Le trafic du P2P pourrait quadrupler en 5 ans

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Le peer to peer devrait générer quatre fois plus de trafic dans les cinq prochaines années, d'après une récente étude du cabinet MultiMedia Intelligence. Il devrait ainsi peser 8 pétaoctets mensuels (soit 8 millions de gigaoctets) sur l'ensemble du trafic mondial en 2012, contre 1,6 Po en 2007.

D'après l'étude, le téléchargement pair à pair représenterait aujourd'hui 44,0% du trafic grand public mondial. « Le peer to peer est réputé pour le partage illicite de musique, au grand désarroi des ayant-droits », indique Frank Dickson, directeur des recherches pour MultiMedia Intelligence. Il tempère toutefois : « Cette solution émerge comme une manière viable de distribuer légalement du contenu », et se veut rassurant : bien que le téléchargement légal n'ai jusqu'à présent représenté qu'une faible part du trafic (avec la distribution de quelques distributions Linux notamment), il devrait exploser et progresser dix fois plus vite que le téléchargement illicite dans les prochaines années. Le peer to peer, décentralisé par nature, présente l'avantage d'être économique pour le distributeur de contenu.

Il inquiète en revanche les fournisseurs d'accès, car bien que le streaming de vidéo depuis des sites de partage comme YouTube connaissance une impressionnante progression, représentant une importante part de la bande passante utilisée, cette solution de client à serveur n'occupe les connexions que dans un sens. Le peer to peer quant à lui occupe la bande passante dans les deux sens. De plus, l'augmentation du partage de contenu vidéo depuis Internet présente une menace pour les fournisseurs d'accès, qui sont le plus souvent aussi fournisseurs de contenus vidéos payants par le biais de leurs offres télévisuelles.

Doit-on pour autant continuer à craindre le filtrage ou le bridage du peer-to-peer, même après le virage vers le légal ? MultiMedia Intelligence prédit à ce sujet l'arrivée d'une seconde génération de réseaux de partage, utilisant par exemple ce qu'on appelle le P4P, une évolution du P2P qui prend en compte le placement géographique des internautes, dans l'optique d'optimiser les échanges (augmenter les débits en limitant les distances et en privilégiant les connexions entres abonnés d'un même fournisseur d'accès), et en réduisant par conséquent les coûts pour les fournisseurs d'accès qui payent cher les échanges (peering) sur de longues distances ou avec d'autres fournisseurs.
Avertissement :

Bien que le téléchargement (direct ou en P2P) ne soit pas illégal en soi, il est interdit de télécharger des œuvres protégées par le droit d'auteur ou d’autres droits de propriété intellectuelle sans l’autorisation des titulaires de ces droits. Clubic recommande expressément aux utilisateurs de son site et aux tiers de respecter scrupuleusement ces droits ; étant rappelé qu’en France la violation des droits d’auteurs est constitutive du délit de contrefaçon puni d’une peine de 300 000 euros d’amende et de 3 ans d'emprisonnement (art. L. 335-2 s. CPI) et qu’il existe également des sanctions spécifiques en cas de contournement de mesures techniques de protection (art. L. 335-3-1 et L.335-3-2 CPI). En outre, le titulaire de l’abonnement à internet doit veiller à l’usage licite de sa connexion, sauf à s’exposer au risque de contravention de négligence caractérisée sanctionnée par une peine d’amende de 1 500 € pour les personnes physiques. En cas d’utilisation d’un logiciel P2P pour télécharger ou mettre à disposition des œuvres protégées par le droit d’auteur, sans autorisation, le titulaire de la connexion à internet pourra être destinataire de recommandations de l’Arcom et, en cas de constats répétés, être poursuivi sur le fondement de la contravention de négligence caractérisée. Plus d'informations sur le téléchargement illégal
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