Musique : Universal Music Group rachète EMI

01 juin 2018 à 15h36
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Universal Music Group a annoncé vendredi l'acquisition de son concurrent britannique, EMI, pour 1,4 milliard d'euros. Suite à cette opération, qui requiert l'approbation des autorités de la concurrence, le marché de la musique ne sera plus partagé qu'entre trois grands groupes : Universal, large numéro un, Warner et Sony.

Le groupe Vivendi a confirmé vendredi la signature d'un accord définitif visant à procéder via sa filiale Unversal Music Group à l'acquisition de l'activité musique enregistrée du britannique EMI pour un montant de 1,2 milliard de livres (1,4 milliard d'euros). EMI, propriétaire des mythiques studios d'Abbey Road, représente des artistes comme les Beatles ou Coldplay, et rassemble de très nombreux labels. La maison de disques compte pour environ 10% du marché mondial de la musique enregistrée.

En 2007, EMI avait été racheté par le fonds de pension Terra Firma, pour 4,2 milliards de livres, puis saisi par le groupe bancaire Citigroup pour défaut de paiement. Début 2011, le nouvel administrateur avait annoncé son intention de se désengager d'EMI. La sortie se fera finalement en deux temps, et de façon lucrative pour Citigroup : la division maison de disques ira donc à Universal, tandis qu'un groupe emmené par Sony rachètera EMI Music Publishing, l'activité d'édition, pour 2,2 milliards de dollars (1,62 milliard d'euros).

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« UMG s'engage à préserver la culture et la diversité artistique d'EMI ainsi qu'à investir dans ses artistes et à faire confiance à ses collaborateurs pour développer cette entreprise », promet Lucian Grainge, PDG d'Universal. « Ainsi, nous serons à même de saisir pleinement les nombreuses opportunités présentes sur le marché, et nous serons aussi en mesure de mieux répondre aux attentes de nos artistes, de nos auteurs, de nos compositeurs et de nos partenaires commerciaux, tout en proposant plus de choix aux passionnés de musique ». Pour financer l'opération et limiter les risques d'un rejet par les autorités de la concurrence, Universal cédera 500 millions d'euros d'actifs.

Une fois l'opération validée, Universal sera à l'origine d'environ un tiers des ventes de disques dans le monde. La transaction fera toutefois l'objet d'un examen attentif des gendarmes de la concurrence en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Or certaines voix s'élèvent déjà contre cette consolidation, comme celles d'IMPALA, le syndicat des maisons de disque indépendantes, qui en 2004 avait déjà tenté de faire capoter le rapprochement initié entre Sony et BMG. « Dans la mesure où Bruxelles a déjà pris la décision qu'Universal ne devait pas devenir plus important, nous espérons que la vente sera tout simplement bloquée », fait valoir Helen Smith, sa présidente, dans un communiqué.
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