Guillaume Rolland, premier Français finaliste du Google Science Fair avec un réveil olfactif

02 septembre 2014 à 10h04
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A 18 ans, Guillaume Rolland est un jeune Français avec de la suite dans les idées : il a conçu un réveil olfactif qui a attiré l'attention de Google dans le cadre de son concours mondial de projets scientifiques, le Google Science Fair. Le projet de Guillaume Rolland fait partie des 15 finalistes, et il est possible de voter pour son projet.

Guillaume Rolland a 18 ans, est originaire de Nantes, a récemment obtenu son Bac S avec mention très bien, et rentrera dans quelques semaines à l'Université de technologie de Compiègne, dans l'optique de devenir ingénieur. Mais autre chose occupe actuellement l'esprit de Guillaume : il s'envolera très prochainement pour la Silicon Valley pour présenter son prototype de réveil olfactif au jury du Google Science Fair, puisqu'il fait partie des 15 derniers candidats en lice.

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Guillaume Rolland et son prototype de réveil olfactif

C'est la première fois qu'un Français arrive aussi loin dans ce concours, qui regroupe les projets de jeunes concepteurs du monde entier. « Je suivais cette compétition depuis plusieurs années, et je me suis dit "Pourquoi pas moi" » nous explique Guillaume Rolland. Son projet, un réveil olfactif, avait déjà remporté le concours Science et Vie Junior. Le jeune homme, alors lycéen, a travaillé à perfectionner son projet, en orientant sa problématique non pas vers le côté amusant d'un tel appareil, mais davantage vers un usage pratique. « Mon père est directeur de maison de retraite, et dans ce cadre, on constate que certaines personnes âgées ne peuvent plus utiliser les réveils traditionnels, car elles ont une mauvaise audition. Les réveils simulateurs d'aube sont, de leur côté, souvent trop agressifs » commente l'étudiant. « Le réveil olfactif se présentait comme un alternative intéressante. »

Le réveil olfactif fonctionne assez simplement : « C'est le même système qu'une machine à Espresso : on place dans le réveil une capsule d'odeur, et à l'heure du réveil, un ventilateur s'active et créé un flux d'air. Ce dernier sort par un clapet et s'intensifie pour réveiller l'utilisateur grâce à l'odeur dégagée. Il est possible d'ajouter une sonnerie ou même une lumière si on le désire » explique Guillaume Rolland, qui a affiné les fonctionnalités de son invention au fil des retours de son entourage.

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Le fonctionnement du réveil en détails

Une conception bien entourée

Pour concevoir la troisième version de son prototype, celle qu'il présentera du 20 au 24 septembre à la Silicon Valley, Guillaume Rolland a cherché le soutien de partenaires. « J'ai tout d'abord demandé à mon lycée de me prêter son laboratoire pour synthétiser moi-même des odeurs. J'ai commencé à travailler avec de l'huile essentielle basique, et puis le projet a intéressé la société de marketing olfactif Exhalia qui m'a fourni de nouvelles odeurs originales. Je peux désormais utiliser des odeurs de bonbons à la fraise, de chocolat chaud, de bois coupé, de café... » Pour la conception du prototype, l'Ecole Centrale a mis à disposition l'une de ses imprimantes 3D. « Je pense qu'améliorer mon projet a joué dans mon arrivée parmi les finalistes » estime Guillaume.

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Guillaume dans son atelier

Le jeune Français a breveté son invention, qu'il présentera également au Concours Lépine Européen du 5 au 15 septembre à Strasbourg. Si des entreprises se sont déjà montré intéressées par son réveil, Guillaume préfère attendre et se concentrer sur les différentes compétitions dans lesquelles il s'est engagé. Le voyage aux Etats-Unis pour la finale du Google Science Fair est une aventure attendue qu'il vivra avec sa mère : « Une visite de Google est prévue, et il faudra présenter le projet au jury » explique-t-il. Il a également eu l'occasion de discuter, via Hangout, avec d'autres finalistes; et a enregistré un message pour présenter son projet aux internautes, qui peuvent voter en ligne pour un prix spécial depuis le 2 septembre.

Le Google Science Fair, un concours mondial

Avant d'arriver en final, le parcours fut long : Guillaume a posé sa candidature comme des centaines d'autres personnes, dans la catégorie des 17-18 ans.«  Il y a eu une première sélection de 90 personnes au niveau régional. J'étais le seul Français, je trouvais ça déjà top ! Quand ils ont annoncé les 15 finalistes et que j'ai vu que j'étais dedans, j'étais vraiment très content. »

Optimiser son projet en vue de la finale aura été l'occupation principale de Guillaume durant l'été. « Je suis sur le projet 7 jours sur 7, je n'ai jamais autant travaillé, même pendant les révisions du bac » déclare l'étudiant, non sans un certain amusement. Participer à la finale du Science Fair va lui faire rater son intégration à l'UTC, mais un tel palmarès à seulement 18 ans vaut sans doute bien quelques sacrifices, non ?

Il est possible de voter pour le projet de Guillaume Rolland sur le site du Google Science Fair, du 2 au 15 septembre.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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