Test Fujifilm FinePix X100 le compact d'exception !

Aurélien Audy
30 mars 2011 à 17h09
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Fujifilm Finepix X100



Le FinePix X100 de Fujifilm, probablement l'appareil le plus marquant de la Photokina édition 2010, s'apprête à débarquer sur le marché français. Un compact résolument haut de gamme qui s'adresse aux photographes « désireux de revenir aux fondamentaux » pour paraphraser Fujifilm. Côté design, c'est implacable : le X100 est 100 % rétro ! Mais à l'intérieur, c'est bel et bien la pointe du high-tech que le constructeur a logé dans son boîtier. Le moderne et le classique peuvent-ils faire bon ménage ? Sans plus attendre, place au test !

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Fujifilm FinePix X100


Fujifilm FinePix X100
Caractéristiques générales
BoîtierMagnésium - Revêtement cuir synthétique
Pixels / Résolution max12,3 Mpix
4 288 x 2 848 pixels
Capteur - tailleCMOS
Format APS-C 23,6 x 15,8 mm
Densité de pixels3,3 Mpix / cm²
Anti-poussièreNon
ViséeOVF, EVF 1 440 000 pixels
ou Live View
MontureNon-interchangeable
Objectifs du packFocale fixe 23 mm f:2 (équiv. 35 mm)
StabilisationNon
Ecran2,8'' de 460 000 pixels
ISO en natif200 à 6 400 ISO
(100 et 12 800 ISO en étendu)
Obturateur1/4 s à 1/4 000 s
+ pose T (30 s à 1/2 s)
+ pose B (60 min max)
Balance des blancsAuto + 7 modes + manuel (2 500 à 10 000 K) + mesure
Formats de fichiersJpeg, RAW, RAW + Jpeg
RafaleJusqu'à 5 im/s
(10 vues)
FlashIntégré 9 m max + griffe porte-flash
StockageCartes SD/SDHC/SDXC (UHS-1) + 20 Mo internes
ConnectiqueMicro USB, mini HDMI
Câbles fournisUSB, chargeur
Dimensions126,5 x 74,4 x 53,9 mm
Poids (avec cache objectif, carte mémoire et batterie)450 g
AlimentationBatterie NP-95 1 800 mAh
LogicielsSILKYPIX Raw Converter
Caractéristiques vidéo
Qualité maximum1 280 x 720p à 24 im/s
Conteneur - codecMOV - Mpeg-4 AVC
SonStéréo
AF pendant vidéoOui
Vidéo stabiliséeNon
PrixEnviron 999 €


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Préambule : La déferlante des catastrophes qui se sont abattues sur le Japon ont eu de multiples impacts, y-compris sur la fabrication d'appareils photo, une compétence majoritairement nippone. Lors d'une conférence de presse donnée le 24 mars pour le lancement du X100, Renaud Thierry le PDG de Fujifilm France a tenu à ouvrir les discussions en faisant un point sur la situation. Pas de perte humaine a-t-il rassuré, mais des dégâts sur des usines, notamment à Sendaï, où des lignes de production du X100 ont été touché. Cela impliquera des retards : le lancement officiel prévu en avril devrait normalement avoir lieu courant juin...

Prise en main et ergonomie du Fuji X100



L'appareil est une réplique quasi identique du Fujica V2 de 1964. Et il ressemble plus généralement aux appareils de l'époque, bicolores, carrés voire anguleux et parsemés de molettes. En d'autres termes, le X100 est assurément rétro ! Avec une finition qui suit tout à fait la tendance, puisque le boîtier du X100 en magnésium recouvert de cuir synthétique, respire l'authenticité. Il reste tout de même quelques petits couacs de plastique, comme les trappes à connectique et à batterie ou l'interrupteur marche / arrêt, qui font un peu tâche... Et gare à ne pas égarer le cache objectif, un simple bouchon en plastique, sans le moindre système de fixation. Mais dans l'ensemble, le X100 force physiquement le respect.

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Bouchon d'objectif et trappe à connectique dénotent tous deux avec le reste de la finition


La tenue offerte par le X100 n'est clairement pas aussi stable qu'avec un reflex doté d'une grosse poignée grippée, mais son gabarit est largement plus commode pour une utilisation de terrain, où la discrétion prime. Attention, c'est un compact mais qu'il faut comparer en termes d'encombrement à un Samsung NX100, et non pas à un Canon S95 par exemple.

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A côté d'un NX100 de Samsung


Les commandes, en partie inspirées des ancêtres tous manuels, tombent parfaitement sous le contrôle du photographe. La véritable bague d'ouverture ou encore les molettes crantées de vitesse d'obturation et de correction d'exposition constituent un vrai régal ! Le reste étant nettement plus conventionnel, mais également très pratique : une molette de réglages au niveau du pouce, une roue crantée au dos de l'appareil servant aussi de pavé multidirectionnel, un sélecteur de mode autofocus et huit boutons répartis à gauche et à droite de l'écran. En dehors de la touche Menu sur laquelle on a tendance à riper, arrivant alors sur le raccourci WB, il n'y a à l'utilisation rien de particulier à déplorer. On aurait peut-être préféré une autre molette pour les ISO plutôt que la touche Fn (paramétrable) mais on s'y fait très bien.

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<center>Visuel d'illustration fourni par Fujifilm pour la visée EVF</center>

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<center>Le rideau obturant de la fenêtre externe est ouvert, l'appareil fonctionne en visée optique</center>

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<center>Le rideau obturant de la fenêtre externe est fermé, l'appareil fonctionne en visée électronique</center>

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Le choix entre l'un ou l'autre se fait grâce à la petite manette en façade. Un prisme central semi-réfléchissant opère la surimpression en laissant à la fois passer les rayons lumineux du viseur optique et en renvoyant les informations depuis le LCD du viseur électronique. Un schéma, ou plutôt deux, valent mieux que de longs discours...

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Au-dessus les deux fonctionnements du viseur hybride. En dessous, le fonctionnement de l'OVF vu différemment


En matière de caractéristiques, ce viseur optique propose une magnification de 0,5 X, assez confortable en 35 mm, et un dégagement oculaire de 15 mm permettant aux porteurs de lunettes une utilisation correcte. L'OVF, dont la vitre extérieure bénéficie du même traitement multicouche anti reflet que l'objectif, révèle une très belle luminosité. Côté informations, le viseur affiche de base la bordure du cadrage (plus serrée que la fenêtre pour permettre d'anticiper), l'obturation, l'ouverture, les ISO et la correction d'exposition. Mais il est possible de le compléter par toute une série d'informations comme la distance de mise au point, l'indication du réglage de flash, la batterie restante, le niveau électronique, l'histogramme, la grille de cadrage, les vues restantes, et bien d'autres pictogrammes d'indication. L'OVF est accompagné d'une molette de réglage dioptrique et d'un capteur de proximité, simplifiant la bascule entre affichage sur l'écran LCD et viseur.

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Viseur avec molette dioptrique et capteur de proximité, et rendu de l'OVF au plus simple puis avec davantage d'informations


Le must pour composer ses photos ? Si le viseur offre un confort certain et force à travailler son cadrage en l'absence de zoom, il n'est pas non dénué de défaut... Le principal étant qu'il ne couvre que 90% du cadrage final, et subit en plus comme tout viseur optique la parallaxe, c'est-à-dire le décalage de visée lié à la différence de point de vue entre l'objectif et le viseur. L'appareil a beau faire des rectifications automatiques de parallaxe en bougeant le cadre lumineux, rien n'y fait...

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Voici sur cet exemple avec mise au point à 5 m la photo qui a été capturée et ce que nous voyons dans le viseur


Et le problème s'accentue d'autant plus qu'on se rapproche du sujet. Ce qui a d'ailleurs amené Fujifilm à contraindre l'appareil de passer en EVF dès qu'on se met en macro, sur la plage de distance de mise au point allant de 80 à 10 cm. Eh oui, notez qu'il faut impérativement se mettre en mode macro pour réussir à faire la mise au point à moins de 80 cm... Dommage que l'appareil n'opère pas automatiquement la transition : 80 cm c'est encore une distance de mise au point assez longue qu'on a du mal à estimer avec un viseur rétrécissant. Du coup, on rate quelques occasions où la mise au point échoue parce qu'on est trop près...

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Il faut presser le raccourci macro puis sélectionner le pictogramme en forme de fleur pour parvenir à faire la mise au point en dessous de 80 cm. L'OVF passe alors automatiquement en EVF


Dernier point, la lisibilité des informations est globalement bonne, mais dès que la luminosité est trop forte ou le sujet trop clair, il est alors préférable de se mettre en EVF. Ce dernier est de bonne qualité pour un EVF (belle définition)... mais ça reste un EVF (rafraîchissement saccadé)... Ou alors de viser depuis l'écran LCD du X100 en Live View. Ce dernier bénéficie d'une superbe qualité d'affichage, tant sur le plan de la résolution (460 000 pixels) que de la luminosité et des angles de vision.

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L'écran du X100 est superbe ! Il peut se contenter d'afficher les informations de prise de vue, la prise de vue sans les informations ou encore les deux en même temps


Quid des menus FinePix ?



Fujifilm a injecté une bonne bouffée d'air frais dans ses menus, il était vraiment temps. Du coup, tout se manipule désormais très simplement. Le menu principal est découpé en deux onglets, répertoriant 4 pages pour la prise de vue et 6 pour les paramètres. La navigation dans ces menus est fluide et efficace. On n'a par exemple pas besoin de valider ses choix en pressant une touche « OK », il suffit de revenir d'un niveau vers la gauche pour que la modification soit opérée. Et quand on retourne dans le menu, le curseur se place sur la dernière entrée visitée. Des détails, mais cela facilite le quotidien.

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<center>Menu lecture 2</center>

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<center>Menu paramètres personnalisation de couleur</center>" alt="

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Exemples de raccourcis s'affichant en surimpression à l'écran



Quoi d'autre ?



On mentionnera sinon la présence d'un flash intégré, certes modeste mais toujours suffisant pour déboucher des ombres sur un sujet en contre-jour. Et pour ceux qui souhaiteraient vraiment travailler au flash, Fujifilm propose les modèles TTL-EF20 et EF-42, venant s'attacher sur la griffe porte-flash. Le X100 est livré avec une batterie de 1 700 mAh pouvant réaliser en théorie 300 clichés environ. Chiffre qui se confirme d'après notre pratique, avec plus de 1 000 clichés réalisés en trois charges. Ce, en usage majoritaire de l'OVF, parce qu'avec le Live View, l'autonomie chute à 220-250 photos environ. Ça n'est pas terrible, surtout que quand le voyant commence à apparaître en rouge, il ne vous reste plus que quelques secondes avant de recharger...

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Flash intégré et orifice du micro, griffe porte-flash et logement à batterie et carte SD


Reste enfin à mentionner les deux accessoires les plus sexy que Fujifilm proposera : un étui bandoulière en cuir à l'ancienne (99 €) et un pare-soleil en métal avec sa bague adaptatrice (69 €). Si pour l'étui on peut comprendre le positionnement choisi par Fujifilm, on regrettera en revanche que le pare-soleil ne soit pas fourni d'office vu le prix de l'appareil !

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L'étui en cuir et le pare-soleil seront proposés à respectivement 99 € et 69 €


Performances : réactivité du X100 et qualité de l'objectif Fujinon


Plus furtif que rapide


Le X100 se doit d'être un appareil nerveux s'il veut réussir à procurer le plaisir d'instantanéité recherché par le photographe de terrain. Verdict ? L'appareil est globalement satisfaisant, même si sur certains points on a vu mieux. Notamment l'allumage, de 3 s par défaut et 1,9 s en mode rapide, ce qu'on préfèrera utiliser. L'autofocus est correct en temps normal, pas des plus véloces mais fiable surtout si on reste en mode « zone » sur le collimateur central. Notez que le X100 utilise 25 collimateurs lorsqu'il fonctionne sur l'OVF et 49 lorsque le LCD prend l'ascendant. Souci : dès qu'on tombe sous la fatidique barre des 80 cm où il faut passer en macro, les performances chutent nettement : entre 0,6 s et 1,2 s, sachant que l'appareil patine alors et on se trouve alors plus souvent vers la partie haute de la fourchette...

Le X100 parvient tout de même à réaliser quelques performances, comme en rafale où il capture tout de même 5 im/s sur 10 images (8 en RAW). Certes, l'opération immobilise l'appareil pendant 13 s environ (avec une carte Sandisk Extreme SDHC à 30 Mo/s). Autre point fort qui mérite d'être noté, c'est la quasi-absence de latence au déclenchement. Nous avons relevé 0,02 s dans le pire des cas, mais sur la plupart des mesures, le chrono n'avait carrément rien enregistré ! Sur le terrain, sauf en mauvaises conditions de luminosité et/ou en macro, le X100 ne nous a jamais pris à défaut, et c'est là l'essentiel ! Et cerise sur le gâteau, le déclenchement est parfaitement silencieux.

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Mesures exprimées en secondes : la plus petite est la meilleure


Un objectif sur mesure



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« Si ta photo n'est pas bonne, c'est que tu n'étais pas assez près » avait l'habitude de dire le photo reporter Robert Capa. Cette philosophie, imposant au photographe de toujours se placer au cœur de l'action, aura inspiré beaucoup d'autres artistes, préférant alors l'authenticité de la focale fixe à la facilité du zoom. C'est cet esprit qui plane sur le X100, avec une optique équivalant 35 mm, l'angle de photoreportage par excellence, non interchangeable.

Un choix contraignant ? Oui et non. Le côté non-interchangeable de l'objectif signifie sauf éventuel complément d'optique ultérieur qu'il faudra faire avec 35 mm et point barre. Pas très évolutif... En revanche, la focale de 35 mm, même fixe, propose une certaine polyvalence : photoreportage mais aussi portrait, paysage et également un peu de « macro ». Le rapport de 1 : 4 n'est pas franchement idéal (zone cadrée fait 96 mm pour un capteur de 23,6 mm, à 10 cm), mais l'ouverture à f:2 avec un diaphragme à 9 lamelles permet un bokeh très plaisant. Ensuite le côté inamovible de l'objectif permet d'éviter l'entrée de poussières. Et le format pancake du 23 mm (focale réelle) ne prend pas de place. Enfin, Fujifilm a ainsi pu optimiser la qualité de sa formule optique et les micro-lentilles situées sur le capteur en connaissance de cause. Qu'en est-il dans les faits ?

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L'incidence des rayons lumineux est optimisée sur les bords du capteur


A f:2, il y a comme une légère mollesse ambiante qui se diffuse sur les bords. On ne peut pas parler de piqué là, en revanche la douceur produite est assez « esthétique ». Dès f:2,8, le centre commence à se contraster alors que les bords deviennent plus ou moins comme le centre de l'ouverture précédente. Et ce schéma va en gros se répéter jusqu'à f:8, valeur à laquelle le centre comme les bords atteignent un excellent niveau de piqué ! Notez que le centre est très bon dès f:4, les bords à partir de f:5,6. A f:11, on commence à peine à distinguer un début de décroissance des micro-contrastes, qui se confirme davantage à f:16. Mais contrairement à la plupart des boîtiers de ce type (NEX-5, NX100, GF-2...) dont les optiques affichent des fortes baisses au-delà de f:8 (phénomène de diffraction), le X100 résiste là plutôt bien. Ses faibles ouvertures sont parfaitement exploitables !

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<center>F:2,8 au centre</center>

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<center>F:4,0 au centre</center>

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<center>F:5,6 au centre</center>

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<center>F:8,0 au centre</center>

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<center>F:16 au centre</center>" alt="

<center>F:2,0 sur les bords</center>" alt="

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Distorsion normale puis en mode macro



Qualité d'image et hautes sensibilités



Le FinePix X100 utilise un nouveau capteur CMOS de 12,3 Mpix au format APS-C (23,6 x 15,8 mm). Ce composant propose donc une densité de pixels aérée de 3,3 Mpix/cm². Fujifilm précise que le capteur n'est pas de fabrication maison, comme le sont les Super CCD emblématiques de la marque, mais que sa sous-traitance est fermement contrôlée par un cahier des charges draconien. Et quoi qu'il en soit, l'autre gros morceau de l'imagerie c'est également le processeur de traitement EXR, qu'on précise est double cœur. Le X100 en natif propose la plage d'ISO allant de 200 à 6 400 ISO. Celle à laquelle on accède en RAW. En Jpeg, l'appareil propose également deux modes étendus, 100 et 12 800 ISO, en plein résolution évidemment.

Alors ? Alors nous tenons entre nos mains l'appareil qui propose à l'heure actuelle la meilleure gestion du bruit numérique, tout simplement ! Mieux qu'un Pentax K5 par exemple ou qu'un Nikon D7000. Le X100 produit des images incroyablement propres et détaillées jusqu'à 3 200 ISO. De 4 000 à 6 400 ISO, on observe une perte progressive de détails (mais légère) et selon les conditions, on pourra voir apparaître quelques tâches colorées très discrètes. Mais même à 6 400 ISO, le rendu reste superbement pur, avec un grain ultra fin. Quid du 12 800 ISO ? Il laisse apparaître une trame horizontale qu'on voit à 100 %. Et la netteté souffre un peu. Mais c'est utilisable sur du 10 x 15 cm, sans problème !

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<center>Extrait 1 à 200 ISO</center>

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<center>Extrait 1 à 400 ISO</center>

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<center>Extrait 1 à 800 ISO</center>

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<center>Extrait 1 à 1 600 ISO</center>

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<center>Extrait 1 à 3 200 ISO</center>

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<center>Extrait 1 à 4 000 ISO</center>

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<center>Extrait 1 à 5 000 ISO</center>

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<center>Extrait 1 à 6 400 ISO</center>

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<center>Extrait 1 à 12 800 ISO</center>

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<center>Extrait 2 à 100 ISO</center>

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<center>Extrait 2 à 200 ISO</center>" alt="

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<center>Extrait 2 à 12 800 ISO</center>" alt="

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<center>Extrait 1 à 3 200 ISO réduction du bruit minimum</center>

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<center>Extrait 1 à 3 200 ISO réduction du bruit maximum</center>

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<center>Extrait 2 à 3 200 ISO réduction du bruit standard</center>

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<center>Extrait 2 à 3 200 ISO réduction du bruit minimum</center>

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<center>Extrait 2 à 3 200 ISO réduction du bruit maximum</center>

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<center>Extrait 1 à 6 400 ISO réduction du bruit standard</center>

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<center>Extrait 1 à 6 400 ISO réduction du bruit minimum</center>

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<center>Extrait 1 à 6 400 ISO réduction du bruit maximum</center>

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<center>Extrait 2 à 6 400 ISO réduction du bruit minimum</center>

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<center>Extrait 2 à 6 400 ISO réduction du bruit maximum</center>

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<center>Extrait 2 à 12 800 ISO réduction du bruit minimum</center>

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<center>Extrait 2 à 12 800 ISO réduction du bruit maximum</center>

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L'extrait 1 à 6 400 ISO avec de gauche à droite le X100, le Pentax K5, le Nikon D7000 et le Sony NEX-5

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L'extrait 2 à 6 400 ISO avec de gauche à droite le X100, le Pentax K5, le Nikon D7000 et le Sony NEX-5



Un autre cas de figure sur une photo de nuit réalisée sur trépied à 3 200 ISO ouverture f2,8, avec d'un côté le X100 et de l'autre côté le Nikon D300 avec objectif 17-55 mm f:2,8 constant (un zoom à 1 300 € quand même !) calé sur 23 mm (équivalent 35 mm). Outre le fait que le D300 a sous-exposé sa vue (1/50 s contre 1/20 s), on constate clairement la différence de traitement...

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A gauche le D300, à droite le X100

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Et les extraits à 100 % correspondant...


Mais encore ?



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Mais le X100 ne s'arrête pas là. Sa balance des blancs affiche une consistance assez bluffante, dans la plupart des situations, y compris celles piégeuses des lumières artificielles. La balance peut par ailleurs se régler très finement, en mesure, en Kelvin et sur un double axe rouge / cyan et bleu / jaune. L'exposition (qu'on peut régler en multi, centrale et moyenne, mais pas spot...) est tout à fait fiable. Et il faut dire qu'avec la dynamique que le X100 peut restituer en « DR 400 », il n'y a de toute façon pas trop de souci à se faire ! C'est là l'autre force du X100. Trois réglages sont proposés, DR 100 (11 EV), 200 (+ 1 EV) et 400 (+ 2 EV), plus un mode auto. Rudement efficace pour récupérer de la matière dans les zones de hautes lumières sans boucher les ombres ! Notez qu'il faut être à 800 ISO pour accéder au mode DR 400 et 400 ISO pour le DR 200.

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De gauche à droite, des extraits à 100% en DR 100, DR 200 et DR 400


Et sur un autre exemple surexposé à la base (les trois vues sont réalisées en bracketing de DR)...

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De gauche à droite, les photos en DR 100, DR 200 et DR 400


Côté réglages d'image, c'est également très complet et satisfaisant. Le X100 propose en effet plusieurs pré-réglages colorimétriques, les « simulations de film » : Provia (standard), Velvia (vif), Astia (doux), monochrome avec ou sans filtres (jaune, rouge ou vert) et sépia. Et pour chaque mode, on peut paramétrer individuellement la saturation, la netteté, les hautes lumières et les ombres (ces deux réglages indépendants reviennent à modifier finement le contraste). C'est excellent !

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Première photo prise en mode Astia, deuxième en Velvia et troisième en noir et blanc filtre jaune


Le flash peu puissant est cela dit réglable, sur plus ou moins 2/3 d'EV. Ce qui permettra de déboucher convenablement un sujet en contre-jour sur un portrait par exemple (ou l'autoportrait de démonstration ci-dessous). Maintenant, avec un appareil aussi à l'aise avec les montées en ISO, le flash intégré ne revêt guère d'importance.

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Autoportrait sans flash, avec l'éclair au minimum puis au maximum, avec vitesse et ouverture constantes


Fujifilm n'a pas pu nous remettre le logiciel de conversion des fichiers bruts (.RAF), une version de RAW File Converter éditée par Sylkipix spécifique au X100. Dommage, parce que Adobe Camera RAW ne prend pas encore en charge l'appareil de Fujifilm... Le X100 intègre cependant un convertisseur de RAW assez complet. Le menu rassemble en effet la correction d'exposition (par du push/pull d'ISO), la plage dynamique (possible de descendre, pas de monter), la simulation de film, la balance des blancs (réglages complets), les réglages colorimétriques indépendants, la réduction du bruit et le choix de l'espace colorimétrique (sRGB ou Adobe RGB). Mais rien ne vaut le logiciel dédié et le travail avec zoom à 100 % et toute la puissance d'un ordinateur...

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Le menu de conversion des RAW est complet, mais il ne remplacera pas un vrai logiciel où on travaille en zoom 100 % avec toute la puissance d'un ordinateur


Fonctionnalités et vidéo



Les fonctionnalités du X100



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Appareil destiné avant tout aux passionnés voire puristes de la photo, le X100 n'a pas vocation à jouer les couteaux suisses. Cependant, il intègre quelques fonctions bienvenues (même si on ne les utilise pas). On trouvera en plus de la rafale une bonne dose de modes de bracketing : exposition, ISO, simulation de film ou encore de plage dynamique. Autre bon point : le X100 intègre un filtre ND atténuant l'exposition de 3 EV, ce qui permet de tenter des poses longues en plein jour. Et un niveau électronique pour trouver l'horizon droit, lorsque nécessaire.

Mais la fonctionnalité phare du X100, c'est le mode panoramique à main levée avec assemblage automatique. Comme sur le NEX-5 ? Pas tout à fait aussi efficace (mais pas loin)... la cadence plus lente de prise de vue abouti parfois à des jointures assez visibles. Disons qu'il faut être plus soigné à la prise de vue pour obtenir un bon résultat. L'appareil laisse le choix de l'angle, 120 ou 180°, et de la direction (les quatre sont possibles). On obtient in fine un fichier de 7 680 x 2 160 pixels au maximum (5 120 x 2 160 pixels pour un 120°).

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Première panoramique à 180° un peu ratée...



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Deuxième panoramique à 180° mieux réussie



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Troisième panoramique à 120°


Et la vidéo ?



Le X100 filme en 720p à 24 im/s, en Mpeg-4 AVC (encapsulage .MOV, bitrate d'environ 8 Mbps) avec prise de son en stéréo. Verdict ? La qualité de vidéo est superbe, forcément aidée par le travail somptueux du capteur et la bonne optique. La mise au point automatique est active, relativement efficace (sauf si on s'approche trop) et silencieuse. Et la capture sonore s'avère tout à fait satisfaisante. Modérons toutefois le propos en signalant que d'une, le 24 im/s donne un côté cinématographique sympa mais ne prévient pas quelques saccades, et de deux l'absence de stabilisation qui n'est pas un problème en photo pénalise davantage la vidéo. Notez enfin qu'on peut régler l'ouverture, la correction d'exposition, la mise au point ou la colorimétrie avant de tourner une séquence, mais plus pendant...












Conclusion


Rarement un appareil ne nous aura procuré autant de plaisir à tester. Fujifilm réalise là un tour de force, en mêlant habilement nostalgie et modernité. Le X100 est beau, bien fini, agréable à prendre en main (même si moins ergonomique qu'un reflex) et grisant à utiliser. Le gabarit suffisamment compact pour tenir dans une poche de veste sans gêner, la bonne réactivité et le silence des déclenchements font du X100 l'arme idéale pour une pratique discrète de la photo de terrain. Du photoreportage en somme ! La focale fixe de 35 mm constitue une réelle stimulation pour repenser son travail photographique différemment, en soignant davantage le cadrage, en s'approchant plus du sujet, en vivant sa photo. Et quelle qualité d'image, dans les basses et surtout les hautes sensibilités ! Ce qu'on a vu de mieux à ce jour !

Alors certes tout n'est pas rose, à commencer par le prix qui, aux alentours de 1 000 €, va en faire réfléchir plus d'un. Et tout ça pour une focale fixe non interchangeable. Mais le prix n'apparaît pas si élevé que ça si on considère que le X100 produit une qualité d'image comparable voire supérieure à des reflex vendus plus cher encore (avec optique de base) comme le D7000 ou le K5. Certes, un 35 mm ne fait pas tout. Mais cette focale permet la compacité nécessaire au X100 pour qu'il vous suive partout. Et mieux vaut pouvoir photographier moins de choses mais tout le temps que pouvoir potentiellement tout photographier, mais avoir la flemme de sortir son encombrant matériel. Les seuls réels griefs portent alors sur l'autonomie un peu courte de 300 vues, sur la couverture à 90 % seulement de l'OVF et sur la barrière des 80 cm, en dessous de laquelle il faut passer manuellement en macro pour faire le point.

Reste maintenant le plus gros souci : il va nous falloir rendre l'appareil à Fujifilm...

Fujifilm FinePix X100

Les plus
+ Qualité d'image / plage dynamique
+ Le must dans les hautes sensibilités !
+ Viseur hybride / ergonomie à l'ancienne
+ Design / finition / discrétion / latence
Les moins
- Coupure de MAP macro/normal à 80 cm...
- ...qui ne se fait pas automatiquement
- Autonomie un peu juste
- OVF à 90% (+parallaxe) / prix...
Qualité d'image
Réactivité
Ergonomie
Fonctionnalités
5


Galerie d'images




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<center>Photo à f2 et 1/80 s, 1600 ISO</center>

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<center>Photo à f5,6 et 1/750 s, 800 ISO</center>

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<center>Photo à f5,6 et 1/950 s, 800 ISO</center>

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<center>Photo à f2 et 1/38 s, 3 200 ISO</center>

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<center>Photo à f5,6 et 1/640 s, 800 ISO</center>

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<center>Photo à f8 et 1/900 s, 800 ISO</center>

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<center>Photo à f5,6 et 1/450 s, 800 ISO</center>

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<center>Photo à f5,6 et 1/480 s, 800 ISO</center>

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<center>Photo à f5,6 et 1/38 s, 800 ISO</center>

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<center>Photo à f5,6 et 1/750 s, 800 ISO</center>

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<center>Photo à f16 et 17 s, 200 ISO</center>

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<center>Photo à f8 et 1/340 s, 800 ISO</center>

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<center>Photo à f8 et 1/125 s, 800 ISO</center>

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<center>Photo à f2,8 et 1/300 s, 800 ISO</center>

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<center>Photo à f8 et 1/420 s, 400 ISO</center>" alt="

<center>Photo à f2 et 1/52 s, 5000 ISO</center>" alt="

<center>Photo à f2 et 1/45 s, 3200 ISO</center>" alt="

Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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