Piratage de la console portable PSP : Une première manche remportée par Sony

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Le 21 novembre 2005
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Dans un combat qui oppose des utilisateurs passionnés qui désirent executer des programmes non officiels, dont des jeux piratés, sur la console portable PSP, au géant Japonais Sony, qui souhaite protéger ses intérêts et les intérêts des éditeurs de jeux v

Dans un combat qui oppose des utilisateurs passionnés qui désirent executer des programmes non officiels, dont des jeux piratés, sur la console portable PSP, au géant Japonais Sony, qui souhaite protéger ses intérêts et les intérêts des éditeurs de jeux vidéos PSP, c'est la société Nippone qui remporte pour la première fois une manche importante.

En effet, depuis la sortie de la première version Japonaise de la console portable Sony PSP, dotée d'un système en version 1.00, des utilisateurs passionnés ont trouvé un moyen d'exploiter des failles de sécurité de celle-ci qui permettent finalement de pouvoir executer du code non signé numériquement par Sony, permettant ainsi de créer des programmes à part entière développés des indépendants et permettant également de développer des lanceurs d'applications qui ont pour principale fonction de pouvoir executer des jeux piratés récupérables sur réseaux de Peer to Peer.

Depuis, lors du lancement de la console aux Etats-Unis, une nouvelle version du système (1.50) a fait son apparition et a été installée d'office sur toutes les consoles commercialisées, permettant de la sécuriser et permettant également de pouvoir la rendre compatible avec d'autres langues dont le Français. Il n'aura fallu attendre que quelques semaines pour détecter de nouvelles failles de sécurité qui ont permis d'utiliser de nouveau ces mêmes programmes non officiels, la réaction de Sony ayant pris plusieurs mois avant de pouvoir corriger cette situation lors de la sortie Européenne de la console.

A cette occasion, ce sont deux nouvelles mises à jour 1.51 et 1.52 qui ont été disponibles, ainsi qu'une nouvelle mise à jour majeure 2.00 qui est aujourd'hui intégrée dans la plupart des nouvelles consoles PSP du marché. Ces mises à jour ayant été disponibles seulement quelques semaines d'intervalle, Sony a ainsi tenté de corriger de nouveau ces failles de sécurité dans le but d'empêcher l'execution de programmes non officiels sur la console et surtout dans le but de protéger les éditeurs de jeux vidéo qui développement pour la console portable de Sony, le tout en ajoutant de nouvelles fonctionnalités dont un navigateur web un support avancé du Wifi et de la lecture de vidéos.

Il aura fallu attendre moins de trois semaines pour qu'une nouvelle faille de sécurité soit détectée sur les consoles PSP dotées d'un système 2.00, faille qui permet purement et simplement de mettre à jour sa console pour revenir à un système 1.50 entièrement exploitable par une multitude d'applications non officielles, dont de très nombreux émulateurs ou des lanceurs de jeux au format ISO (UMD Emulator, Fast Loader, DevHook).

A cette occasion, c'était tout de même plus d'une centaine de jeux qui étaient disponibles et tout à fait utilisables via la carte mémoire des consoles Sony PSP, et ce sans connaissances techniques particulières. Pour la troisième fois, Sony a donc publié une énième mise à jour 2.50 du système de la console qui corrige de nouveau cette faille précise de sécurité qui était liée à des bibliothèques d'images utilisées.

Dans le jeu du chat et de la souris, des utilisateurs passionnés de la console ont de nouveau récemment trouvé une nouvelle faille de sécurité liée à la bibliothèque d'images TIFF de la console, faille pour le moment non réellement exploitée, mais permettant à terme, ou bien de revenir à un système 1.50 ou bien de pouvoir exploiter de nouvelles fonctionnalités de la console.

Etant donné que cette situation pouvait durer de nombreuses semaines, Sony publiant d'une part de nouvelles mises à jour, les utilisateurs de la console trouvant d'autre part de nouvelles failles de sécurité, le géant Japonais à trouvé un moyen d'empêcher l'exploitation des nouveaux jeux commercialisés depuis le mois de Novembre, jeux qui nécessitent désormais tous ou presque l'utilisation d'un système 2.00 au mimimum, pour s'executer correctement. Des jeux récents à succès comme Grand Theft Auto Liberty City Stories ne peuvent donc pas être executés sur les anciennes consoles PSP.

Ainsi, exit les possesseurs "pirates" de consoles en version 1.50, ceux-ci ne pouvant tout simplement pas executer de tels jeux, à moins de repasser à un système 2.00, nécessitant de constamment mettre à jour puis revenir à une mise à jour ancienne pour exploiter applications non signées et jeux récents. Cela fait maintenant près de trois semaines que la situation est donc bloquée pour les utilisateurs voulant à la fois executer des programmes personnels et des jeux officiels, la situation provoquant une sorte de lassitude de la part des créateurs d'applications qui exploitent ces failles, ceux-ci étant toujours sollicités et obligés de travailler sur de nouvelles failles du système.

De plus, des acteurs importants du monde de la création de lanceurs de jeux ont décidé, pour des raisons personnelles potentiellement en rapport avec certaines actions en justice de Sony, de stopper tout développement ultérieur de ces mêmes applications. Les sources de ces programmes n'étant pas disponibles, il sera donc de nouveau très difficile de retrouver des moyens non officiels de lancer des jeux récents ou applications personnelles sur la PSP.

De ce fait, Sony semble donc avoir trouvé un moyen efficace à base de clefs de cryptage de plusieurs centaines de bits pour pouvoir protéger le contenu de la console, permettant uniquement à des éditeurs affiliés de pouvoir développer du contenu sur celle-ci. Reste à savoir si la communauté des développeurs officieux de la console saura de nouveau trouver une nouvelle solution pour remedier à ce système de protection de la console de Sony...
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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