GlobalFoundries prêt à en découdre avec TSMC

Alexandre Laurent
05 juin 2009 à 04h50
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Forte de ses trois premiers mois d'existence, et de l'arrivée sur le marché des premiers Opteron à six coeurs (nom de code Istanbul), Globalfoundries affiche une présence discrète au Computex, où ses représentants entendent bien commencer à courtiser les représentants de l'industrie pour décrocher de nouveaux contrats. Cette nouvelle entreprise, résultant de la décision d'AMD de se séparer de ses usines, affiche d'importantes ambitions et a décidé de le faire savoir.

Pour mémoire, GlobalFoundries est une coentreprise montée entre AMD (34,2%) et l'ATIC, fonds d'investissement du gouvernement d'Abu Dhabi (65,8%), qui entre dans la bataille du semiconducteur en apportant dans son panier 1,2 milliard de dollars, auquel s'ajouteront six milliards de dollars sur les cinq prochaines années. AMD fournit de son côté son unité de production de Dresdes, en Allemagne, ainsi que les fondements de la nouvelle usine qui doit prendre place dans l'état de New York aux Etats-Unis.

Aujourd'hui, GlobalFoundries se targue d'avoir des lignes de production efficaces sur le 45 nm, comme en témoigne la sortie anticipée des puces Istanbul. A ce capital technologique s'ajoute une importante réserve de cash, largement suffisante pour envisager les futures évolutions technologiques, grâce à laquelle GlobalFoundries a commencé par débaucher des ingénieurs chez ses principaux concurrents, à commencer par TSMC, de façon à se constituer de robustes équipes de design ou de R&D.

A Dresdes, l'ex Fab 36 d'AMD tourne aujourd'hui à plein régime sur le 45 nm, indique Tom Sonderman, vice président « Manufacturing Systems and Technology » au sein Globalfoundries, et va continuer dans cette lancée, tout en étudiant le plus rapidement possible la mise en place d'un procédé de production transitoire en 40 nm afin, par exemple, d'aller séduire les spécialistes de la carte graphique.

La prochaine étape majeure sera toutefois le passage au 32 nm, aussi bien en bulk qu'en SOI, avec l'introduction du High K Metal Gate, déjà bien rôdé chez Intel. GlobalFoundries espère bien être en mesure de proposer dès cette année des design à de nouveaux clients, pour une entrée en production du 32 nm courant 2010.

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Pendant ce temps, la construction de l'usine de l'état de New York devrait se poursuivre, GlobalFoundries conservant le bénéfice des importantes aides accordées par le gouvernement fédéral en vue de cette implantation. A proximité des laboratoires de recherche d'IBM, cette nouvelle Fab verra le jour en 2012. Elle sera alors dédiée à la production de puces en 28 et 22 nanomètres, avec une production de départ de 35.000 wafers par mois.

AMD, qui connait aujourd'hui quelques problèmes avec TSMC au sujet de la production des puces graphiques gravées en 40 nanomètres, devrait transférer cette mission à GlobalFoundries dès que la nouvelle entité sera prête à prendre le relai soit, sans doute, début 2010. Côté production, l'agilité sera le maître mot, avec des Fab capables de produire aussi bien en bulk qu'en SOI. « Nous voulons être capables de produire des processeurs hauts de gamme tels qu'Istanbul, mais nous devons également être en mesure de livrer des puces moins complexes, afin de couvrir le marché le plus large possible : graphique, réseau ou sans fil, etc. », explique Tom Sonderman.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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