La « crise de la RAM » n’épargne personne, pas même les créateurs de la Nex Playground, cette console pour enfants qui cartonne aux États-Unis depuis bientôt 3 ans.

C’est un fait, depuis quelques mois déjà, la pénurie mondiale de mémoire vive n’épargne plus personne. Smartphones, PC, voitures connectées, consoles de jeux… Tous les secteurs subissent la flambée des prix des composants, dopée par l’appétit insatiable des géants de l’IA pour leurs centres de données. Résultat, les coûts ont explosé et certains fabricants répercutent progressivement la facture sur les consommateurs.
Une crise de la RAM qui déborde sur le jeu vidéo
Derrière cette situation, un déséquilibre brutal entre l’offre et la demande. Les grands noms du cloud et de l’intelligence artificielle accaparent une part croissante de la production mondiale de mémoire, laissant les industriels du hardware composer avec des stocks tendus et des prix volatils. Récemment, c’est notamment la fondation Raspberry qui a procédé à deux hausses de tarifs consécutives.
Si on s’inquiète déjà pour les futurs produits à venir, à plus court terme, les machines actuelles ne sont pas épargnées, et certains fabricants doivent arbitrer entre absorber les coûts… ou augmenter les prix.
Dernier exemple en date : la Nex Playground, une console familiale orientée jeu en mouvement. Rappelons qu’il s’agit ici d’une console sous Android, laquelle se passe de manettes, puisque tout fonctionne avec une caméra qui détecte les mouvements du corps. Comme l’EyeToy ou Kinect en leur temps oui.
Nex Playground : la console familiale rattrapée elle aussi par la réalité
Après avoir connu un succès viral (au point de rivaliser ponctuellement avec les ténors du marché l’année dernière), la petite console va voir son prix grimper de 250 à 300 dollars dès le 1er avril. Une hausse de 50 dollars loin d’être anodine pour une machine familiale, et qui constitue la deuxième hausse tarifaire en moins de deux ans (la console ayant été lancée à 199 dollars).
Dans un message adressé aux utilisateurs, la direction évoque sans détour l’augmentation du coût des composants, notamment la mémoire vive et l’espace de stockage. Des hausses jugées impossibles à absorber plus longtemps, sans compromettre la viabilité du produit. La petite console, pensée comme accessible aux familles, devient mécaniquement un peu moins abordable. L’abonnement permettant d’accéder aux jeux conserve quant à lui son prix initial.
Même les acteurs positionnés sur des segments « grand public » ne semblent plus pouvoir échapper à la pression des composants. Et si la hausse peut sembler contenue ici, elle pourrait n’être qu’un avant-goût, et concerner prochainement d’autres acteurs du marché vidéoludique.
Reste à savoir maintenant si la Nex Playground trouvera bel et bien son chemin jusqu’en Europe cette année, comme cela était initialement prévu…
Source : Kotaku