Carrefour Flash, comment fonctionne le premier magasin totalement automatisé de Paris ?

25 novembre 2021 à 13h13
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Le magasin test Carrefour Flash 10/10 a ouvert ses portes le 24 novembre à Paris. Véritable laboratoire, il simplifie au possible l'expérience de courses.

Carrefour a officiellement ouvert son concept store de dernière génération, mercredi dans le 11e arrondissement à Paris. Carrefour Flash, basé sur l'automatisation, ne nécessite pas de scanner le produit et permet justement de mettre directement les produits dans son sac. Et ce qui fait davantage la force du magasin Flash, c'est qu'au contraire de ses concurrents Auchan et Amazon, qui ont lancé plus tôt des concepts comparables, il n'est même pas nécessaire de télécharger d'application dédiée ni de s'enregistrer et encore moins de renseigner son moyen de paiement. Le magasin se charge de tout.

La promesse de faire ses courses en 20 secondes

Développé en collaboration avec la la start-up californienne AiFi et testé durant un an au siège de l'enseigne à Massy, Carrefour Flash réussit le tour de force d'être le premier magasin de ce type en France. Son but premier est de faciliter les courses des clients et d'améliorer leur expérience en magasin, en limitant les contraintes et en leur faisant gagner du temps.

La promesse est résumée en une formule : un magasin Flash 10/10, « 10 secondes pour faire ses courses et 10 secondes pour payer et sortir du magasin ». Évidemment, à moins de vous être réincarné en Flash ou a minima d'être le clone physique d'Usain Bolt, vous aurez du mal à remplir votre panier et à quitter le magasin en 20 secondes. Mais on a bien compris l'image.

Le principe de Carrefour Flash est simple : vous entrez dans la supérette, vous prenez les produits de votre choix, sans les scanner, et vous les déposez dans votre sac directement. Le paiement est quasi-instantané, puisque le montant du ticket est connu en temps réel, et il n'est pas utile de sortir vos courses de votre sac pour quitter le magasin, qui d'ailleurs ne compte pas de portique.

Un fonctionnement simplifié à l'extrême

À l'intérieur de Carrefour Flash, les clients peuvent retrouver 900 références, avec des produits du quotidien qui sont évidemment adaptés au format de la supérette autonome et de ses 50 m². À celles ou ceux qui pensent que ce nouveau genre de magasin est un frein pour l'emploi, l'enseigne répond que 4 salariés seront présents pour assurer divers tâches au sein de la superette : l'ouverture, le fonctionnement, l'entretien et la tenue de cette dernière, outre la gestion de nouveaux services e-commerce comme le Drive piéton et le conseil apporté aux clients.

Le magasin embarque 60 caméras HD et près de 2 000 capteurs dispatchés dans les étagères connectées. C'est un algorithme qui se charge d'interpréter les données et de gérer le système de paiement. Dans la superette, le client est suivi de façon anonyme (puisque rappelez-vous, il n'a pas eu à s'identifier ni à s'enregistrer avant sa venue). Le système lui attribue alors un avatar virtuel qu'il associe à un panier virtuel qui détecte automatiquement ce que le client met dans son sac. Ce dernier n'a ensuite plus qu'à se diriger vers le petit point de paiement, qui affichera, dès lors qu'il se présente devant lui, ce qu'il a dans son panier virtuel, et ce de façon automatique. Il n'a ainsi plus qu'à payer à la borne et à quitter les lieux.

Le ticket de caisse, lui, peut être récupéré de façon dématérialisée via un QR Code. Si vous avez oublié votre carte bancaire, une caisse automatique dédiée au paiement en espèces est aussi disponible.

Source : Carrefour

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