Toujours plus d'intelligence artificielle semble être le maître-mot chez NVIDIA qui s'appuie sur le rendu neuronal, une technologie qui monte en puissance, pour y parvenir.

Zorah : une illustration du rendu neuronal appliqué aux visages. ©NVIDIA
Zorah : une illustration du rendu neuronal appliqué aux visages. ©NVIDIA

NVIDIA est à la pointe dans le domaine de l'intelligence artificielle et ses cartes graphiques GeForce RTX série 50 disposent d'une réserve de puissance assez remarquable dans ce domaine. Jensen Huang et ses collaborateurs rêvent d'user de cette puissance pour atteindre un rendu 100 % IA dans les jeux.

Montée en puissance de l'intelligence artificielle

Intelligence artificielle. Deux mots que l'on entend à longueur de journée, mais qui ont un écho encore plus particulier dans le monde du jeu vidéo où le deep learning s'est invité il y a déjà quelques années.

Si les technologies FidelityFX Super Resolution (FSR) d'AMD ou Xe Super Sampling (XeSS) d'Intel exploitent l'intelligence artificielle pour une partie du rendu de nos jeux favoris, c'est bien NVIDIA qui 1/ est pionnière dans ce domaine et 2/ va aujourd'hui le plus loin grâce à son Deep Learning Super Sampling, plus connu sous le sigle DLSS.

Dans sa version 3, DLSS introduisait la frame generation qui intercalait une frame rendue intégralement par l'intelligence artificielle entre deux frames générées par le GPU, « à l'ancienne ». Dans sa version 4, DLSS va plus loin avec la multi-frame generation qui se propose d'intercaler jusqu'à trois images rendues par l'IA entre deux frames générées par le GPU.

L'architecture Blackwell n'est qu'une première étape. ©NVIDIA
L'architecture Blackwell n'est qu'une première étape. ©NVIDIA

Bien connue, cette utilisation de l'IA est aujourd'hui baptisée Neural Rendering ou rendu neuronal en bon français et si le résultat est déjà très impressionnant, ce n'est qu'une étape pour NVIDIA qui compte aller beaucoup plus loin comme elle a pu l'expliquer lors de l'événement Hot Chips 2025 organisé duy 24 au 26 août derniers à l'université de Stanford, en Californie.

Au cours de différentes présentations, NVIDIA est revenu sur ce qui semble clairement constituer l'objectif de la société : que le rendu graphique des futurs jeux vidéo soit intégralement confié à l'intelligence artificielle.

Le rendu neuronal est déjà employé dans les jeux vidéo. ©NVIDIA

« Jusqu'à 100 % de pixels rendus par IA »

L'idée n'a rien de vraiment nouvelle et Jensen Huang, le patron de NVIDIA, avait déjà formulé pareil désir il y a près de deux maintenant. Reste qu'avec l'arrivée de l'architecture Blackwell et la puissance d'une carte comme la GeForce RTX 5090, la chose prend davantage corps. NVIDIA a notamment insister sur la nécessaire bande passante pour parvenir à un tel résultat.

Nouveau standard de mémoire vidéo, la GDDR7 offre bande passante et efficacité. ©NVIDIA

L'utilisation de la GDDR7 associée à l'architecture Blackwell aura été une étape indispensable avec ses faibles tensions. Gourmand en mémoire vidéo, le rendu par IA est en partie la raison pour laquelle la GeForce RTX 5090 vient avec 32 Go de cette GDDR7 et, grâce à un bus d'interface 512-bit, peut compter sur une bande passante, stratosphérique, de 1 792 Go/s.

Mettre le paquet sur le niveau de précision FP4 est une autre orientation prise par NVIDIA avec Blackwell. Il est considéré comme un élément clé de cet objectif d'un rendu 100 % par IA grâce à sa capacité à réduire fortement l'empreinte sur la mémoire vidéo, mais aussi sur les calculs. Comme l'a détaillé Marc Blackstein, directeur principal de l’architecture chez NVIDIA, d'importants progrès en matière de planification ont été nécessaires.

Le FP4 accélère grandement les choses sans trop saboter la qualité. ©NVIDIA

NVIDIA a par ailleurs insisté sur un autre avantage du rendu neuronal : il doit, à terme, aboutir à une réduction notable de la consommation électrique du GPU tout en conservant le même niveau de performances. Un des objectifs affichés n'est d'ailleurs pas de booster les performances, mais bien de réduire l'empreinte énergétique avec, en ligne de mire, les GPU à destination des portables.

Bien que les intervenants de NVIDIA ont insisté sur la capacité de cartes comme la GeForce RTX 5090 ou la GeForce RTX Pro 6000, on sent que la génération actuelle n'est qu'une première étape et que le rendu neuronal complet n'est pas encore pour tout de suite. Le fait qu'il constitue un objectif affiché par le P.-D.G. autant que par les équipes de développement souligne à quel point la chose est importante : la route est encore longue, mais NVIDIA y est clairement engagée.

Source : TechPowerUp

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