Mazda avance sur un prototype de voiture thermique capable de capter une partie du CO2 présent dans ses gaz d’échappement pendant qu'elle roule. Une technologie encore très loin de la série, mais déjà testée en course.

Le réservoir qui récupère le CO2 à la sortie des échappements. ©Mazda
Le réservoir qui récupère le CO2 à la sortie des échappements. ©Mazda

Une voiture thermique qui ne se contente plus de rejeter du CO2, mais qui tente d'en récupérer une partie en roulant. L'idée peut sembler presque provocatrice à l’heure où l'industrie automobile bascule vers l’électrique, mais Mazda continue d’explorer d’autres chemins.

Le constructeur japonais a franchi une nouvelle étape avec son système Mobile Carbon Capture, installé sur une Mazda Spirit Racing 3 Future Concept engagée dans le championnat d’endurance Super Taikyu au Japon, le week-end du 6 juin dernier. L'ambition de la marque n'est pas de remplacer la voiture électrique, mais de prolonger l’avenir du moteur thermique en le combinant à des carburants neutres en carbone et à une capture embarquée d’une partie des émissions.

VerisureVerisure

Sponsorisé

Votre tranquillité d'esprit pendant les vacances

Protection complète contre les intrusions, incendies et accidents domestiques

Sponsorisé

Un piège à CO2 embarqué dans la voiture

Le prototype repose sur de la zéolite, un matériau poreux capable de retenir le CO2 contenu dans les gaz d'échappement. Une fois le matériau saturé, la chaleur du moteur permet de libérer ce CO2, qui est ensuite comprimé par un compresseur électrique avant d’être stocké dans un réservoir embarqué.

Le réservoir de CO2 intégré dans la voiture de course. ©Mazda

Lors d'un essai de 24 heures au Japon, Mazda annonce avoir capté 804 grammes de CO2, contre 84 grammes lors d'un précédent test. La progression est nette, même si le volume reste encore très modeste à l'échelle d'une voiture de série.

Une piste prometteuse, mais encore très loin de la route

À terme, Mazda imagine une voiture capable de réduire davantage de CO2 qu'elle n'en émettrait, en associant carburants neutres et capture embarquée. Sur le papier, la promesse est séduisante. Dans les faits, les obstacles restent nombreux.

Il faudra encore résoudre les questions de poids, de coût, d'encombrement, de vidange du réservoir et d’usage du CO2 récupéré. Pour l'instant, cette technologie ressemble donc moins à une solution prête à débarquer chez les concessionnaires qu'à un laboratoire roulant. Mais elle montre une chose : Mazda n'a pas encore renoncé à faire évoluer le moteur thermique, même dans un monde qui lui demande de disparaître.

Source : Mazda