Le fondateur de Free continue de grignoter des parts dans le capital de Vodafone. Avec de grands projets en tête ?

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Il y a quelques mois, nous vous parlions d'une nouvelle entreprise financière de Xavier Niel, le fondateur de l'opérateur des télécommunications Xavier Niel. L'homme d'affaires se préparait en effet à investir plus de 5 milliards d'euros pour acquérir 16,2% dans le capital de Vodafone - géant britannique du secteur. Une opération qui était en fait un début !

Xavier Niel a continué de racheter des actions Vodafone cet été

Quand Xavier Niel est entré au capital de Vodafone, le communiqué annonçant la nouvelle expliquait que le milliardaire français ne souhaitait pas devenir actionnaire majoritaire de l'entreprise. Mais ceux qui ont vu dans cette annonce une façon d'indiquer que l'investissement serait limité à cette opération se sont trompés.

En effet, La lettre de l'Expansion nous informe aujourd'hui que l'homme d'affaires a continue à petit à petit racheter d'autres actions de Vodafone durant l'été dernier. Des achats qui représenteraient plus d'un milliard d'euros (avec un investissement se montant au final à environ 6,3 milliards d'euros), et qui feraient de Xavier Niel le détenteur de 20% du capital de Vodafone.

Vers des changements dans la gouvernance ?

Reste maintenant à savoir ce que le patron d'Iliad souhaite faire de cette participation massive, qui fait de lui le premier actionnaire de Vodafone, bien devant la Société Générale (environ 9% du capital) et BlackRock (plus de 8%). Et un document pourrait bien nous donner la teneur des prochaines discussions.

En effet, Vega, le véhicule d'investissement de Xavier Niel, a déposé au mois d'août dernier un document auprès du régulateur boursier américain dans lequel il indique vouloir entamer un dialogue avec le conseil et la direction du groupe. Le changement de direction est une éventualité qui n'est pas écartée. Pour rappel, quand Xavier Niel reprend Milicom en 2023, il y nomme plusieurs nouveaux administrateurs, réduit fortement les effectifs ainsi que les dépenses d'investissement. Depuis, le cours à la Bourse de l'entreprise s'est envolé. Table-t-il sur un restructuration similaire ?