huang, CEO de Nvidia, a tenu à détailler la philosophie de son entreprise en matière de jeux dans le nuage. "Le (GeForce Now, ndlr) service est probablement destiné aux milliards d'utilisateurs qui ne disposent pas de carte graphique GeForce", déclare-t-il dans les colonnes de Market Watch. Une façon pour Nvidia, donc, d'élargir son scope et de permettre à davantage de monde de s'intéresser au jeu vidéo tout en ayant un matériel modeste sous la main.

Dans le même article, Jensen Huang affirme également que GeForce Now compte environ 300 000 utilisateurs mensuels actifs, et que près d'un million d'autres sont dans l'attente de recevoir leur sésame pour la bêta.

GeForce Now est accessible à partir d'une connexion d'au moins 25 Mb/s, mais recommande au moins 50 Mb/s pour une expérience optimale.

GeForce Now : combien ça coûte ?

Gratuit durant toute la période de bêta-test, les tarifs du GeForce Now ne sont pas encore connus du public. Mais le service se rapprochant énormément de ce que propose Sony avec le PlayStation Now, on imagine mal Nvidia se positionner au-delà de son concurrent direct. On peut donc imaginer que la tranche haute se situera autour de 15€ mensuels.

N'importe qui pour obtenir un accès à la bêta. Si cela vous intéresse, vous pouvez émettre une demande en suivant ce lien.

Les avantages de GeForce Now

À la différence du PlayStation Now, la solution de Nvidia propose de s'adonner à des jeux PC. En cela, le principal avantage du service est donc de pouvoir profiter, depuis le confort de son canapé, à quantité de jeux taillés pour le PC, et dans une qualité optimale.

Accessible depuis les périphériques officiels Nvidia tels que la Nvidia Shield TV, la prise en charge des claviers et des souris est totale. Vous pouvez ainsi profiter des jeux se prêtant mal à l'exercice de la manette sans crainte.

Et si le catalogue de jeux inclus dans l'abonnement GeForce Now est des plus datés (nous y reviendrons), la possibilité de profiter de sa bibliothèque Steam, Uplay et Battle.net est une réelle valeur ajoutée pour le service de Nvidia. Ainsi, un joueur sur Mac ou un PC portable peu puissant peut s'adonner à des jeux extrêmement gourmands grâce à la puissance du cloud sans avoir à investir dans un matériel onéreux dédié au jeu. Sans doute l'une des plus belles promesses du cloud gaming, à laquelle Nvidia répond avec brio.

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Crédits : Nvidia

Aussi il est important de noter que lors de l'utilisation de GeForce Now, tous les téléchargements (de jeux Steam par exemple) se font du côté serveur par le biais d'une fibre optique 1 Gb/s. Autrement dit, il ne vous faudra pas plus de 10 minutes pour télécharger et installer vos jeux, même les plus gourmands.

Côté performances enfin, le GeForce Now confine à l'excellence en permettant de lancer quasiment tous les jeux dans leur degré de qualité maximum avec un taux de rafraîchissement optimal.

Les inconvénients de GeForce Now

À chaque médaille son revers. Et dans le cas de GeForce Now, l'éclat de celle-ci est sali par un catalogue initial des plus pauvres.

Si vous ne disposez d'aucun jeu sur Steam ou Battle.net et que vous ne comptez pas en acheter, vous risquez de vite tourner en rond sur le catalogue actuel du GeForce Now. La qualité intrinsèque des titres n'est pas remise en cause, mais leur fraîcheur est des plus douteuses. Les jeux les plus récents datant de 2015, il s'agira de réserver leur usage à des joueurs ou joueuses étant passé à côté de ces titres lors de leur sortie. Les joueurs plus aguerris et insatiables traceront rapidement leur route vers les plates-formes sus-mentionnées pour y trouver leur compte.

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Crédits : Nvidia

Aussi, notre remarque sur les performances au paragraphe au-dessus mérite d'être nuancée ici. Si les titres référencés au sein de l'application GeForce Now sont parfaitement optimisés par le service, certains jeux du catalogue Steam auront toutes les peines du monde à s'afficher de façon satisfaisante. C'est notamment le cas de No Man's Sky qui, même en "Moyen" et 1080p peinait à maintenir un taux d'images par seconde supérieur à 30. Mais rappelons malgré tout qu'il ne s'agit-là que d'un service en bêta, et que ce genre de désagrément est bien normal à l'heure qu'il est.

GeForce Now : l'avis de Clubic

Le GeForce Now a pour lui deux indiscutables atouts : il fonctionne impeccablement bien, et est gratuit. Du moins, pour le moment ! Toujours en phase de bêta-test, le service de Nvidia se laisse essayer par qui arrive à obtenir une clé d'accès, et offre un aperçu absolument convaincant des promesses du cloud gaming.

Capable de transformer n'importe quel PC ou Mac souffreteux en véritable machine de jeu, le GeForce Now est le pendant autrement moins restrictif du PlayStation Now. En permettant de retrouver sa ludothèque Steam, Uplay ou encore Battle.net, Nvidia fait mouche, et offre ainsi un catalogue de jeux dantesque.

On pestera simplement sur quelques soucis d'optimisation sur certains jeux venus de plates-formes externes (Steam par exemple), et un catalogue de jeux inclus dans l'abonnement un peu chiche pour le moment. Pour le reste : Nvidia tient définitivement quelque chose avec le GeForce Now.
Shadow cloud computing test
Crédits : Blade

Le service de la start-up française Blade occupe une place un peu particulière dans notre comparatif en cela qu'il ne s'agit pas d'une plate-forme de cloud gaming à proprement parler. Pourtant, Shadow a su séduire de nombreux joueurs qui le préfèrent à des solutions concurrentes.

Shadow : qu'est-ce que c'est ?

Shadow (lire le test complet) est un service de cloud computing français lancé en 2015 et depuis quelques mois aux États-Unis. Blade, la société éditrice de la solution, met à disposition un véritable ordinateur dans le nuage grâce auquel on peut faire absolument tout ce que l'on veut. Naviguer sur Internet, tâches bureautiques, montage vidéo, création graphique, et bien entendu jouer.

Un service de Desktop as a Service donc, qui offre à ses abonnés une plus grande polyvalence que les plates-formes de cloud gaming que nous abordions jusqu'à présent.

Accessible sur PC, Mac, iOS, Android et Linux, le client Shadow peut aussi s'accompagner de la Shadow Ghost : un boîtier permettant d'y brancher ses périphériques et moniteurs si vous ne disposez déjà d'un ordinateur.

Le bureau de Shadow est accessible sans problème à partir de 2 Mb/s. Mais pour jouer dans de bonnes conditions, la start-up recommande une connexion Internet d'au moins 15 Mb/s.

Shadow : combien ça coûte ?

Shadow est le service le plus cher de ce comparatif, et de loin. Un coup prohibitif, à mettre sur le compte de l'essence même du produit, qui ne saurait se limiter à du jeu dans le nuage.

Blade propose deux formules d'abonnement pour son Shadow. La première, sans engagement, vous coûtera 39, 95€ par mois. Si vous décidez de souscrire à un engagement de 12 mois, la facture s'allège à 29,95€ par mois.

Shadow cloud computing test
Crédits : Blade

Notez que dans un cas comme dans l'autre, Shadow offre 30 jours d'essai sans engagement pour vous faire une idée sur la qualité du service, et se propose de vous rappeler l'échéance de votre offre trois jours avant son terme. Plutôt fair-play.

Les avantages de Shadow

Nous en parlions plus haut : Shadow n'est pas qu'un service de jeu dans le cloud. Ce véritable "PC Gamer à télécharger", comme le clame Shadow sur sa page d'accueil, vous permet finalement d'obtenir un vrai ordinateur dans le cloud, sans avoir à vous encombrer d'une tour énorme ou de racheter un ordinateur portable.

Idéal pour recycler un laptop vieillissant, Shadow vous permet en outre de bénéficier d'un matériel évolutif. Les abonnés ont ainsi eu droit à une mise à jour de la carte graphique qui leur était dédiée l'an passé, en troquant la GTX 1070 pour une GTX 1080. Une carte graphique haut de gamme, couplée à quatre coeurs d'un processeur Xeon et à 12 Go de RAM : soit un joli attirail technique pour vous permettre de jouer (ou de faire quoi que ce soit d'autre) dans les meilleures conditions possible.

Aussi, comme dans le cas de GeForce Now, Shadow vous fait profiter de sa fibre optique à 1 Gb/s lorsque vous utilisez son service. Télécharger et installer vos logiciels n'aura sans doute jamais été aussi rapide, quel que soit le terminal que vous utilisez.

On applaudit aussi la présence d'un mode privilégiant l'encodage du flux vidéo en H.265 permettant aux joueurs à petite connexion de profiter malgré tout de leurs titres favoris.

Les inconvénients de Shadow

Très vite, néanmoins, se posera le problème du stockage. Dans l'offre de base, seuls 256 Go de stockage hybride vous est alloué. Un rapide passage dans votre espace client vous permet d'augmenter la limite à 1 To, mais cela vous coûtera 3,95€ supplémentaire chaque mois. Un impôt que l'on accepte de payer de bon coeur au vu du confort qu'il octroie, mais qui fait s'alourdir une facture déjà bien salée.

Seconde ombre au tableau : la relative instabilité de l'infrastructure. Si l'input lag est imperceptible pour un oeil non entrainé, nous avons été confrontés pendant nos tests à quelques lags et autres effets de stuttering aussi intempestifs qu'imprévisibles. Rien de gênant sur les jeux solo, mais dérangeant dans les jeux en ligne compétitifs !

Enfin, les utilisateurs les plus pointilleux pourront pester contre le partage des ressources du processeur entre plusieurs utilisateurs. En effet le CPU Xeon dont nous parlions plus haut voit ses performances réparties sur plusieurs machines. En d'autres termes : seule une partie de sa puissance vous est réellement dédiée. Cela s'est révélé suffisant lors de nos tests sur des jeux, mais pourrait alourdir certaines tâches de création sur des logiciels plus gourmands par exemple.

Shadow : l'avis de Clubic

Shadow est un produit mûr, qui a beaucoup appris de ses erreurs depuis son lancement il y a quatre ans. La solution de Blade fonctionne très bien, et répond à une grande variété d'usages avec brio.

Idéal pour réhabiliter une machine vieillissante, ou pour les joueurs occasionnels ayant envie de se faire un petit plaisir, Shadow est un service parfaitement instinctif qui nous fait souvent oublier que la machine avec lequel on interagit ne se trouve pas réellement sous nos yeux.

D'un autre côté, on ne peut qu'en remettre une couche sur le côté particulièrement onéreux du service (grosso modo le prix d'un abonnement Internet), et sur la relative inconstance de la stabilité du réseau sur les jeux en ligne. Mais pour un service proposé sans engagement, et donc fatalement voué à voir vivoter sa base d'abonnés, Shadow tient là une véritable perle qui fait exactement ce qu'on lui demande. Cocorico.
cloud gaming dossier blacknut
Crédits : Blacknut

Lancé au début de l'année 2018, Blacknut est une start-up française spécialisée dans le cloud gaming. Sa spécificité ? Son catalogue très family friendly.

Blacknut : qu'est-ce que c'est ?

Souvent présenté comme le "Netflix du jeu vidéo" dans la presse, Blacknut emprunte en effet à l'entreprise californienne son modèle d'accès à un contenu en échange d'un abonnement. Un chemin emprunté dès 2015 par PlayStation Now, et qui permet à Blacknut d'offrir à ses abonnés une agréable souplesse.

Accessible sur la télévision, smartphone et ordinateur, Blacknut se targue d'un catalogue de 250 titres, auquel s'ajoutent chaque semaine des nouveautés.

Le jeu en multijoueur local est permis, et le service prend actuellement en charge les claviers et souris, mais aussi une sélection de manettes filaires et sans-fil.

Pour une utilisation optimale, Blacknut recommande une connexion d'au moins 6 Mb/s.

Blacknut : combien ça coûte ?

Accessible, Blacknut pratique des tarifs particulièrement doux - calqués sur le modèle de ce que l'on trouve sur des services similaires en vidéo.

La start-up française dispose de deux offres, tarifées respectivement 9,99 et 14,99€. Seule différence fondamentale entre les deux ? La formule la plus onéreuse permet le jeu en simultané sur 4 écrans, là où la première se contente d'un seul.

cloud gaming dossier blacknut
Crédits : Blacknut

Blacknut est un service sans engagement, et chaque souscription donne droit à un essai gratuit de 14 jours pour s'y essayer sans contrainte.

Les avantages de Blacknut

La plus grande force de Blacknut, c'est son positionnement. Très familial, le service français s'adresse avant tout à un public à la recherche d'expériences vidéoludiques non violentes et agréables à savourer à plusieurs devant l'écran.

En cela, son catalogue est parfaitement adapté, et fait la part belle aux jeux indépendants - bien qu'il ne soit pas de première fraîcheur. Les jeux les plus récents du portfolio remontent à 2016, ce qui découragera immanquablement les joueurs les plus avertis.

Du reste, la curation effectuée par les équipes Blacknut est pertinente, et laisse émerger certains titres phares de ces dernières années comme Furi, des Français de Game Bakers.

Les inconvénients de Blacknut

Si des soucis d'input lag ont pu être remontés lors du lancement du service, la chose semble s'être nettement améliorée pour Blacknut, dont les retours sont unanimement bons.

En proposant un service sans engagement et doté d'une longue période d'essai, Blacknut s'assure de limiter la casse, et ne vise de toute façon que 500 000 abonnés pour son rythme de croisière. Aussi le plus gros inconvénient de Blacknut est fatalement ce qui fait tout son sel : son catalogue très orienté famille. Il faut savoir dans quoi on met les pieds, mais l'intégralité du catalogue est consultable ici. Pas de mauvaise surprise.

cloud gaming dossier blacknut
Crédits : Blacknut

Du reste, le service ne semble pas proposer à l'heure actuelle les définitions ultra haute définition. Il vous faudra vous contenter d'un affichage en 1080p pour vos jeux.

Blacknut : l'avis de Clubic

Deuxième service français de ce comparatif, Blacknut n'a pas grand-chose à voir avec Shadow. Portant une proposition alternative et noble, Blacknut s'adresse avant tout aux familles souhaitant partager leur amour du jeu vidéo au travers de jeux accessibles et - pour la plupart - non violents.

Proposé au tarif doux de 9,99€ (ou 14,99€ pour 4 écrans), Blacknut dispose actuellement d'un honnête catalogue de 250 titres couvrant une grande variété de thématiques. En d'autres termes : tout le monde devrait y trouver son compte.

Mais comme nous l'écrivions plus haut : son positionnement très spécifique privera forcément Blacknut de l'abonnement des joueurs plus aguerris à la recherche des expériences vidéoludiques plus récentes.
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Crédits : Hatch

Hatch est un service de cloud gaming finlandais uniquement dédié aux jeux sur Android. Un positionnement un peu particulier, qui s'accompagne d'une dimension sociale très intéressante.

Hatch : qu'est-ce que c'est ?

Fondé en 2016 par d'anciens de Rovio (Angry Birds), Hatch est un service de cloud gaming accessible intégralement sur Android.

Toujours en bêta depuis janvier 2018, le service est actuellement accessible gratuitement, et offre l'accès à une vingtaine de jeux Android sans avoir à les installer. Il suffit de se fournir l'application dédiée sur le Play Store, de la lancer et de profiter du catalogue actuel du service.

Outre l'accès aux jeux, l'application Hatch a été pensée comme un réseau social. Un réseau un brin embryonnaire, mais qui laisse tout de même apparaître un tableau des scores sur chaque fiche de jeu, ainsi que l'opportunité de se lier d'amitié avec d'autres personnes utilisant le service.

Hatch se targue d'être le partenaire privilégié des premiers opérateurs américains qui propulseront la 5G, mais reste bien entendu utilisable depuis un réseau 4G ou Wi-Fi. Sur son site, Hatch indique que la consommation de données est de l'ordre de 2,5 Mb/s, "soit moitié moins de ce qui est consommé par un streaming de vidéo HD".

Hatch : combien ça coûte ?

Toujours en bêta, la grille tarifaire de Hatch n'a pas été mise en ligne. Pour l'heure, seule la partie gratuite est accessible aux bêta-testeurs. Celle-ci donne accès à une vingtaine de jeux sélectionnés par l'équipe de curation.

La formule Premium, dont le détail du prix n'a pas encore été révélé, permettra de diffuser ses parties sur un téléviseur, mais surtout d'avoir accès à plus de 100 jeux, ainsi qu'à des titres originaux et exclusifs. S'ouvrira conjointement une section exclusivement dédiée aux enfants, et qui comprendra des jeux adaptés à différents âges.

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Crédits : Hatch

Enfin, la version Pretium sera bien entendu dépourvue de publicités.

Les avantages de Hatch

Le principal atout de Hatch est bien entendu sa proposition unique en son genre. S'il est abondamment question de jeux vidéo triple A dans ce comparatif, ce serait oublier trop rapidement que la pratique du médium passe aujourd'hui beaucoup par notre smartphone. Le positionnement de Hatch est donc particulièrement sensé.

On apprécie aussi la promesse (pour l'instant) d'un espace entièrement dédié aux enfants. Sur le modèle de YouTube Kids, cette partie de l'application ne laissera apparaître que des contenus kids friendly, ce qui devrait rassurer de nombreux parents.

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Crédits : Hatch

Enfin, il va sans dire que la gratuité permanente d'une vingtaine de titres est un gros atout pour Hatch. À l'heure où sont écrites ces lignes, il est possible de jouer gratuitement à Monument Valley, Mini Metro ou encore Lion's Song (vendu 5,49€ sur le Play Store).

Les inconvénients de Hatch

Pour l'heure, le revers de la médaille Hatch est encore plutôt propre. Le service n'étant pas encore lancé, il est difficile de se faire un avis arrêté sur la question.

On pestera, à la rigueur, sur l'étendue actuelle du catalogue, pas très fourni. Aussi, on a pu constater une latence parfois un peu sévère sur des jeux lancés via une connexion 4G (Orange, en plein Paris). Mais n'oublions pas qu'il s'agit-là d'un service en bêta test, et que Hatch n'a jamais caché être un service presque entièrement dévolu à l'évangélisation de la 5G. Une technologie dont nous ne devrions pas voir la couleur avant au mieux 2020 en France.

Hatch : l'avis de Clubic

Hatch est un service de cloud gaming original. En déclinant le modèle de l'accès à un catalogue de jeux dans le nuage sur Android, il se pose en alternative solide pour celles et ceux pour qui jeu vidéo rime avec mobilité.

Fort de quelques titres qui ont fait les grandes heures du jeu vidéo sur smartphone, Hatch dispose d'une application plutôt bien fichue et d'une dimension sociale bienvenue et fort à propos sur un téléphone.

Restera à voir comment se positionnera la start-up finlandaise au moment de lancer sa formule payante. Si tant est que l'offre Premium ne s'affiche pas à un tarif trop prohibitif, Hatch pourrait bien couver là un service définitivement intéressant.
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Crédits : LiquidSky

LiquidSky est un produit en cela particulier qu'il ... n'est plus accessible à l'heure qu'il est. Mais loin de nous l'idée de brasser du vent : le service américain imaginé en 2014 a connu une belle période de bêta-test jusqu'en décembre 2018, et ambitionne le lancement de son service à l'été prochain.

LiquidSky : qu'est-ce que c'est ?

LiquidSky est un service de Desktop as a Service que l'on rapprochera volontiers du modèle adopté par Shadow. Mais la particularité de la start-up américaine est de proposer ses services gratuitement - du moins en partie.

Aussi bien tournée vers les professionnels que vers les joueurs, l'offre de LiquidSky dispose de plusieurs atouts pour se différencier de la concurrence. À commencer par trois niveaux de puissance du hardware, et donc une grille tarifaire évolutive selon les besoins.

LiquiSky cultive aussi son image de marque en ambitionnant le lancement de périphériques certifiés. Lors de sa phase de bêta-test (entre début 2017 et fin 2018), le service était accessible via Android TV, Linux, macOS et Windows.

LiquidSky : combien ça coûte ?

Aucun détail du lancement futur du service n'est encore connu. Mais on peut toujours se baser sur ce qui était en vigueur au moment du bêta-test afin de se faire une idée.

Ainsi comme nous l'écrivions plus haut, LiquidSky était en partie accessible gratuitement. En l'échange de publicité, vous engrangiez des crédits qui vous permettaient d'acquérir un accès temporaire à votre ordinateur dans le cloud. Lorsqu'il était en ligne, LiquidSky offrait une heure d'accès (soit 60 SkyCredits) contre 6 minutes de publicité, dans la limite de 3 heures d'accès par jour.

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Crédits : LiquidSky

Les crédits peuvent bien évidemment s'obtenir contre de l'argent sonnant et trébuchant, comme en témoigne la grille tarifaire ci-dessous.

Vos crédits en poche, ne vous restait plus qu'à les dépenser dans l'une des trois configurations mises à votre disposition. L'offre "gamer" vous promettait du jeu en 1080p 30 ips, "pro" permettait de monter jusqu'à 60 ips et enfin la formule "elite" faisait grimper les compteurs encore au-delà.

Les avantages de LiquidSky

De toute évidence, le gros avantage de LiquidSky était son modèle économique. En mettant à disposition des utilisateurs une offre gratuite, l'éditeur du service s'assure d'attirer les curieux et d'évangéliser le cloud computing.

On apprécie également l'opportunité laissée aux joueurs de choisir leur configuration. Il va sans dire que pour quelqu'un désirant jouer occasionnellement à quelques jeux indépendants, la configuration offerte par Shadow par exemple, est bien trop puissante (et donc trop cher). LiquidSky permet ainsi d'opter pour une configuration moins extravagante, pour un tarif plus doux.

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Crédits : LiquidSky

Enfin tout cela étant au service d'un produit non exclusivement dédié au jeu vidéo, LiquidSky a de nombreux atouts dans sa manche pour se poser comme sérieux concurrent des services dont nous avons déjà parlé dans ce comparatif. Sous réserve que son infrastructure et la proximité de ses serveurs permettent aux joueurs de tout horizon d'en profiter, bien entendu.

Les inconvénients de LiquidSky

À l'évidence, le plus gros problème de LiquidSky est qu'il s'agit d'un service qui n'existe pas (encore). Même si les différents retours concernant la phase de bêta-test ont été encourageants, nous ne pouvons présager de la qualité d'un service à venir, a fortiori lorsque l'on ignore la forme finale que celui-ci prendra.

Aussi, le revers de ses différentes options matérielles fait que l'utilisateur n'a aucune garantie que son jeu pourra tourner convenablement avec la formule qu'il a actuellement choisie. Si Shadow est un service bien plus onéreux, les équipes ont fait en sorte de suffisamment muscler leur configuration pour que chaque jeu puisse être lancé dans son niveau maximum de détails. Chose que, a priori, LiquidSky ne garantit que dans le cas d'une souscription à son offre la plus onéreuse.

LiquidSky : l'avis de Clubic

Les situations de monopoles sont rarement à l'avantage du consommateur. Aussi nous avons souhaité inclure à ce comparatif le service qui, lorsqu'il sera lancé, s'avance comme celui le plus à même de concurrencer Shadow.

Porteur d'une proposition originale avec sa formule gratuite contre publicité, LiquidSky pourra permettre aux plus sceptiques de se faire un avis sur l'état actuel du cloud gaming (cloud computing plus exactement).

Il s'agit pour le moment de tempérer nos ardeurs : le service ne sera lancé au mieux qu'à l'été prochain, et nous n'avons aucune garantie que la proximité des serveurs permettra de jouer dans des conditions optimales. Restons alertes, donc.
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Crédits : Parsec

Lancé en 2016, Parsec est un service ultra complet qui ne saurait être limité au cloud computing ou au cloud gaming. Véritable logiciel à tout faire, le client Parsec vous permet non seulement de louer une machine de jeu à distance, mais aussi d'héberger votre PC actuel pour pouvoir y accéder à distance, et même de le partager avec des amis.

Parsec : qu'est-ce que c'est ?

Né du rêve lucide d'une équipe n'imaginait pas le cloud gaming comme le remplacement des machines de jeux actuelles, mais plutôt comme son prolongement, Parsec est un service ambitieux et un peu touche-à-tout.

Grâce à son client, accessible depuis Windows, Linux, macOS et Raspberry Pi, les utilisateurs peuvent d'une part louer un ordinateur hébergé dans le cloud, et d'autre part héberger leur PC actuel dans le nuage pour pouvoir y accéder à distance. Mieux : ce même PC peut être partagé à des tiers pour leur permettre de profiter de votre puissance de calcul.

Fier de sa technologie, Parsec se targue également d'être le seul service au monde permettant aux joueurs de s'adonner à des jeux en coopération locale en ligne. Comprenez qu'en partageant votre propre PC dans le cloud et en y autorisant l'accès de tiers, vous pouvez ainsi jouer à Cuphead ou Overcooked avec des amis de l'autre côté du globe. Il fallait y penser.

Les services de Parsec sont accessibles à partir de 15 Mb/s.

Parsec : combien ça coûte

Si toute la partie dédiée au partage d'un PC actuel dans le cloud est totalement gratuite, l'offre de location d'un ordinateur est bien évidemment payante.

Tout se passe depuis l'application dédiée, où le choix entre plusieurs services et configurations vous est proposé. Pour l'heure, les utilisateurs peuvent louer des ordinateurs hébergés par Amazon Web Services ou Paperspace. La tarification se faisant à l'heure d'utilisation, il s'agira de bien budgétiser sa location, mais également la localisation de celui-ci.

Sous nos latitudes, le serveur le plus proche semble être positionné à Amsterdam, aux Pays-Bas. Ça fait un bout de chemin, et il faut donc s'attendre à une certaine latence lors de l'utilisation du service.

Du reste, comme vous le constaterez sur la capture ci-dessus, le choix vous est laissé quant à la configuration des machines à louer. On part d'un GPU Nvidia GRID K520 et ses 4 Go de mémoire dédiée à un Nvidia Tesla M60 ou Nvidia QUADRO P5000 et ses 16 Go de mémoire.

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Crédits : Parsec

Mais la tarification de Parsec étant extrêmement hachée, il vous faudra également prévoir le paiement d'une dîme relative à l'espace de stockage dont vous avez besoin. Cela vous est facturé mensuellement, entre 5$ et 120$ par mois selon l'espace choisi.

Le paiement de votre abonnement à Parsec passe par un système de jetons qu'il vous faudra acquérir pour mener la transaction à son terme. Par exemple, en chargeant mon compte de 45$ tout en optant pour la formule AWS premier prix et un stockage de 100 Go, Parsec m'indique que je pourrais profiter du service pendant 44h. On passe à 25h si j'opte pour la formule Paperspace ainsi que 500 Go de stockage.

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Crédits : Parsec

Les avantages de Parsec

Si vous avez lu les paragraphes ci-dessus, les principaux avantages de Parsec sautent aux yeux. En effet la start-up prend le contrepied des autres services abordés dans ce comparatif en permettant à tout un chacun d'héberger et de partager son actuel ordinateur de jeu dans le cloud - gratuitement.

D'autre part, son interface bien pensée permet aussi de louer et d'administrer facilement la location d'un ordinateur dématérialisée.

L'autre énorme avantage de Parsec est de permettre à des personnes éloignées de plusieurs kilomètres (voire plusieurs continents) de jouer ensemble à des jeux coopératifs normalement réservés à un usage local. Une belle petite prouesse qui devrait forcément plaire aux amateurs de ce genre de jeu.

Les inconvénients de Parsec

Même chose ici : si vous avez lu les paragraphes précédents, vous aurez forcément saisi que l'un des principaux inconvénients de Parsec est sa tarification complexe et saucissonnée.

En décorrélant la location du serveur, du stockage et du temps de jeu, Parsec permet un contrôle granulaire de sa location, mais brouille surtout les pistes. À y regarder de plus près, la location d'un ordinateur de jeu via AWS ou Paperspace est plutôt chère payée. Surtout si son accès est limité dans le temps et conscrit à un crédit de jeu rechargeable. Pour 45$ et une configuration haut de gamme, on ne se retrouve au final qu'avec un crédit permettant de jouer au mieux 25 petites heures par mois. C'est léger pour un service tourné vers les gros joueurs !

Parsec : l'avis de Clubic

Parsec est un service original. En permettant aux joueurs déjà pourvus d'une belle machine de la dématérialiser pour pouvoir y accéder depuis n'importe où ou même de la partager à ses amis, il répond à une problématique à laquelle nous n'avions même pas songé jusque-là.

Mais concernant son versant purement cloud computing, Parsec se hisse avec difficulté dans notre classement final. Avec sa tarification complexe et sa limitation horaire mensuelle, il ne conviendra pas aux joueurs les plus exigeants ou à ceux au budget mesuré.

Une belle idée qui mérite d'être creusée néanmoins, ne serait-ce que pour ses promesses de jeu en coopération locale via le cloud.
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Crédits : Google

Après avoir passé en revue les services existants ou en cours de refonte, l'heure est à la prospective. Nous l'écrivions en préambule : le cloud gaming intéresse les géants du Web, et tous ou presque ont déjà fait part de leurs velléités à plus ou moins long terme en la matière.

Plusieurs ont même déjà fait la démonstration de leur service, à commencer par Google, avec son projet Stadia. Microsoft fait lui aussi partie des entreprises les mieux engagées dans la course au cloud gaming avec son Project xCloud.

Microsoft : le Project xCloud pour offrir plus de flexibilité aux joueurs

Project xCloud Microsoft
Crédits : Microsoft

Mise à jour du 11/06/2019 :
Ajout des informations partagées par Microsoft à l'E3 2019.


Annoncé formellement en octobre dernier, le Project xCloud est la proposition de Microsoft dans le domaine du cloud gaming.

Une plate-forme pensée par la firme de Redmond comme dans la continuité de ce qu'elle a entrepris avec le programme Xbox Play Anywhere. Un programme qui, pour rappel, permet de jouer aux exclusivités Xbox One sur sa console aussi bien que sur son PC.

Ainsi Microsoft ne souhaite pas se tirer une balle dans le pied et sortir progressivement du marché des consoles de salon. Comme le résume fort bien Kareem Choudhry, responsable de la division cloud gaming de l'entreprise :" Nous développons Project xCloud non pas pour remplacer les consoles de jeu, mais afin d'offrir les mêmes choix que les amateurs de musiques et de vidéos ont aujourd'hui. Nous voulons seulement proposer plus de possibilités pour jouer aux jeux Xbox".

De ce que l'on sait pour le moment, le service sera accessible sur smartphones et tablettes Android, mais également sur "d'autres appareils connectés", sans qu'il ne soit précisé ce que Microsoft a en tête. Mais souvenez-vous : il y a quelques semaines, Microsoft et Nintendo actaient un rapprochement inédit dans l'industrie vidéoludique, ce qui laisse supposer que la Switch pourrait être une plate-forme privilégiée du développement de xCloud.

Project xCloud : des tests publics auront lieu dès cette année

Comme l'a annoncé Microsoft au cours de son émission Inside Xbox du 12 mars dernier, des premiers tests grandeur nature du Project xCloud seront menés en 2019. De là à imaginer que le produit final pourra être commercialisé dans l'année ? Probable. N'oublions pas que Microsoft jouit d'une force de frappe dont seul Amazon peut actuellement se targuer en matière de data centers.

En effet, pour propulser sa technologie, Microsoft entend mobiliser son gigantesque parc de serveurs Azure. En octobre dernier, le géant du cloud revendiquait 54 data centers répartis dans 140 pays à travers le globe. De quoi assurer au futur service de Microsoft une latence minimum et une expérience optimale aux joueurs.

Project xCloud Microsoft data center Azure
Crédits : Microsoft

Pour l'heure, la seule démonstration qui ait été faite du service remonte également à l'émission Inside Xbox du 12 mars, où la présentatrice a été en mesure de s'essayer à Forza Horizon 4 depuis un smartphone Android auquel était appairée une manette Xbox One.



Tous les titres de la Xbox One seront jouables

Alors qu'il était attendu au tournant sur ce point à l'E3 2019, Microsoft s'est fait étrangement avare en informations au sujet de xCloud. Des bornes étaient pourtant présentes sur son stand pour permettre aux journalistes de s'essayer au service. Mais pour ce qui est des détails concernant le business model, il faudra se montrer patient.

Pour ce qui est du catalogue, la firme de Redmond a indiqué que l'intégralité du catalogue de la Xbox One sera disponible sur xCloud - soit environ 3 500 titres. Il y aura de quoi faire donc.

xCloud
Démonstration de xCloud lors de l'E3 2019

Autre information de poids : les tests publics de xCloud débuteront au mois d'octobre 2019. Du moins... pour une partie des fonctionnalités de la plate-forme.

En effet, Microsoft nous a appris que son service ne permettrait pas seulement d'avoir accès à un catalogue de jeux dématérialisés à la demande, mais aussi de se servir de sa Xbox One comme d'un serveur. En d'autres termes, il deviendra possible de jouer à ses jeux Xbox depuis un smartphone ou un ordinateur, et ce entièrement à distance.

Stadia : quand Google imagine le futur du jeu vidéo

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Crédits : Google

Mise à jour du 11/06/2019 :
Ajout de la sous-partie dédiée au prix et à la disponibilité de Google Stadia en France


Le mardi 19 mars 2019 est une date qui mériterait probablement d'être marquée d'une pierre blanche. En direct de la Game Developers Conference de San Francisco, Google a officiellement dévoilé Stadia : son service de cloud gaming.

Comme Microsoft, Google compte bien s'appuyer sur son énorme réseau de data center pour propulser sa plate-forme de jeu. À en croire Sundar Pichai, CEO de la firme, Google dispose d'infrastructure dans plus de 200 pays du globe. Suffisant, selon lui, pour permettre à tout un chacun de profiter de Stadia dans d'excellentes conditions.



Sur le papier, Stadia nous apparaît d'ailleurs comme l'un des services les plus prometteurs de sa catégorie. Totalement dématérialisé, ce service de cloud gaming met un point d'honneur à réduire toute friction entre l'envie de jouer à un jeu et le fait d'y jouer.

Illustration la plus parlante de ce concept : imaginez regarder une vidéo d'un jeu sur YouTube, et être suffisamment intrigué pour vouloir vous y essayer. Imaginez maintenant qu'un bouton "Play Now" soit situé sous cette vidéo, et qu'un simple clic vous permette de jouer véritablement au jeu, tout en "reprenant" la partie là où la vidéo l'avait laissée. C'est en tout cas la promesse, la belle promesse de Stadia.

Stadia cloud gaming
Lancer une partie de jeu vidéo via un bouton intégré sur YouTube ? C'est l'une des promesses de Stadia. Crédits : Google

Stadia : une plate-forme visant à rapprocher développeurs, créateurs de contenus et joueurs

Toujours dans cette optique de réduire les frictions, Google ambitionne de faire tomber les barrières qui séparent encore développeurs, créateurs et joueurs.

Grâce à Stadia, les premiers auront l'opportunité de développer des jeux sans se soucier des limitations techniques de la plate-forme sur laquelle ils développent. Grâce à des machines surpuissantes (on parle d'un GPU custom développé par AMD offrant une puissance théorique de 10,7 téraflops) et aux composants évolutifs, Stadia s'avance comme la boîte à outils rêvée pour les développeurs.

Stadia cloud gaming
Avec Stadia, les développeurs auront toute la puissance nécessaire pour mener à bien leurs projets. Crédits : Google

Les créateurs pourront quant à eux profiter de la fluidité de l'expérience offerte par Stadia pour développer leur communauté de façon inédite. Grâce à des fonctionnalités telles que "State Share" ou "Crowd Play", les YouTubeurs auront la possibilité de partager un moment-clé, un extrait jouable de leur session de jeu pour que leurs viewers puissent eux aussi y jouer. "Crowd Play" permettra quant à lui aux créateurs d'offrir la possibilité à leur audience de les rejoindre en jeu via un simple bouton intégré à l'interface YouTube.

Les joueurs, enfin, n'auront plus à se soucier de quel type de machine ils utilisent, de toute notion d'exclusivité et encore moins de se poser la question de savoir si leur ordinateur sera capable de faire tourner tel ou tel jeu dans un niveau de détails suffisant. Avec Stadia, tout est géré côté serveur, et la puissance sera toujours au rendez-vous. Actuellement, Google est capable de produire du 1080p à 60 images par seconde. Mais au lancement, la firme promet de la 4K HDR à 60 fps, et encore plus dans les années à venir.

De plus, Stadia sera disponible sur PC, tablettes, smartphones et téléviseurs connectés ou non, via un simple Chromecast. Notons par ailleurs que, lors de sa conférence, Google a aussi présenté son Stadia Controller : une manette développée en interne et censée réduire la latence à son minimum grâce à une connexion Wi-Fi.

Stadia cloud gaming
Lancer une partie sur PC, la reprendre sur smartphone puis permuter votre partie sur un téléviseur : la puissance du cloud illustrée par Stadia. Crédits : Google

Stadia : prix et disponibilité du service

En amont de l'E3 2019, Google a mis en ligne une vidéo détaillant une partie du catalogue ainsi qu'une fenêtre de sortie et la politique tarifaire de Stadia.

Le service de cloud gaming sera disponible dans 14 pays du monde, dont la France, à partir du mois de novembre 2019. Au lancement, seule une formule par abonnement à 9,99€ par mois sera proposée.

Celle-ci donnera accès à la plate-forme sur un téléviseur par l'intermédiaire d'un Chromecast et d'une manette Stadia (69,99€) ou via un smartphone Google Pixel 3 ou Pixel 3a. Baptisée Stadia Pro, cette offre permettra de profiter des jeux dans leur qualité maximale (jusqu'en 4K à 60 images par seconde, ainsi qu'un son 5.1) si tant est que vous disposiez d'une connexion d'au moins 35 Mb/s (le jeu en 720p est accessible à partir de 10 Mb/s).

Google Stadia
Détail des deux formules d'abonnement à Stadia. Crédits : Stadia

Si des réductions régulières seront proposées aux abonnés, aucun jeu n'est a priori inclus dans la formule. Il vous faudra les acheter afin de pouvoir en profiter sur Stadia. En cela, le service de cloud gaming de Google s'éloigne d'un modèle "à la Netflix", et vient se substituer à une console de jeu ou un ordinateur.

À date, 31 jeux ont déjà été annoncés pour Stadia :
  • Baldur's Gate 3 (Larian Studios)
  • Mortal Kombat 11 (NetherRealm)
  • Ghost Recon : Breakpoint (Ubisoft)
  • Gylt (Tequila Works)
  • Get Packed (CoatSink)
  • The Division 2 (Ubisoft)
  • Destiny 2 édition complète (Bungie)
  • Assassin's Creed Odyssey (Ubisoft)
  • Rage 2 (Avalanche, id Software)
  • Dragon Ball Xenoverse (Dimps)
  • DOOM Eternal (id Software)
  • Wolfenstein: Youngblood (Machine Games)
  • Power Rangers : Battle For The Grid (Lionsgate)
  • Metro Exodus (4A Games)
  • Thumper (Drool)
  • GRID (Codemasters)
  • Samurai Shodown (SNK)
  • Football Manager 2020 (Sports Interactive)
  • The Elder Scrolls Online (Bethesda)
  • The Crew 2 (Ubisoft)
  • Trials Rising (Ubisoft)
  • NBA 2K (Visual Concept)
  • Borderlands 3 (Gearbox Software)
  • Farming Simulator 19 (Giants Software)
  • Final Fantasy XV (Square Enix)
  • Tomb Raider Trilogy (Eidos Interactive, Crystal Dynamics)
  • Darksiders Genesis (Vigil Games)
  • Just Dance 2020 (Ubisoft)

Bien d'autres rejoindront les rangs d'ici le lancement du service, et notamment ceux qui sortiront des usines de Stadia Entertainment and Games - le studio créé par Google et chapeauté par Jade Raymond.

Courant 2020, Google prévoit aussi de lancer une version gratuite de Stadia, mais limitée à une résolution de 1080p et à un son stéréo. Les utilisateurs de cette formule intitulée "Stadia Base" pourront en revanche acheter des jeux et en profiter sur leur téléviseur via un Chromecast, exactement comme s'ils lançaient un jeu depuis une console.

Google précise aussi que tous les achats de jeux effectués par un utilisateur permettent d'en profiter même dans le cas où l'abonnement Stadia Pro serait résilié. En d'autres termes : un jeu acquis vous reste acquis, peu importe votre statut auprès de Stadia.



Quel futur pour le cloud gaming ?

On l'a dit : on attend encore des déclarations concrètes de la part de Amazon, Apple, et bien d'autres acteurs qui - n'en doutons pas - ne manqueront pas de s'engouffrer dans cette nouvelle brèche.

Mais alors que nous refermons cet épais dossier, plusieurs incertitudes demeurent encore vis-à-vis du cloud gaming. Aux questions relatives à la propriété des jeux qui s'en retrouvera chamboulée se mêle aussi celle de l'avenir des revendeurs de jeux. Nul doute que si le cloud gaming venait à se démocratiser, nombreuses sont les boutiques qui seraient amenées à mettre la clé sous la porte.

Incertitudes encore quant à l'impact énergétique et donc écologique du déploiement massif (mais dans tous les cas inéluctable...) des data centers de par le monde.

Il y a donc fatalement un équilibre à trouver entre tous ces éléments. Une balance fragile entre les pour, les contres ; entre cette promesse d'une pratique vidéoludique plus démocratique et celle d'une industrie plus saine.

Lancer un jeu vidéo comme on démarre une série sur Netflix ; sans plus de cérémonie. Et dire que cela fait quarante ans qu'on nous rabâche que le jeu vidéo n'est pas un produit culturel comme les autres. Avec le cloud gaming, le médium vidéoludique est en passe de rejoindre l'audiovisuel et la musique, qui depuis 10 ans déjà ont opéré leur mue vers un modèle dématérialisé. Au risque que celui-ci devienne fade ? L'avenir nous le dira.
Modifié le 26/03/2020 à 14h28
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