La haute résolution sur grand format, un luxe ? Certes, à l’heure où la 4K a encore du mal à s'imposer sur moniteur, la vraie 6K n’a quasiment pas de présence sur le marché. La plupart des écrans 6K disponibles aujourd’hui sont orientés vers des usages professionnels exigeants, et s’accompagnent d’un ticket d’entrée particulièrement élevé.

La marque japonaise sort des sentiers battus avec le lancement d'un écran 6K particulièrement attractif. © JAPANNEXT
La marque japonaise sort des sentiers battus avec le lancement d'un écran 6K particulièrement attractif. © JAPANNEXT

JAPANNEXT vient de jeter un pavé dans la mare ! La marque japonaise vient en effet d'annoncer un moniteur 6K de 31,5 pouces à seulement 899 €, un tarif qui rompt avec les niveaux habituels de cette catégorie, et interpelle sur la démocratisation de la haute résolution.

La 6K aujourd’hui : un territoire encore coûteux

Pour se situer, il suffit de regarder ce que proposent les constructeurs établis. À l’extrémité, l'Apple Pro Display XDR incarne depuis plusieurs années le sommet de l’affichage 6K, avec des caractéristiques (luminosité, contraste, colorimétrie) que peu d’autres écrans égalent, mais aussi un prix public qui dépasse souvent les 5 000 €, sans compter pied et accessoires.

Plus accessibles mais toujours onéreux, des modèles tiers sont apparus ces dernières années autour de 1 400 € à 1 800 €, c'est le cas du LG UltraFine 6K, qui reste une alternative sérieuse avec sa connectivité Thunderbolt et sa colorimétrie étendue… mais encore bien loin du seuil psychologique des 1 000 €.

Autre option professionnelle, les écrans ASUS ProArt 6K se positionnent aussi dans une gamme tarifaire nettement supérieure à 1 000 €, tout en offrant des fonctionnalités orientées vers la création et la précision des couleurs.

Dans ce paysage, un écran 6K à moins de 900 € est une proposition qui sort nettement du lot : elle promet une 6K beaucoup plus accessible sans sacrifier la surface de travail, même si, comme toujours à ce niveau de prix, il faudra vérifier ce qui est concédé en termes de luminosité, contraste ou calibration.

Sur le papier, le moniteur JAPANNEXT repose donc sur une dalle IPS à rétroéclairage Edge-LED de 31,5 pouces en 6K (6016 × 3384 pixels), soit une densité de pixels d'environ 220 ppi. La couverture colorimétrique est annoncée à 96 % de l'espace DCI-P3.

En somme, une définition qui offre une surface de travail particulièrement confortable pour le montage vidéo, la retouche photo ou le multitâche avancé. La connectique annoncée se montre adaptée aux usages actuels, avec USB-C (power delivery), DisplayPort et HDMI, permettant de brancher aussi bien une station de travail qu’un ordinateur portable avec un câblage réduit.

Un outsider à l’ADN singulier

L’histoire de JAPANNEXT est moins connue du grand public que celles des grandes marques américaines ou coréennes. Fondée en 2016 par un entrepreneur français installé au Japon, la marque s’est progressivement imposée comme un acteur "outsider" des écrans PC, avec un positionnement axé sur des caractéristiques ambitieuses à des prix agressifs. Elle a récemment étendu sa présence en Europe, avec pour objectif de répondre à une demande croissante pour des écrans performants et ambitieux mais accessibles.

Avec son moniteur 6K, JAPANNEXT change l'équation, ou, tout du moins, avec ce tarif, la réflexion sur la place de la haute définition dans les workflows créatifs et professionnels.

Source : communiqué de presse