La France décroche la première place du classement nPerf du débit descendant fixe, donc en téléchargement, parmi les pays à richesse comparable. Au troisième trimestre 2026, l’Hexagone dépasse les 360 Mbit/s de moyenne, loin devant plusieurs grandes nations européennes.

Avec 360 Mbit/s de moyenne, l’internet fixe français prend la tête du classement nPerf. © Alexandr Iakimov / Shutterstock
Avec 360 Mbit/s de moyenne, l’internet fixe français prend la tête du classement nPerf. © Alexandr Iakimov / Shutterstock

Le débit descendant fixe de la France, autrement dit sa vitesse de téléchargement, fait la course en tête apprend-on ce lundi 19 octobre puisqu'entre juillet et septembre 2026, l'Hexagone a pris la première place du classement nPerf réservé aux pays à richesse comparable. La plateforme indépendante, nourrie par des millions de tests de connexion chaque année, a passé au crible les nations dont le PIB par habitant se situe entre 35 000 et 60 000 dollars. Dans le top 10, l’écart entre la tête et le dernier classé dépasse les 240 Mbit/s !

360 Mbit/s, le chiffre qui place la France sur la première marche

Avec 360,20 Mbit/s (mégabits par seconde) en moyenne sur réseau fixe, la France devance la Slovénie (316,45 Mbit/s) d'environ 44 Mbit/s, puis le Canada (292,46 Mbit/s). L'Espagne, quatrième avec 265,72 Mbit/s, garde une sérieuse marge sur le Royaume-Uni (174,85 Mbit/s) et l'Italie (173,01 Mbit/s). Ces deux poids lourds européens, presque à égalité, doivent se contenter du milieu de tableau.

Concrètement, à quoi correspondent ces 360 Mbit/s ? Le débit se compte en mégabits par seconde, alors que la taille d’un fichier s’exprime en octets, et un octet vaut huit bits. La connexion française avale donc environ 45 mégaoctets chaque seconde. Du coup, un fichier de 2,15 Go arrive en moins de 50 secondes. De quoi lancer une grosse mise à jour en allant chercher son café et la retrouver terminée avant la première gorgée. Sur les vidéos en haute définition et autres contenus volumineux, ces secondes gagnées finissent vite par s’additionner.

Voici le fameux classement. © nPerf
Voici le fameux classement. © nPerf

Un classement taillé sur mesure, mais des écarts bien réels

Plus bas dans le top 10, le contraste est plutôt saisissant, et beaucoup ne s'en doutent peut-être pas. Cinquième, Israël s'arrête à 197,07 Mbit/s, soit 163 Mbit/s de moins que la France. La Finlande (136,72 Mbit/s) et la Tchéquie (134,70 Mbit/s) se suivent à deux petits mégabits d'écart. Le Japon, qu'on imagine volontiers à la pointe, ferme la marche de ce classement, avec 115,95 Mbit/s. Les foyers français téléchargent ainsi plus de trois fois plus vite que les Japonais.

Faut-il pour autant sabrer le champagne pour autant ? Pas trop vite. nPerf ne compare ici que des pays de richesse voisine, mesurée par le PIB par habitant, c’est-à-dire la richesse produite chaque année rapportée au nombre d’habitants. Tous ceux qui dépassent 60 000 dollars par habitant sont donc écartés d’office.

Pour situer la France face à ces nations plus riches, il faut se tourner vers d’autres classements. Autre nuance, ces moyennes proviennent de tests lancés par les internautes eux-mêmes depuis l’application ou le site de nPerf. Elles traduisent donc leur expérience réelle, mais dépendent aussi de qui teste, et avec quel abonnement. C’est une belle médaille pour la France, donc, mais à relativiser au final, puisque remportée dans sa catégorie uniquement.