SmartHalo : le GPS pour vélo trouve sa voie

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Le 28 août 2015
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« SmartHalo est un appareil intelligent pour vélo qui vous permet de vous concentrer sur le plus important : la route » C'est ainsi que la société canadienne CycleLabs introduit son KickStarter, déjà largement financé. Il faut dire que l'idée est pertinente, sa mise en oeuvre pleine de bon sens. SmartHalo est un GPS pour vélo, oui. Mais pas seulement. C'est un objet connecté aux fonctionnalités multiples.

Dans bien des contrées et bien des villes, le vélo s'impose comme le meilleur moyen de locomotion, devant la voiture et même les transports en commun. Pratique, sain, ludique, peu onéreux, le vélo - comme tout deux roues - nécessite cependant de la concentration en ville et les deux mains sont réquisitionnées. Dans les grandes villes, où il n'est pas forcément toujours facile de se repérer, et parce qu'on a pris l'habitude des GPS dans les voitures, l'idée d'un guidage par satellite intégré au vélo a de quoi séduire. Le SmartHalo est un appareil rond qui se fixe à la jonction de la potence et du cintre du vélo, de tous les vélos, et qui y reste. Il est attaché à l'aide d'un mécanisme de verrouillage dit de niveau militaire. Et pour interagir avec le cycliste, il s'illumine. Explications.



Premier usage : la navigation GPS. L'utilisateur n'a qu'à entrer sa destination sur l'application SmartHalo du téléphone. Celle-ci détermine le trajet le plus court, puis le SmartHalo montre la voie à l'aide de demi-cercles colorés. Des demi-cercles vert orientés vers la droite ou la gauche pour indiquer le chemin aux intersections, ou un demi-cercle rouge vers l'arrière pour signaler qu'il faut faire demi-tour. C'est simple, mais sacrément bien vu. Il faudra en revanche que CycleLabs soigne bien son application : la qualité du guidage, c'est-à-dire du calcul du trajet, sera décisive.

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Deuxième usage : suivre les déplacements. C'est comme les bracelets qui traquent l'activité mais pour vélo. Le SmartHalo embarque d'ailleurs plus ou moins la même technologie : accéléromètre, gyroscope et Bluetooth 4.0 LE (et un magnétomètre en prime). L'appareil enregistre la durée des déplacements, mais aussi les distances, les vitesses moyennes, les dénivelés, les calories brûlées et les parcours. Son propriétaire peut alors se fixer des objectifs quotidiens, et le SmartHalo affichera alors la progression sous la forme d'une jauge circulaire lumineuse. Il n'a pas de GPS mais utilise celui du smartphone. Quand on s'arrête (ce que les capteurs de mouvements détectent) et qu'on s'éloigne du vélo (ce que le Bluetooth LE détecte), le SmartHalo commande à l'application d'enregistrer les coordonnées GPS du vélo. Pas de risque d'oublier où il est garé.

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Troisième usage : l'alarme. Si quelqu'un se met à secouer le vélo en essayant de forcer l'antivol, les capteurs de mouvements vont se mettre en alerte et déclencher une alarme sonore. Lorsque le propriétaire s'approche du vélo, l'alarme s'arrête toute seule puisque le SmartHalo va détecter le téléphone. CycleLabs a prévu l'éventualité où le téléphone serait HS ou absent : un code secret à base de morse permet de stopper l'alarme (en tapotant sur l'appareil).

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Quoi d'autre ? Le SmartHalo intègre un éclairage frontal de 250 lumens et peut également communiquer les notifications du téléphone (appels, SMS, etc.) en affichant une pastille bleue. Côté autonomie, le SmartHalo doit tenir au moins trois semaines. Il se recharge alors via USB, après l'avoir détaché grâce à la clé spécifique fournie. Les première livraisons auront lieu en mai 2016, au prix public de 149 $ américains. Si le projet vous intéresse, rendez-vous sur la page du Kickstarter SmartHalo.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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