Intel confesse un défaut au niveau du SATA sur ses chipsets H67 et P67

31 janvier 2011 à 18h27
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Intel vient d'annoncer la découverte d'un défaut de conception lié à la gestion des interfaces SATA au sein des chipsets dédiés à ses derniers processeurs Sandy Bridge, les H67 et P67. Mise en pause de la production et rappel des éléments défectueux pourraient entraîner des coûts exceptionnels supérieurs au milliard de dollars.

Défaut de jeunesse ? Officiellement lancés en début d'année, le 9 janvier, les chipsets P67 et H67 dédiés aux récents processeurs Sandy Bridge déjà sur le marché souffrent d'un défaut de conception qui vient affecter la gestion des périphériques reliés en SATA à la carte mère. Le fondeur évoque une « dégradation des performances des contrôleurs SATA au fil du temps » sur les ports SATA 2 à 5 (en Serial-ATA 3 Gb/s), sans risque particulier de corruption mais aussi la possibilité que les périphériques Serial-ATA ne soient plus détectés. L'origine du problème serait à chercher dans des problématiques de tension et de température. Les périphériques reliés sur les ports SATA 0 à 1 (Serial-ATA 6 Gb/s) ne seraient pas concernés par le problème.

Puisqu'il ne s'agit que de problèmes de dégradation de performances (sans précision sur l'amplitude de cette dernière), Intel assure que les acheteurs malchanceux peuvent continuer à utiliser leur machine actuelle sans craindre pour l'intégrité de leurs données. En réalité, cette affirmation est peut être un brin optimiste, surtout si le problème de dégradation des performances se couple à celui de déconnexion du disque (périphérique SATA non reconnu) lors de l'utilisation du système.
Le fondeur indique avoir corrigé le problème en question et débuté la production d'une nouvelle révision B3 de la puce grâce à l'ajout d'une fine couche de métal supplémentaire. Les premières puces ainsi débugguées devraient ainsi être livrées dans le courant du mois d'avril.

Dans l'immédiat, Intel invite les consommateurs ayant acheté une carte mère P67 / H67 à se tourner vers le fabricant de cette dernière pour étudier les modalités d'échange.

« Nous pensons que relativement peu de consommateurs sont affectés par le problème », temporise Intel dans un communiqué. Une affirmation à rapprocher de l'estimation du taux de panne sur trois ans : 5% si l'on en croit Intel. Le retard pris dans la production des chipsets concernés l'incite tout de même à revoir à la baisse ses résultats. Intel dit ainsi anticiper un chiffre d'affaires inférieur de 300 millions de dollars à ses précédentes prévisions. 700 millions de dollars supplémentaires seront alloués à la gestion des réparations, retours et échanges produit.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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