Neuralink poursuit les expérimentations avec son implant cérébral. Et dans une rare mise à jour, l'entreprise d'Elon Musk étaye comment elle tente de rendre la voix à ceux qui l'ont perdue.

Neuralink a débuté le tout premier essai clinique de son implant N1 en 2024. Une expérience qui a changé la vie de son porteur, Noland Arbaugh, et qui s'applique désormais sur plus d'une dizaine de patients. Mais, si ces tests visent à leur permettre de contrôler un ordinateur par la pensée, la société a lancé, il y a peu, un nouveau dispositif qui vise, cette fois, à transformer les signaux cérébraux en paroles audibles.
Offre partenaire
Verisure, n°1 de la télésurveillance, casse ses prix : profitez de -50% sur vos packs alarme pour sécuriser votre domicile. Détecteurs intelligents, caméras HD, surveillance humaine 24h/24 et intervention rapide des secours, tout ça, à moitié prix.
Offre partenaire
Un patient atteint de la maladie de Charcot s'exprime à nouveau
Baptisé VOICE, cet essai clinique consiste à décoder les signaux liés à l'intention de parler pour les convertir en mots prononcés à voix haute par un programme informatique.
Concrètement, lorsqu'une personne cherche à s'exprimer, certaines zones du cerveau s'activent et envoient des signaux vers les muscles de la bouche, de la langue et du larynx. Mais chez les patients atteints de maladies neurodégénératives, ils n'atteignent jamais leur destination. L'implant N1 les intercepte directement à la source, les analyse, les associe à des phonèmes, les plus petites unités sonores du langage, puis les assemble pour former des mots et des phrases.
Un premier patient, Kenneth Shock, est équipé depuis janvier. Il souffre de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de maladie de Charcot, une pathologie neurodégénérative qui détruit progressivement les neurones moteurs, privant peu à peu ceux qui en sont atteints de leur capacité à marcher, puis à parler.
Dans une vidéo partagée par Neuralink, il est en mesure de s'exprimer sans bouger les lèvres ni émettre le moindre son : il lui suffit d'avoir l'intention de parler pour que ses mots soient restitués à voix haute par un programme informatique, avec sa propre voix. « Je vous parle avec mon esprit », remarque-t-il.
Un système encore perfectible
Pour l'heure, le système nécessite encore quelques secondes pour analyser les signaux cérébraux et les convertir en paroles, tandis que le décodage n'est pas encore parfait. Neuralink en est bien consciente et travaille à fluidifier le processus pour, à terme, permettre une conversion en temps réel, directement du cerveau à la voix. Pour y parvenir, l'entreprise prévoit d'améliorer à la fois la qualité et le nombre de capteurs intégrés à l'implant.
En parallèle, elle travaille sur une puce baptisée Blindsight, dont l'objectif, très ambitieux, est de rendre la vue aux personnes atteintes de cécité.
Source : PC Mag